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constaté, dans le spadiceda Colocasia odora ,une élévation très remarquable de tempéra-ture. Ainsi le 5 septembre 1838, le spadiceavait acquis la température énorme de 43«centig., l'air ambiant n'étant qu'à 21°, cequi fait une augmentation de 22°. Les au-teurs sont arrivés aux conclusions suivantes :1° Le dégagement de la chaleur dans le spa-dice se fait par toute sa surface, quoiqueavec une intensité différente dans ses di-verses parties. 2° Après l'épanouissement dela Spathe, un dégagement considérable dechaleur a lieu dans les fleurs mâles, et su-périeur à celui des autres parties de la fleur.3° A l’époque de l'émission du pollen, lachaleur diminue dans les fleurs mâles etaugmente dans la partie supérieure du spa-dice. 4° Le dégagement de chaleur dans cha-cune des diverses périodes est uniforme etle même sur la surface des fleurs mâles,comme sur celle des fleurs mâles avortées,contrairement à l’opinion émise par quel-ques savants qui affirmentque la chaleur vaen augmentant vers le sommet du spadice.( Compt.-rend. Ac. des sc., mars 1839, p.454.)M. Dutrochet , qui s’est livré à un grand nom-bre d’expériences sur le même phénomène,est arrivé à des résultats à peu près sembla-bles. ( Compl.-rend. Acad, des sc. , 1839,1 er sem., p. 695 et 741 ; 2e sem., p. 613.)
Cette élévation de température, si évidenteet si remarquable, n’a guère été constatéeque dans les plantes de la famille des Aroï-dées. Néanmoins, il est probable qu’elle aégalement lieu dans un grand nombre devégétaux, où son peu d’intensité la soustraità nos moyens d’appréciation.
IL Phénomènes essentiels de la Fécondation .
Les grains de pollen mis en contact avecle stigmate ne tardent pas à s’y crever; c’estalors que commencent les phénomènes delàseconde période de la Fécondation. Nousaurons à examiner successivement : 1° lemode d’action du pollen sur le stigmate;2° le transport de la matière fécondante ouliquide contenu dans les utricules pollini-ques depuis la surface du stigmate jusqu’àl’ovule ; 3° enfin l’imprégnation, ou l’actionexercée par la matière fécondante sur lesovules, ou les jeunes graines contenues dansla cavité de l’ovaire.
1° Action du pollen sur le stigmate. Dès
que les grains polliniques sont tombés s |,rla surface du stigmate, ils s’y gonflent e "absorbant une partie de i’humeur visqucu^sécrétée par cet organe. C’est un phénoméf^d’endosmose, qui ne manque jamais de semauifester. Par suite de cette tuméfactionles granules polliniques changent souve ntde forme, et quelle quesoit celle qu’ilsavai entprimitivement, ils en prennent souvent u®* 5qui approche plus ou moins de la sphère*dale. Après un temps variable suivant I®*espèces, 1 ’ exhymènine, ou membrane e*l erieure, se rompt ou s’ouvre, tantôt avec ir regularité, tantôt avec une régularité parfa‘ le 'et, à travers cette ouverture, Vendhywén ine ^ou membrane intérieure, qui est mincetrès extensible, fait une sailiie d’abord arrondie, qui ne tarde pas à s’allonger en 1,1appendice tubuleux qu’on a nommé bof a
ou tube pollinique. C’est à travers la V 1mince et diaphanede l’endhyménine qne
a aperçu le mouvement des granules qui
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gent dans la Fovilla ou liqueur féconda* 1 ^Quelquefois un seul tube polliniqo® ^chappe d’un grain de pollen; d’autres fois ^même grain peut en émettre deux, t**n s » ^un nombre considérable, ainsi qu’il résdes observations de M. Amici.
Quand le stigmate est composé d’ulri cl
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nues, sans épiderme superposé, les ^polliniques écartent ces utricules, et p ar ^longation qu’ils continuent à éprouver»^s’insinuent dans le tissu cellulaire quile style. Si, au contraire, ainsi qu’il *** {ltdes observations de M. Adolphe Brong n ' ÿun feuillet d’épiderme est appliqué . ia
utricules constituant le stigmate, rexW eI edu tube pollinique se soude avec la sür ^ nt ,externe de cette membrane, et bientôtouverture s’y forme à travers laquefl® ^quide prolifique pénètre dans lestigmate. ie .
2° Transport de la matière jg
Autrefois on avait pensé que les g rJ ^
pollen, qui sont en effet d’une e%tX ^ténuité , traversaient le tissu d*r ^
mate pour se rendre dans un canal
cupait l’intérieur du style. Mais c ^j^.j a nd.
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totalement abandonnée, l'immensedes végétaux manquant complétera® 11canal intérieur. Il n’y a vraiment q ne
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