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Tome cinquième.
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^Pinions qui aujourd’hui partagent encorephysiologistes : 1° celle de M. Adolphe** r °ngniart; 2° celle de M. Amici. M. Bron-^ n >art a vu les tubes polliniques pénétrer^ ans la substance du stigmate et du style,arrivés à une certaine profondeur, seî^ver à leur extrémité et laisser échappere liquide chargé de granules qu’ils conte-^'ent dans leur intérieur. 11 a pu suivre la. ra ce de ces granules de la foviila dans les^terstices ou méats intercellulaires, depuisUr sortie des tubes polliniques jusqu’à lar lace des trophospermes, où ils sont0rn Pés par les ovules.

Selon M. Amici, au contraire, les tubesQ U Pollen jouissent d’une extensibilité extra-^ inaire ; ils s’allongent sans se rompre^Puis la surface du stigmate jusqu’à celles placentas ou trophospermes, où ils setient en contact immédiat avec les ou-vres des ovules. Cette dernière opi-°n a été adoptée en Allemagne par unj^ a nd nombre de physiologistes, et spécia-^ent par MM. Endiicher, Schleiden , Un-* er > etc.

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Action du pollen sur les ovules ou impré-l en ' î0 ”. Fa conséquence de Faction du pol-d e Sur ies ovules contenus dans la cavitéh. ° v aire, c’est la formation de l'embryon.

^ vient cet embryon ? A quel mo-(j a nt P r écis a-t-il commencé à se montrerj a s la cavité où il se développe? Ce sontes Questions très délicates , très difficilesa lesc l ue,les ,es physiologistes sont loinc 0n 6 d’accord. Deux systèmes principaux,ij 0 J lUs «ous les noms de théorie de Vévolu-^e théorie de Vépigénèse , ont servi à^ a ns^ Uer,es Phénomènes la Fécondation>e r ^ ne vé gotal comme parmi lesani-Np • ^éorie de l’évolution admet latin f ,st ence des germes : ils sont, pendant

^Ps plus ou moins long, à l’état deJusqu'à ce que la Fécondation les

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ans l es circonstances favorables ou^U»U S ° nne le stimulant nécessaire pourParu SG développent en un embryon. LesaïîS de cette théorie se partagent enasses,ceux qui, comme Leu wenhoek,9111 ’ Samuel Moriand , Geoffroy le61 » disent que c’est la matière fé-

,a hx nte du mâle , le pollen dans les végé-1 f 0nlient ,e germe, et que la Fécon-n a pour but que d’introduire ce

germe dans les organes femelles, l’ovaireet par conséquent les ovules où il doit seconvertir en un embryon ou germe fécond.Les autres, au contraire, comme Graaf,Vaillant, Bonnet et Spallanzani , disent quele germe préexiste dans les organes femelles,la matière fécondante n’ayant pour objetque d’activer son développement.

La seconde théorie, celle de Vépigénèse,admet que les germes n’existent pas avantl’imprégnation; ils se forment de toutespièces au moment où la Fécondation s’o-père.

Ces deux théories peuvent être appli-quées l’une et l’autre à expliquer ies phé-nomènes de la Fécondation dans les végé-taux. En France , et pendant fort longtempsen Allemagne, en Angleterre, en Italie , lesystème de l’épigénèse a prévalu sur celuide l'évolution. Ainsi la plupart des physio-logistes de ces différents pays ont admisqu’il n’existe dans l’ovule aucune trace del’embryon avant l'ouverture des anthèreset la mise en contact du pollen avec le stig-mate. Mais, soit que les tubes polliniquess’allongent en traversant toute la longueurdu tissu qui s’étend entre la surface du stig-mate et celle des trophospermes, où ils ver-sent la liqueur fécondante, soit qu’arrivésà une certaine profondeur, ils se crèvent etla laissent échapper, pour descendre deproche en proche par les espaces intercel-lulaires jusqu’aux trophospermes, on voitalors dans l’intérieur du sac embryonnairese montrer des cellules rudimentaires sousla forme de granulations opaques qui seréunissent et se groupent pour constituer'la première ébauche de l’embryon. ( Voy. àl'article ovule les détails sur le mode de.formation de l’embryon.)

Nous venons de dire que la matière fécon-dante arrive à la surface des trophospermesquand elle a été répandue dans l’intérieurdu tissu du style par la rupture des tubespolliniques. Les ovules, qui, à cette pre-mière époque de leur existence, offrent or-dinairement une ouverture considérable,par laquelle sort quelquefois une partie dunucelle, s’appliquent contre le tropho-sperme et absorbent le fluide fécondant des-tiné à faire développer l’embryon dans sonintérieur. Quelquefois aussi l'extrémité destubes polliniques sort à travers la surface