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*1 place l'embryon dans l'extrémité du boyauMimique .
M. Unger, à qui l’on doit tant de bellesobservations d’anatomie et de physiologiev ègétale$, partage, ainsi que nous l’avonsdéjà dit, l’opinion de M. Schleiden. Maistondis que M. Endlicher place l’organe fé-condant dans les papilles du stigmate,M. Unger pense que les grains polliniquess °nt déjà fécondés quand ils sortent de
I anthère. En conséquence, dit-il, ce seraitPlutôt dans les anthères ou à leur proximitérçu’il faudrait chercher le sexe mâle desPlantes, et au lieu de l’examen du nucléus etdu stigmate, il nous semble que celui de Tan-ière, dans ses premiers commencements,fournirait des résultats plus satisfaisantsSUr ce point si important de la physiologiey égétale.
Ua théorie de Schleiden, dont nous ve-n °ns de donner une idée succincte, estCe rtes bien ingénieuse et bien séduisante;e He a été reçue en Allemagne avec un grande Pthousiasme, et la plupart des botanistesd outre-Rhin s’en sont déclarés les parti-tons. Cependant beaucoup d’objections lui° n t été opposées, et en France , par exem-^ e , elle a fait peu de prosélytes et a étéc °uibattue par plusieurs des physiologistesles plus habiles, et, entre autres, par^M. de Mirbel, Adolphe Brongniart , qui° n t fait tant de belles observations sur lastr ücture de l’ovule et sur la Fécondation.*' es objections principales faites à cettetoéorie, c’est : 1° qu’on n’a jamais pu con-ter, ainsi que le dit M. Schleiden , que lell, be pollinique refoule en avant le sommet
II s ac embryonnaire dont il se fait en quel-
sorte une gaine extérieure : aussiM- Schleiden lui-même , dans les belles fi-8,| res qui accompagnent son mémoire,J! a ~l-il jamais représenté d’une manière,sl incte l’extrémité du tube pollinique en-J e toppée par le repli du sac embryonnaire.
0 ^cs observateurs les plus habiles et les^ Us exacts n’ont jamais pu reconnaître la^ n étration du tube polliniqne dans le saceTtl bry onr)a j re . 30 Mais l’argument le plus pé-' errj ptoire, celui qui sape par la base l’édi-^ Ce ingénieux et fragile du botaniste de(J er,i n, c’est qu’il résulte, des observationse MM. Adolphe Brongniart et de Mirbel,de la vésicule embryonnaire apparaît et
commence à se développer dans la quintineou sac embryonnaire avant l’ouverture desanthères, et, par conséquent, avant que lepollen ait été mis en contact avec le stig-mate. Donc ce n’est pas cette extrémité dutube pollinique qui forme la vésicule em-bryonnaire.
La théorie de M. Schleiden tendait évi-demment à renverser l’opinion que les bota-nistes s’étaient faite des sexes des planteset du rôle attribué à chacun des deux or-ganes sexuels dans les phénomènes de laFécondation. Déjà plusieurs physiologistesavaient, à différentes époques, cherché à nierl’existence des sexes dans les végétaux.Spallanzani , par exemple, avait prétenduqu’il était parvenu à faire porter des fruitsà des individus femelles de plantes dioiquesen l’absence de tout individu mâle; mais ona reconnu depuis, par les expériences deMarti et de Serafino Yolta, qu’il y avait euquelque cause d’erreur dans les expériencesdu célèbre physiologiste.
Certains auteurs , sans nier les faits nom-breux et trop bien constatés sur lesquelsrepose la théorie de la Fécondation végétale,donnent une explication différente de l’ac-tion du pollen surlestigmate. Selon M. Schel-ver, par exemple, le pollen exerce une ac-tion délétère sur le stigmate : aussitôt qu’ilest en contact avec cet organe, il le frappede mortification. Par suite de cet effet, lavégétation y est arrêtée , et les sucs nourri-ciers, au lieu de se porter sur tous les pointsdu pistil, se concentrent dans les ovules,dont ils déterminent le développement. Iln’y a donc rien là, selon M. Schelver, quiressemble à une véritable Fécondation.Nous n’avons pas à réfuter cette opinion.Tout ce que nous avons exposé jusqu’icinous parait suffisant pour faire voir sonpeu de fondement.
Nous pouvons résumer de la manière sui-vante les faits principaux sur lesquels re-pose la théorie de la Fécondation dans lesvégétaux.
lo Dans les végétaux à sexes séparés, lesindividus femelles ne portent des fruits etsurtout des graines mûres que quand lepollen des fleurs mâles a été mis en contactavec le stigmate des fleurs femelles.
C’est un fait hors de doute aujourd’hui etconstaté un grand nombre de fois par des