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Tome cinquième.
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expériences incontestables, qu'un végétaluniquement composé de fleurs femelles nepeut donner naissance à des graines par-faites, c’est-à-dire contenant un embryon.

2° Dans une plante dioique on peut fé-conder artificiellement et à volonté une ouplusieurs fleurs d’une même grappe en ydéposant du pollen; toutes les autres res-tent stériles.

3° Si dans une fleur hermaphrodite onretranche les étamines avant la déhiscencedes anthères, le pistil reste stérile.

4° Dans les fleurs doubles, c’est-à-diredans celles dont toutes les étamines se sonttransformées en pétales, les pistils se fanent,sans se convertir en fruits.

5o Les plantes hybrides, c’est-à-dire cellesqui résultent de la fécondation artificielle ounaturelle d’une espèce par une autre es-pèce analogue, mais différente, sont en-core une des preuves les plus convaincantesde l’action que le pollen exerce sur le pistil.Ces hybrides, en effet, réunissent à la foisles caractères des deux espèces qui en pro-viennent, comme on le remarque pour leshybrides ou mulets parmi les animaux.

6° La Fécondation ou la formation del’embryon dans la quinline ou sac em-bryonnaire est le résultat de l’action que letube sorti du grain pollinique exerce direc-tement sur chaque ovule dans lequel il s’in-troduit.

III. Phénomènes consécutifs.

Il s’écoule toujours un temps plus oumoins long entre le moment où les anthèress’ouvrent pour laisser échapper leur pollenet celui où l’extrémité des tubes polliniquesparvient jusqu’à l’ouverture des ovules poury déterminer l’imprégnation. C’est aprèsque celle-ci a eu lieu qu’on voit survenirdans la fleur quelques changements quiannoncent que la Fécondation est achevée.La fleur, qui avait jusqu’alors conservé safraîcheur et l’éclat de son coloris, ne tardepas à les perdre : petit à petit elle se fane ;plusieurs des organes qui la composent,ayant accompli les fonctions qui leur étaientdéparties, s’altèrent, dépérissent et finissentpar se détacher. Ainsi, les étamines, la co-rolle, souvent même le calice, surtout jquand il se compose de sépales distincts, se !détachent successivement du réceptacle, et j

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le pistil finit par rester seul des divers or-ganes qui composaient tout-à-I’heure iafleur. Le style et le stigmate lui-même, de-venus désormais inutiles, tombent égal®'ment. L’ovaire seul reste, persiste ; l’ovair®»qui contient des ovules fécondés, va bientôt,en devenant un nouveau centre d’action»concentrer en lui toute l’activité vitale dela plante pour y mûrir les germes auxquelsla nature a confié le soin de perpétuer I® 5races.

L'ovaire, en effet, se change petit à P e 'tit en fruit et les ovules deviennent desgraines.

Nous avons dit tout-à-l’heure qu’après laFécondation, les diverses parties de la fl® urse fanent et se détachent du réceptacle q ulles portait. Cependant il arrive fréquentment que plusieurs des organes floraii*persistent, quelquefois même continuent as’accroître et accompagnent l’ovaire da» stoutes les phases de son développern® 0 **Ainsi, quand le calice est gamosépale, on I evoit souvent rester autour de l’ovaire etformer une enveloppe protectrice ; quelq* 1 ®"fois c’est la corolle qui persiste et recouvrele fruit même parvenu à sa maturité:ce qu’on observe dans les Bruyères, l® 5Primevères, etc. Il en est de même du styl®et du stigmate. Dans certains végétauxprennent un accroissement considérable etforment sur le sommet du fruit, soit de$houppes soyeuses, de longues queues b**'bues ou des disques déprimés.

Ainsi, toutes les parties de la fleur coDcourent à un même but, la formation del’embryon; et, dès que ce nouvel êtreformé, la vie cesse dans les organes Q üll’ont produit, et il faut que la végétât* 0 ”crée chaque fois de nouveaux organes P aUfcontinuer cette série non interrompue d’êt*® 5dont se compose chaque espèce végétale-A. Richard*

FÉCONDITÉ. Fecondilas. zool., b° t * ^C’est la faculté dont jouissent les corpsvants de se reproduire.

FÉCULE. Fœcula (diminutif dedépôt, sédiment), chim. — Les anciens cj^mistes donnaient le nom de fécules ^matières sédimenteuses que précipi ta ^^les sucs obtenus par expression ^ estières végétales malgré leur nature h «ggène, et on les appelle même encore J e