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FER
FER
ment à l'air humide et se rouille. L’A-cide azotique le dissout, et la solution préci-pite en bleu par le Cyanure ferroso-potas-sique.
Pour convertir le Fer à nos usages, on lefait passer par trois états différents, qui ontreçu les noms de Fonte , de Fer forgé etd’ Acier. Avant de décrire ces diverses pré-parations du Fer , il convient de donnerconnaissance des différents minerais qui lerenferment, et dont on est obligé de l’ex-traire. Nous allons donc exposer le plussuccinctement possible les caractères desdiverses espèces minérales qui contiennentdu Fer en proportions notables.
Considéré minéralogiquement, le Fer est labase d’un grand genre artificiel composé deplus de quarante espèces, qui le présententou libre de toute combinaison au moins dé-finie , ou combiné dans des rapports fixesavec l'Arsenic, le Soufre ou l’Oxygène , ouavec divers Acides, tels que l’Acide carbo-nique, l’Acide sulfurique , l’Acide phospho-rique, l’Acide arsénique , et enfin la Silice.De là la subdivision naturelle du genre Fer en plusieurs sous-genres : les Fers natifs,les Fers arséniuréSj les Fers sulfurés , lesFers oxydés , les Fers carbonatés , sulfatés ,phosphatés , arséniatés et silicatés.
1 er Sous-genre. Fers watifs. —On peuten distinguer de trois espèces : le Fer natifpur, le Fer aciéreux et le Fer météorique.
Le Fer métallique, à l’état de pureté, esttellement rare dans la nature, que beaucoupde minéralogistes ont contesté son existence.
Il paraît cependant qu’on a découvert auxÉtats-Unis, près de Canaan , dans un schistechloriteux, un filon de Fer natif large dedeux pouces. Ce filon est traversé par desfeuillets de Graphite , et bordé des deuxcôtés par des salbandes de la même sub-stance : ce Fer était exempt de tout autremétal. M. Schreiber e/i a observé dans unfilon des environs de Grenoble ; il était enstalactites, enveloppées de Fer limonite , deQuartz et d’Argile. M. Karsten en a cité unautre exemple : celui de Kamsdorf en Saxe,quiétait engagé dans du Fer spathique et dela Barytine . Enfin , M; Mossier en a décou-vert parmi les produits des volcans, dans unravin de la montagne de Graveneire, prèsde Clermont en Auvergne.
Le Fer aciéreux (ou Acier natif) doit |
aussi, comme la variété précédente ? sonorigine à Faction des feux souterrains, etc’est encore M. Mossier qui l’a observé a 11village de la Houiche , près de Néry, dépar"tement de l’Ailier, dans un lieu où il a existeune houillère embrasée. Il est en petits gi°bules à surface finement striée, au mil* cUdes roches altérées par la combustion de lahouille.
Le Fer météorique est celui qui ne paraîtpas avoir une origine terrestre, et qui estdisséminé en grains dans ces pierres q u ‘
tombent de l’atmosphère et qu’on nommeAérolithes ( voy . ce mot), ou en blocs épar'*et tout-à-fait accidentels , en masses erra-tiques à la surface du globe , et auxquelleson est conduit à attribuer une origine sem"blable, car on en a vu tomber quelques une»'Ce Fer n’est jamais parfaitement pur; Hest presque toujours mélangé d’une cer"taine quantité de Nikel, de Cobalt ou deChrome . Il est curieux de trouver ainsi ré u "nis dans ce singulier gisement les seuls nié"taux connus dans lesquels on ait constatedes traces sensibles de magnétisme. Paru 11les blocs de Fer natif nikélifère qui o*it ététrouvés à la surface du sol en différer»^lieux , l’un des plus remarquables est ceimqui a été découvert en Sibérie , près desmonts Kémir et de la ville de Jénisseisk »sur les bords de la Tivière de ce nom;pesait environ quatorze quintaux, et étaittout criblé de cavités remplies d’une maturenitreuse analogue au Peridot. On en a trouveen Amérique , qui pesaient plus de quln zemille kilogrammes ( à Oiumpa , près de SamYago, dans le Tucuman ; aux environs deDurango, au Mexique ). Enfin, on en d |eun d’un poids plus considérable sur la TlStdroite du Sénégal, en Afrique .
Ces masses de Fer sont ordinairement caverneuses ; et à leur surface, surtout d* llSles cavités, s’observent des traces de cristal'lisation , des stries, des lames ou des indice 5de clivage parallèles aux faces d’un octaéd rCrégulier ; en sorte que le système de cristallisation du Fer paraît être le système cub*"que. Dans les portions de ces masses <1 !, |sont compactes, on peut même, d’après uneobservation intéressante due à Widnianstatten , y développer artificiellement destries , en rapport de direction avec lesvages, et juger de la nature du système en*