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Tome cinquième.
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FEU

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buslion spontanée du Sesqui-Phosphure d’Hy-drogène, qui se dégage des lieux où l’on aenfoui des matières animales. Sa composi-tion est en proportion :

1 d’Hydrogène = 12,479 \ = „ 2p

1 de Phosphore *= 196, 15 \

La flamme légère que produit cette com-bustion , et qui suit toutes les agitations del’air, a été l’objet de mille contes supersti-tieux dont la science a fait justice, et qui nepeuvent être rappelés dans un livre sé-rieux. (P.)

FEU SAINT-ELME , HÉLÈNE , CAS-TOR ET POLLUA. Ignis lambens , FeuForpo-Sancto des marins portugais , phys.— Nom donné à la flamme électrique quis’échappe des corps élevés, lorsqu’ils sontsous l’influence d’une grande tension élec-trique supérieure ( Voy . électricité). C’estainsi que , de la croix des clochers , duhaut des mâts et des paratonnerres , on voitsouvent une lumière phosphorescente plus°u moins vive s’élever dans l’atmosphèreet s’y perdre; cette lumière électrique, estProduite par l’écoulement continu d’unegrande quantité d’électricité, que soutirentlos nuages orageux transparents ou opaquesflui dominent les corps élevés. On démontreParfaitement cet effet en le reproduisantdans le cabinet au moyen d’une machineMétrique que l’on met en action , et d’unePointe qu’on présente à quelque distance duinducteur. En opérant dans l’obscurité, etsurtout en se servant d’une machine qui^onne l’électricité négative, afin que l’écou-* e uient de la pointe soit positif, on voit unebelle gerbe lumineuse qui s’échappe de cette^ornière. Si l’on n’a pas de machine proprea donner de l’électricité négative, il faut ar-le conducteur de la machine d’unebain te , et lui présenter à distance un globePoli. (P.)

FEUILLAISON. Foliatio. bot. — C’estépoque où une plante vivace ou ligneusec °minence à prendre de nouvelles feuilles.FEUILLE A, Pers. BOT. PH.—SynonymeFevillea, L.

FEUILLES. Folia, bot. — On remarqueles végétaux phanérogames, et danses cryptogames les plus élevés dans l’é-c bell e organique , trois formes élémentairesPrincipales : une partie descendante ou ra-Clïle > une partie ascendante ou tige, et une

partie latérale ou feuille, acquérant un déve-loppement plus ou moins grand , et consti-tuant , d’après la théorie moderne de la mé-tamorphose , qui considère chaque organeappendiculaire comme un changement subipar la feuille , un des organes principauxde la végétation, ou plutôt le plus impor-tant de tous, puisque c’est lui qui donne nais-sance à tous les autres, qui n’en sont qu’unemodification. Linné , dont la sagacité avaitsi profondément pénétré dans la loi du dé-veloppement des végétaux , a proclamé lepremier cette vérité il y a près d’un siècle.Quarante années après, Goethe , que sahaute réputation littéraire fit regarder, noncomme un philosophe naturaliste, maiscomme un rêveur qui avait fait intervenirl’imagination dans le domaine grave et sé-rieux de la science, confirma de nouveaucette importante découverte, qui était déjàtombée dans l’oubli. Il fallut plus de vingtannées pour que les botanistes français ,dont l’esprit grandissait par l’étude de laphilosophie naturelle, en reconnussent l’im-portance et la proclamassent à leur tour. 11ne fallait rien moins que cette déductionpuissante pour arracher la botanique , àl’observation de laquelle s’étaient vouésles meilleurs esprits, à la voie routinièredans laquelle elle était tombée. Aujourd’huila théorie de la métamorphose acquise à lascience est la base de toute l’organographievégétale.

Les Feuilles sont formées des mêmes élé-ments que la tige, des mêmes vaisseaux, desmêmes fibres et du même parenchyme ; seu-lement le faisceau qui était vertical dans latige, devenant oblique ou horizontal dans l’ex-pansion foliacée, il en résulte que la partiequi était tournée vers le centre se trouve endessus, et que la partie extérieure est en des-sous. Ainsi, en suivant l’ordre des élémentsconstituants, nous trouvons dans le faisceaufibro-vasculaire qui forme la face supérieurede la Feuille, des trachées, des vaisseauxspiraux d’un autre ordre, souvent annulaires,des fibres ligneuses ; et dans la moitié infé-rieure des vaisseaux propres et des fibresanalogues à celles du liber.

L’épiderme de la Feuille présente aussi,des dissemblances, suivant qu’il revêt laface supérieure ou la face inférieure. Lesstomates sont plus abondants dans cette