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Tome cinquième.
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FLE

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ftioins grosses, et à l’extrémité desquelles estun crochet amorcé par des Cottes ou desGades. Des planches servant de flotteurs in-diquent l’endroit où a été jeté le gangvaden(c’est le nom de cet appareil), et on le retiretoutes les vingt-quatre heures. On tue aussices poissons à coups de javelot, lorsqu’ilsviennent se reposer sur les bancs dje sable etles hauts-fonds.

L’époque à laquelle les habitants du NordPêchent les Flétans est le printemps, car enété leur chair est grasse et difficile à conserver.

On sale à la manière des Harengs lachair de cette Pleuronecte, dans laquelle ondistingue trois parties : les nageoires, nom-mées raff en danois, les morceaux de chairgrasse appelées rœckel , et les bandes dechair maigre ou skare flog. On la coupe enhandes qu’on suspend en l’air dans les sé-cheries où le soleil ne donne pas , après les$Voir roulées et un peu salées.

La chair du Flétan , qu’on mange aussifraîche ou fumée, est agréable, mais pesanteet d’une digestion difficile ; elle ne peutconvenir qu’aux marins et aux habitants descampagnes; cependant on en recherche latête fraîche comme un mets délicat.

Les Groënlandais en mangent le foie etpeau, et préparent avec la membranefransparente de leur estomac des plaquesdestinées à remplacer le verre à vitre defrurs fenêtres.

Cuvier a placé les Flétans entre les Pliesles Turbots, sections établies par lui dansgrand genre Pleuronecte, où il sera traitéleur structure et de leurs caractères gé-nér aux. (A. V.)

Î'LEUR. Flos. bot. — La Fleur est l’en-s Chible des organes qui concourent à la fé-^ Oî *dation, et de ceux qui les entourent et

les

protègent.

Gu compte dans une Fleur complète six^dres d’organes, ou , pour nous servir de^pression des botanistes théoriciens , six,frfres de verticilles, c’est-à-dire de piècesr es ou soudées, disposées autour de l’axe^uiun en spirales très rapprochées. Cent : le calice, la corolle , les étamines , le^ s 6l et les nectaires. Ainsi, une Fleur mu-^, e des organes sexuels mâles et femelles etdu double périgone s’appelle une Fleury^Plète ; elle est incomplète quand il manquee °u l’autre de ces parties.

Les Fleurs nues sont celles dans lesquellesles organes sexuels n’ont aucune enveloppe,ainsi que cela se voit dans le Frêne .

Une Fleur est hermaphrodite quand elleprésente les deux sexes à la fois, et uni-sexuelle quand elle n’offre que l’un des deux.On dit qu’elle est mâle ou femelle lorsqu’ellene renferme que des étamines ou des pis-tils. Elle est neutre ou stérile , lorsque les or-ganes sexuels ne s’y sont pas développés ,comme dans plusieurs Composées.

Quand on veut faire connaître le nombred’étamines que renferme une Fleur, on ditqu’elle est monandre quand elle n’en aqu’une ; diandre , quand elle en a deux ;triandre , quand elle en a trois ; polyandre ,quand elle en a un grand nombre.

Lorsqu’on veut indiquer le nombre despistils, on dit qu’elle est monogyne , digyne ,trigyne,polygyne. On a remarqué que, dansles Monocotylédones , les étamines et lespistils sont souvent au nombre de trois ouun multiple de trois ; tandis que, dans lesdicotylédones, on trouve plus souvent deux,cinq, ou un multiple de ces nombres.

On a improprement rapporté à la Fleur ce qui devrait l’être à la plante entière , etl’on a appelé monoïques celles qui ont lessexes séparés sur le même pied ; dioiques ,celles dont les sexes sont séparés sur despieds différents ; polygames , quand on trouveà la fois sur le même pied des Fleurs uni-sexuelles ou hermaphrodites.

Quelques botanistes ont spécialement dé-signé sous le nom de réceptacle le sommetdu pédoncule qui est plus ou moins déve-loppé , et qui porte les parties dont la Fleur se compose.

M. Rœper, botaniste allemand qui s’estdistingué par ses travaux originaux , a pro *posé de donner le nom de gynécée à l’en-semble des organes femelles, et celui d’an-drocée à l’ensemble des organes mâles. Lesnoms de pistil et d "étamine paraissent de-voir être préférés à ces dénominations nou-velles, qui sont autant de superfétations.

Quand la fleur se compose d’une .seuleenveloppe, comrtie cela a lieu dans lesLiliacées , les Iridées, etc., on donne à cetteunique enveloppe le nom de périgone oupérianthe.

Lorsque la corolle ou partie intérieure dupérigone double , la plus éclatante partie de