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Tome cinquième.
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644
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I 644 FLE

FLE

If la Fleur, est d’une seule pièce, on dit

1 qu’elle est monopétale, expression à laquelle

Ij M. De Candolle, qui regardait les corolles

1 monopétales comme le résultat de la sou-

I dure de plusieurs pétales, substitua celle

Ij de gamopétale. Quand elle est composée de

1; plusieurs pièces, elle est dite polypétale.

Ij Dans les Fleurs monopétales , on distingue

| ; le tube , ou partie inférieure de la corolle ;

| le limbe , ou la partie évasée ; et la gorge,

1 » ou la partie intermédiaire entre le tube et

t! le limbe.

F Dans les corolles polypétales, chacune des

j pièces ou pétales présente Vonglet, ou la par-

tie étroite par laquelle il est fixé ; et la lame,

! la partie épanouie qui surmonte l’onglet.

! La corolle est régulière ou irrégulière , et

c’est sur cette considération que Tourneforti; a établi son système. Elle est encore, rela-

■ tivement à sa forme, tubuleuse, campanulée,

h globuleuse , cyathiforme , infundibuliforme ,

1 rotacée, ligulée, labiée , papilionacée, cruci-

|jf forme, etc. ; et si l’on considère le nombre

1; des pétales, elle est unipétale, dipétale, tri-

1 pétale, etc.

1 Par rapport à son insertion , elle est hy-

;! pogyne, périgyne ou épigyne, et par rapport

h à sa durée, elle est persistante, passagère, etc.

I: Suivant la nature des enveloppes et des

| parties accessoires de la Fleur, on lui donne

| les épithètes de glwmacée, de bractéée, d'in-

. volucre'e, de pétalée , d ’apétalée , etc.

fi On a donné le nom d 'inflorescence (voy. ce

| mot) à la disposition des Fleurs dans chaque

[j espèce de plante; et celui de préfloraison

:l ou estivation {voy. ce dernier mot) à la ma-

I nière dont sont disposées dans le bouton les

ij parties qui le composent,

j Suivant l’époque à laquelle elles s’épa-

; nouissent, on les dit printanières , estivales ,

j automnales, hibernales, précoces, tardives ;

j et on les appelle diurnes , nocturnes, éphé-

| mères, hygrométriques, etc., lorsqu’elles se

! . déploient à des heures fixes du jour, ou

suivant les influences atmosphériques.

Les Fleurs varient beaucoup sous le rap-port des dimensions : ainsi celles de la Va-lérianelle et du Myosotis arvensis ont une, petitesse microscopique ; on ne peut étudier

i sans le secours d’une forte loupe la Fleur

du Quercus robur, le géant des forêts ; tan-dis que la Gentiana acaulis , humble plante

de deux ou trois pouces au plus de hauteur,

*

porte des fleurs de plus d’un pouce et demi,les Magnolia ont des Fleurs d’une grand edimension ; et celles d’une espèce d’Aristo-loche, qui croît sur les bords du Rio Magda'lena, a des calices assez grands pour servirde coiffure.

Les Fleurs ne présentent donc aucun rap'port avec la taille ou la durée des végétantqui les produisent. Il est à remarquer qu'eH e ®sont d’autant plus nombreuses qu’elles s° nplus petites, et cette petitesse se retrouvedans les apétales de Jussieu, y compr 18plupart des diclines.

Sous le rapport de la coloration, lesprésentent tant de variété, qu’en générac’est un caractère peu important ; car ®° uStrouvons souvent dans une même espèce d

Fleurs roses , blanches ou bleues, eu ,panachures qui les rendent d’un aspect l re *agréable. Cependant il est des famille 5tières qui excluent certaines couleurs *d’autres qui au contraire ont une coloraconstante : telles sont les Ombellifères.la plupart des Monocotylédones, elle»une teinte uniforme ; dans les Dicotylédoapétales, elles ont une teinte verte aS ^triste ; mais dans les autres classes 9trouve toujours la corolle d’une autre cleur que le calice. En général, les ^

blanches prédominent dans les régionsdes ; les blanches et les jaunes sont egament répandues dans les régions tempér®^les rouges et surtout les bleues devie®®de plus en plus communies, à mesure <1®approche de l’équateur ; les vertesnoires sont rares, surtout ces derniere»- ^

La plupart des Fleurs sont inodore»l’on trouve des familles entières d . an ^, all -quelles aucune Fleur n’est odorante ; ^

très, au contraire, répandent un parfut® ^licieux ; telles sont : la Rose , lel’Héliotrope à odeur de Vanille, l a eS

reuse , la Jonquille , le Lis , etc. Q u€ ‘ t ;unes sont puantes et fétides ; telles -la Ciguë, dont l’odeur est vireuse , ^rum , qui répand une odeur de chairtréfiée ; VHyperium hircinum , fi ull’odeur de bouc, etc. Les odeurs se te ,vent dans toutes les parties de la P p amais surtout dans les Fleurs. pas

remarqué que celles qui ne provienn ^ ^

des corolles n’agissent pas sur l eSquelque fortes qu’elles soient, tan