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FLE
If la Fleur, est d’une seule pièce, on dit
1 qu’elle est monopétale, expression à laquelle
Ij M. De Candolle, qui regardait les corolles
1 monopétales comme le résultat de la sou-
I dure de plusieurs pétales, substitua celle
Ij de gamopétale. Quand elle est composée de
1; plusieurs pièces, elle est dite polypétale.
Ij Dans les Fleurs monopétales , on distingue
| ; le tube , ou partie inférieure de la corolle ;
| le limbe , ou la partie évasée ; et la gorge,
1 » ou la partie intermédiaire entre le tube et
t! le limbe.
F Dans les corolles polypétales, chacune des
j pièces ou pétales présente Vonglet, ou la par-
tie étroite par laquelle il est fixé ; et la lame,
! la partie épanouie qui surmonte l’onglet.
! La corolle est régulière ou irrégulière , et
c’est sur cette considération que Tourneforti; a établi son système. Elle est encore, rela-
■ tivement à sa forme, tubuleuse, campanulée,
h globuleuse , cyathiforme , infundibuliforme ,
1 rotacée, ligulée, labiée , papilionacée, cruci-
|jf forme, etc. ; et si l’on considère le nombre
1; des pétales, elle est unipétale, dipétale, tri-
1 pétale, etc.
1 Par rapport à son insertion , elle est hy-
;! pogyne, périgyne ou épigyne, et par rapport
h à sa durée, elle est persistante, passagère, etc.
I: Suivant la nature des enveloppes et des
| parties accessoires de la Fleur, on lui donne
| les épithètes de glwmacée, de bractéée, d'in-
. volucre'e, de pétalée , d ’apétalée , etc.
fi On a donné le nom d 'inflorescence (voy. ce
| mot) à la disposition des Fleurs dans chaque
[j espèce de plante; et celui de préfloraison
:l ou estivation {voy. ce dernier mot) à la ma-
I nière dont sont disposées dans le bouton les
ij parties qui le composent,
j Suivant l’époque à laquelle elles s’épa-
; nouissent, on les dit printanières , estivales ,
j automnales, hibernales, précoces, tardives ;
j et on les appelle diurnes , nocturnes, éphé-
| mères, hygrométriques, etc., lorsqu’elles se
! . déploient à des heures fixes du jour, ou
suivant les influences atmosphériques.
Les Fleurs varient beaucoup sous le rap-port des dimensions : ainsi celles de la Va-lérianelle et du Myosotis arvensis ont une, petitesse microscopique ; on ne peut étudier
i sans le secours d’une forte loupe la Fleur
du Quercus robur, le géant des forêts ; tan-dis que la Gentiana acaulis , humble plante
de deux ou trois pouces au plus de hauteur,
*
porte des fleurs de plus d’un pouce et demi,les Magnolia ont des Fleurs d’une grand edimension ; et celles d’une espèce d’Aristo-loche, qui croît sur les bords du Rio Magda'lena, a des calices assez grands pour servirde coiffure.
Les Fleurs ne présentent donc aucun rap'port avec la taille ou la durée des végétantqui les produisent. Il est à remarquer qu'eH e ®sont d’autant plus nombreuses qu’elles s° nplus petites, et cette petitesse se retrouvedans les apétales de Jussieu, y compr 18plupart des diclines.
Sous le rapport de la coloration, lesprésentent tant de variété, qu’en générac’est un caractère peu important ; car ®° uStrouvons souvent dans une même espèce d
Fleurs roses , blanches ou bleues, eu ,panachures qui les rendent d’un aspect l re *agréable. Cependant il est des famille 5tières qui excluent certaines couleurs *d’autres qui au contraire ont une coloraconstante : telles sont les Ombellifères.la plupart des Monocotylédones, elle»une teinte uniforme ; dans les Dicotylédoapétales, elles ont une teinte verte aS ^triste ; mais dans les autres classes 9trouve toujours la corolle d’une autre cleur que le calice. En général, les ^
blanches prédominent dans les régionsdes ; les blanches et les jaunes sont egament répandues dans les régions tempér®^les rouges et surtout les bleues devie®®de plus en plus communies, à mesure <1®approche de l’équateur ; les vertesnoires sont rares, surtout ces derniere»- ^
La plupart des Fleurs sont inodore»l’on trouve des familles entières d . an ^, all -quelles aucune Fleur n’est odorante ; ^
très, au contraire, répandent un parfut® ^licieux ; telles sont : la Rose , lel’Héliotrope à odeur de Vanille, l a eS
reuse , la Jonquille , le Lis , etc. Q u€ ‘ t ;unes sont puantes et fétides ; telles -la Ciguë, dont l’odeur est vireuse , ^rum , qui répand une odeur de chairtréfiée ; VHyperium hircinum , fi ull’odeur de bouc, etc. Les odeurs se te ,vent dans toutes les parties de la P p amais surtout dans les Fleurs. pas
remarqué que celles qui ne provienn ^ ^
des corolles n’agissent pas sur l eSquelque fortes qu’elles soient, tan