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Porte toujours un caractère particulier,qu’il doit à une des Forces les plus obscu-rs , celle de la vie. Leur résultat est en dé-finitive l’entretien de la vie, l’accroissementfies corps, leur reproduction : ce sont lesforces nerveuses, musculaires, toniques,végétatives, digestives, assimilatrices , mé-fiicatrices; ce sont celles de sécrétion, deCr oissance , de propagation, etc.
Nous devons nous restreindre à considé-r er d’une manière succincte les Forces dé-pendantes des actions musculaires et du ré-sultat utile qu’elles produisent, comme ap-partenant le plus directement au but qu’onse propose dans un Dictionnaire d’histoireNaturelle.
La question que nous nous proposons d’a-fiorder succinctement est celle de la dépenseRéelle des Forces musculaires, pendant lacontraction, pour soulever un poids , etquelles sont les limites d’action propre à laProduction d’un travail utile et journalier.Quelque restreinte que soit la question ainsiPosée, nous ne pensons pas cependant que lese *périences faites jusqu’alors aient pu donneru oe idée suffisamment approximative de laArrime des Forces qui concourent à la con-lr action , pour en tirer des conséquencesut iles à l’étude des Forces nerveuses.
Pour y parvenir, il faudrait non seule-ment connaître le nombre des fibrilles élé-mentaires de chaque muscle, mais encorec °unaître le nombre des granules alignéesqui constituent chaque fibrille. Comme cette* n alyse des Forces partielles n’est point ac-tuellement abordable, on s’est contenté demesurer le produit du travail d’un ou dePlusieurs muscles agissant en même temps ;° n s’est contenté de l’application mécaniquefies Forces , et non de leur valeur physiolo-gue.
Cette application mécanique des Forcesmusculaires n’est elle-même qu’une moyenne^° r t grossière des Forces possibles ; car l’onSai t combien les mêmes muscles peuvent^ ar ier dans leur énergie , suivant l’état de^Uité ou de maladie, suivant l’exercice préa-'Jfile, suivant l’âge et suivant les causes ex-Ci mntes ou débilitantes des phénomènes mé-diologiques. On sait que tel muscle, résis-jmt aux plus grands efforts sous l’influencelétanos , serait déchiré avec une grandeac fiité, si on appliquait ces mêmes effortsT. V.
après la cessation de cette action nerveuse ;on sait que les muscles ont perdu la moitiéde leur résistance à la traction aussitôt quela mort les a atteints ; on sait aussi combienla chaleur humide énerve, et combien unfroid sec devient excitant. Nous avons dé-montré dans des travaux spéciaux qu’unorage surbaissé, agissant sur nous par sesgros mamelons gris , chargés d’électricitérésineuse , nous affaiblit, nous énerve; tan-dis que ses mamelons blancs, fortement vi-trés, nous laissent dans notre état normal,ou augmentent quelque peu notre excitationnerveuse.
Borelli avait bien senti que cette manièrede procéder ne pouvait conduire nulle-ment à connaître la somme de toutes lesForces individuelles qui agissent au momentde la contraction ; il avait même voulu in -diquer la voie dans laquelle il faudrait en-trer pour avoir quelque idée de l’étendue decette somme (1). Il nous semble que le rai-sonnement de Borelli n’est pas aussi erronéqu’un physiologiste moderne a bien voulu ledire. Borelli concevait les muscles commeétant composés de fibrilles élémentaires, etchaque fibrille élémentaire composée de pe-tits rhombes superposés. Nous dirions main-tenant que chaque fibrille est composéed’une gaine, dans laquelle sont superposéesde petites granules d’un 800 e de millimètrede diamètre. Cet auteur suppose un nombredonné de ces rhombes pour chaque fibrille,et un nombre donné de fibrilles pour laconstitution d’un muscle; il applique aubas de ce muscle un poids S, et trouve quele dernier rang de rhombes , auquel est atta-ché ce poids, se contracte comme tous lesautres rangs superposés ; il en conclut, àjuste titre , suivant nous, que ce derniera une force de contraction égale à ce poids,et que tous les rangs superposés ayant eu àsupporter le même poids pendant leur con-traction , la somme totale des Forces pro-vient du produit de la somme dépensée parun rang transversal de rhombes, multipliéepar le nombre des rangs de rhombes super-posés. C’est ainsi qu’il arrive, dans l’exem-ple qu’il s’est posé , et dans les nombresqu’il a donnés aux zônes des rhombes super-posés, et dans le nombre de fibrilles qu’il a
(i) De motu animalium, etc., Laliaye, 1743, in -4 , part, r,cap. 17, propos. n3, 114,116, et propos. 92 à tt2.
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