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supposé dans chaque muscle; c’est ainsi, di-sons-nous , qu’il est arrivé, pour les Forcesdépensées par le deltoïde, à la somme de3,015 kilogrammes, et pour les muscles fes-siers à la somme de 174,877 kilogrammes.
Le même raisonnement lui fait donner àchacun des muscles masseter et temporal lasomme totale d’environ 1,500 kilogrammes,et au cœur l’énorme force d’environ 90,000kilogrammes, en raison des résistances hy-drostatiques que la circulation éprouve, dit-il, dans les vaisseaux de toutes dimensionset contournés de toutes les manières.
Les expériences de Borelli ne pouvaientavoir d’exactitude, et celles de ses succes-seurs du siècle dernier n’en avaient pasbeaucoup plus ; il ne faut donc pas s’éton-ner des étranges différences que présente laForce attribuée au même muscle, diffé-rences qui se sont élevées de 153 grammesà 90,000 kilogrammes. Mais, comme le re-marque judicieusement M. Poiseuille, lesexpérimentateurs sont partis de trois pointscomplètement différents, et devaient néces-sairement s’écarter dans leurs résultats etdans les conséquences qu’ils en tiraient.Nous venons de voir comment Borelli étaitarrivé au chiffre énorme de 90,000 kilog.pour la somme de toutes les Forces dépenséespar le cœur pour projeter le sang dans sesartères et y entretenir une circulation con-stante, malgré les nombreuses résistancesque le sang éprouvait dans sa progression.
Les résultats de Keill (1) devaient êtretout autres : il ne tenait aucun compte del’effort particulier de chaque globule muscu-laire. 11 ne somma pas cette multitude d’ef-forts ; il prit seulement la vitesse du sangdans les artères que l’on avait débarrasséesde tout obstacle étranger, puis la vitesse dusang dans les artères avec leurs obstaclesnormaux. Ayant trouvé que le rapport desdeux vitesses était comme 7 12:3, etayant trouvé également que la vitesse dusang dans le premier cas était de 127 mètrespar minute, et dans le second de 51 mètres,il en conclut que la force du cœur , pou-vant élever le sang à 2 mètres 76 en uncinquième de seconde, était de 153 grammes.
Haies (2) prit pour moyen de mesure la
(i) Tentamina medico-physir.a, Untamen 3, p. 5o. Lon-don , J71S.
Force statique du cœur, c’est-à-dire la h aUteur de la colonne du sang que cet or ^ emaintient dans un tube vertical qui a 1 ^des extrémités en communication avec 1 atère crurale ou F artère carotide. C^comme Ton voit, le moyen employé dansderniers temps par M. Poiseuille , a * a ^fection près de l’instrument et de Fexpmentation. Haies ayant admis que cecolonne de sang était de 2“,43 et ay a ^trouvé que la surface du cœur était0 m. canton, il e n conclut que leest pressé par le poids de 0 m - ^ ube ,0267 /de sang, qui correspond à 25 kilograiu* 11 ^Mais Faire de l’artère n’étant que le qu aftFaire de la surface interne du cœur, d *PHaies lui-même, il faut réduire à tla force employée sur Faire de l’aorte,réserver les 25 kilogrammes pour latotale du cœur. -
Enfin , dans ces derniers temps,seuille (1), ayant perfectionné le m °^ en ^ aHaies , ayant créé un appareil qu’il norI1 j egHémodynamomètre , a conclu, d'après
expériences nombreuses et bien condui e ^au théorème général suivant : La Fof cetaie statique qui meut le sang dans ttne i , /i - r(tère est exactement en raison <
ï directe & l’ a ‘ f 6' /)tt
que présente le cercle de cette artere,raison directe du carré de son dia m ^quel que soit le lieu qu’elle occupe . F® ^pliquant ce théorème à un homme de vneuf ans, dont l’aorte au niveau des val'^ ^sigmoïdes avait un diamètre égal à 54 m
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donnant une aire de 908 m
de
sous la pression des 160 milliiuètr eS ^
mercure de la grande branche demodynamomètre ; multipliant cette g
par 160 , il trouva 145325, 72 miH 11 ^ 6 j àcubes de mercure , dont le poids était eg1971, 77936 grammes =1,971,779 ^° apSpour la force totale statique du san el’aorte, au moment où lecœursecon ^
Si nous admettons que la surfacedu cœur soit quadruple de celle de 1au niveau des valvules sigmoïdes, oïl coeU rpour la force totale statique du7,887,116 kilogrammes. eS -
On voit par ce qui précède que I* ” •tion, en se simplifiant, perdait dcsa iTe"ralité, et que l’on s’éloignait de P^ rce splus de la somme réelle et totale des
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( i) Recherches sur la force du cœur aortique , 1*1