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Tome cinquième.
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FOS

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Phénomène propre aux temps anciens ougéologiques : elle ne consiste pas non plusdans la conservation des corps organiséseux-mêmes ; très rarement les corps devenusfossiles sont restés ce qu’ils étaient matériel-lement pendant leur vie ; presque toujoursleur composition a été altérée , modifiée ,changée ; les molécules qui les constituaientont été remplacées par d’autres ; quelquefoistaême un espace vide atteste seul la placefiu’elles occupaient, ou bien encore les êtresMont laissé un souvenir de leur existenceque par la forme des matières étrangèresqui se sont moulées dans leurs cavités, ouPar les empreintes qu’ils ont tracées sur dessurfaces molles et plastiques. C’est égalementbien à tort que l’on a dit et répété que main-tenant il ne saurait plus se faire de Fossiles ,Parce qu’en effet on observe qu’après untemps qui n’est jamais très long , les corpsqui ont eu vie se détruisent et disparaissentsous nos yeux ; rien n’est cependant changé,et avec un peu d’attention et de réflexion ,°h peut voir que sous les mêmes conditionsqui nous ont conservé des preuves de l’exis-tence des animaux et des végétaux contem-porains de toutes les époques de la formationdu sol, certains des animaux et des végétauxActuels laisseront nécessairement des souve-nirs analogues aux générations les plus re-nées ; d’un autre côté, il est évident que*tens tous les temps les corps organisés ontét é entièrement anéantis toutes les fois qu’ilsSe sont trouvés placés dans des circonstancestemblables à celles qui les font disparaîtreMaintenant.

Quelles sont donc et quelles ont été, dansl °us les temps , les conditions nécessairesP°ur qu’un corps ne devienne pas Fossile ,°U bien pour qu’il le devienne ?

Si un animal ou un végétal quelconqueteste après sa mort exposé au contact immé-Mat de l’air humide, ou de l’eau à la surface11 sol émergé, ou au fond des fleuves, lacs,lïler s qu’il habitait, tout le monde sait qu’ilSera pi us ou moins rapidement décomposé ;es éléments constituants réagiront chimi-Mtement entre eux, et sur ceux des milieuxI Mbiants ; après quelques années, ses partieses plus dures n’auront pu résister à une des-tection totale. Que retrouvons-nous aprèsn siècle ou deux, des myriades d’animauxvégétaux qui ont peuplé la surface de

la terre et les bassins des eaux ? Où se voientles restes de tous ces êtres qui couvraient lesol de l’Europe au xv e siècle seulement?Combien de temps la terre d’un champ debataille ou d’un cimetière ■conserve-t-elleles dépouilles qui lui ont été confiées ?Mais que par des circonstances particulièreset exceptionnelles un corps organisé soit, peude temps après qu’il a cessé d’exister, enve-loppé par des matières minérales, imputres-cibles , qui, en pénétrant plus ou moins sontissu, ou se durcissant autour de lui, conser-vent si ce n’est sa substance propre, au moinsla représentation de sa structure et sa forme,alors ce corps sera devenu Fossile dans l’ac-ception actuelle du mot, puisqu’il pourralaisser un témoignage de son existence.

On peut facilement démontrer et com-prendre que c’est presque exclusivementsous l’eau, et seulement dans des eaux char-gées de sédiments qu’elles déposent autourdes corps organisés, charriés ou rencontréspar elles, que des Fossiles ont dû se faire àtoute époque , et peuvent encore se fairechaque jour.

D’après ce qui précède, on voit que lesFossiles sont, à vrai dire, beaucoup plus fré-quemment des représentations de corps Or-ganisés que des corps organisés mêmes ; bienplus, le mot Fossile est dans un certain casréellement abstrait, lorsque par exemple ondit qu’une roche est fossilifère lorsqu’on lavoit percée de cavités plus ou moins nom-breuses dont la forme indique celle de corpstels que des coquilles qui ont été détruites ,et non remplacées ; on peut avec raison ca-ractériser le terrain auquel appartient cetteroche par des Ammonites , des Vénus, desCérithes , etc. , dont les animaux existaientau moment de sa formation, sans qu’il resterien cependant de matériel de ces êtres dé-truits complètement.

En étudiant d’après ces données les di-verses sortes de témoignages que les géolo-gues peuvent rencontrer dans le sol, del’existence des animaux et des végétaux quise sont succédé à la surface de la terre, ondoit distinguer :

1° Les Fossiles qui sont des parties d’ani-maux ou de végétaux conservés en nature oupeu altérés ; on ne rencontre guère que desparties dures telles que des os, des dents,des coquilles, des polypiers, des bois qui.