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Tome cinquième.
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FOS

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soient dans ce cas , et cela encore exclusi-vement dans les terrains les plus récents. Amesure que l’on fouille dans le sol plus an-cien , ces mêmes parties sont plus ou moinsaltérées ou modifiées ; les substances ani-males ne conservent que leurs sels calcaires,encore subissent-ils souvent des transforma-tions de nature sans changer de forme ; lephosphate de chaux est remplacé par du car-bonate , par de la silice, et divers sels pier-reux qui prennent une structure cristalline ;les matières colorantes ou gélatineuses, lesmatières solubles disparaissent.

2° Les Fossiles qui proviennent de partiesorganisées dont les molécules détruites ontété remplacées par des molécules minéra-les , de manière que les tissus , les détailsd’organisation intérieure semblent conser-vés. C’est à ce genre de Fossiles que l’ondonne plus particulièrement le nom dePétrifications ( Petrefacta ou Petrificata)des auteurs ; le carbonate, le sulfate deChaux, la Silice surtout, des substances mé-talliques , et particulièrement le Fer oxydé,se sont ainsi fréquemment substitués auxmolécules organiques. Il ne faut pas croirecependant que cette pétrification soit le ré-sultat d’une substitution de molécule à uneautre molécule, et encore moins de la trans-formation de la première molécule en uneautre. Le tissu d’un corps organisé offre au-tant et plus, peut-être, de vides que de par-ties pleines ; les molécules minérales rem-plissent les vides , elles s’y consolident, etlorsque le tissu organique se détruit, laforme et le simulacre de l’organisation ducorps sont transmis ; la pétrification se faitpar une sorte d’imbibition , et cela est sivrai que récemment on a obtenu de vérita-bles pétrifications artificielles en faisant pé-nétrer des substances solubles cristallisableset incombustibles dans les tissus animaux etvégétaux, et en détruisant après ces dernierspar l’action de la chaleur et du feu.

3° Les Fossiles qui ne sont que des moulesplus ou moins grossiers, et il faut encoredistinguer des moules de plusieurs sortes :moules complets , moules des surfaces exté-rieures, moules des cavités intérieures. Ainsi,par exemple, un morceau de bois, une co-quille bivalve enveloppés dans un sédiment,ont été entièrement détruits , après que lesédiment avait déjà pris assez de consistance

pour conserver la cavité laissée P ar ceS

corps. Une matière vient successivement p a *

filtration ou par tassement remplir la ca vlet s’y mouler ; cette matière donnera l’ ldexacte de la forme du corps, sans rien rappeler de son tissu ; d’autres fois un G ° r P screux, comme une coquille turbinée on nn®bivalve, est rempli avant sa destruction P a *une matière qui se durcit; la gangue preuen même temps de la consistance autourtest de la coquille, et celui-ci disparaît ensuite. Si l’on vient à briser la pierre,trouve un vide qui est la place du test ;gangue intérieure offre le moulage de la cavité, et la gangue extérieure celui de la sn fface du test : ces derniers vestiges de l’ e * ïStence d’un corps organisé ne sont plus réelement que des empreintes, et l’on donfl eplus particulièrement ce nom aux dessin 8 eîl

creux ou en relief que des animaux me uS »et surtout des feuilles , ont laissés entre I e8lits nombreux et parallèles des roches scb 18teuses, tels que les nombreuses eropreiude Fougères, d’Équisétacées , et d’autres pl antes qui caractérisent les schistes houiH erS 'Ainsi, en définitive, un Fossile n’est tr®souvent à un corps organisé que ce el’empreinte sur la cire ou cachet quiF a P ^°*duit ; ce qu’est une médaille à la ® atrl ^qui a servi à la frapper ; ce qu’est une lDjection dans une préparation anatomifi ue ' ^Après avoir indiqué ce que sont les ^silesen eux-mêmes, il faut examiner q ue ^sont leurs ressemblances avec les ^ tres iu ,ctuellement existants, et rechercher fl ue ,conséquences l’on peut déduire de leur g 1ment.

Un résultat des plus curieux et des

roi® 11 *

constatés par un grand nombre d’tions, c’est que les Fossiles annon

observa'cent J e8

ou

êtres qui étaient spécifiquement pl uSmoins différents des êtres actuellement

vi-vants. Ce n’est que dans les dépôts l® 8 Pj ^superficiels du sol, dans ceux qui ouf e ^plus récemment formés, que Fon trouveFossiles identiques avec les espèces aetueet par identité on entend des ressembla*^comme celles qui se voient entre les mdus d’une même espèce. Plus au-dessousne trouve plus que des Fossiles anaü>& ^c’est-à-dire d’espèces distinctes, mai* ^vant entrer dans les genres actuels,- Pen scrutant les dépôts graduellement