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Tome cinquième.
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anciens, le naturaliste trouve les vestiges devégétaux et d’animaux inconnus dont il peutcomposer des genres, des familles , des or-dres nouveaux. La collection des nombreuxFossiles que renferment les premières cou-ches du sol n’offre plus rien de semblable,non seulement à ce qui existe aujourd’hui,mais à ce qui existait à des époques succes-sivement éloignées de la période actuelle ;et l’on peut, jusqu’à un certain point, ob-server une gradation nuancée dans les diffé-rences que les Faunes et les Flores des tempsplus ou moins anciens présentent, lorsqu’onles compare à celles de nos jours. Il ne fautcependant pas conclure de ces faits qu’évi-demment, comme on l’a dit et répété sou-vent, des révolutions générales ont, à plu-sieurs reprises, depuis la création des êtres,détruit tous ceux existants pour les rem-placer par d’autres d’espèces différentes ;il ne faut pas non plus affirmer que deschangements dans les circonstances exté-rieures ont rendu impossible l’existence auxêtres anciennement créés, tandis que ceuxactuels n’auraient pu s’accommoder des an-ciennes conditions de vie. Ce que l’on peutdonner aujourd’hui comme le résultat d’ob-servations nombreuses, c’est que, si spécifi-quement les êtres anciens de toutes les clas-ses sont différents des êtres actuels ; si desgenres , des familles nombreuses ont existéaux époques reculées et n’existent plus ; sides genres, des familles qui peuplent au-jourd’hui la terre, ne paraissent pas avoirfait partie de la création dans ses premiersMoments , Y organisation des êtres anciensn’a pas été essentiellement différente decelle des êtres actuels : les uns et les autresappartiennent à un plan unique d’organisa-tion dont toutes les parties sont liées. Letemps qui s’est écoulé depuis l’existence desPremiers êtres jusqu’au jour actuel n’a pasProduit plus d’influence entre les Faunes etl es Flores des époques les plus reculées quela diversité de localité n’en produit dans leMoment actuel, entre la Faune et la Florede la Nouvelle-Hollande, par exemple,comparées à celles de l’Afrique ou de l’A-mérique du Sud .

Ne pouvant entrer ici dans le développe-ment de ces propositions qui se rattachent àcme science nouvelle, née de l’étude parti-culière des Fossiles, considérés sous le rap-

port de leur histoire naturelle, nous ren-voyons au mot paléontologie. (G. Prévost.)

*FOSSOMBROIVIA (nom propre), bot.cr. — Genre de la famille des Jongermannes,tribu des Codoniées, établi par Raddi pourdes végétaux, rapportés par Endlicher au g.Jungermannia.

FOSSOYEUR, ins. — Nom vulgaire deNecrophorus Vespillo , dont il indique l’ha-bitude qu’il a d’enterrer les cadavres despetits animaux dans le corps desquels il dé-pose ses œufs; mais cette habitude ne luiest pas exclusive; il la partage avec toussescongénères. Voyez nécrophore. (H.)

FOTHERGILLA (nom propre), bot. ph.— Genre de la famille des Euphorbiacées,établi par Linné pour un arbuste de l’Amé-rique septentrionale ( F. Gardeni L. ) àfeuilles alternes et stipulées ; inflorescenceen épis munis de bractées uniflores. — Fo-thergilla , Aubl., syn. deDiplochiton, Spreng.

FOU. Sula , Briss. (. Morus , VieilI.; Dys~porus , 111.; Morus , Leach.). ois.—Genre del’ordre des Palmipèdes totipalmes, présen-tant pour caractères essentiels : Bord desdeux mandibules du bec dentelé ; ongle dudoigt médian dentelé en scie.

Caractères génériques : Tête petite, seconfondant avec la base du bec ; face et gorgenues. Bec fort, beaucoup plus long que latête, longicône , comprimé vers la pointe,qui est faiblement courbée, et fendu jusqu’enarrière des yeux ; les deux mandibules den-telées sur leurs bords ; les dents dirigées enarrière. Mandibule supérieure portant undouble sillon profond à l’extrémité duquelse trouvent les narines, et qui semble les di-viser en trois. Mandibule inférieure un peuplus courte que la supérieure. Narines ba-sales, linéaires, à peine apparentes. Œil pe-tit ; iris jaune.

Ailes longues ; la première rémige la pluslongue ou égale à la deuxième.

Jambes rentrées dans l’abdomen , emplu-mées.

Tarses courts, forts ; doigts réunis par unemembrane. Pouce s’articulant intérieure-ment. Ongles médiocres, celui du milieudentelé en scie.

Queue en forme de cône, composée de 12rectrices.

Les Fous sont des oiseaux massifs , deforme peu gracieuse, à cou assez épais, dont