Band 
Tome cinquième.
Seite
686
JPEG-Download
 

686

FOU

le système de coloration est le blanc mêlé aubrun et au noirâtre. La membrane nue dela face est d’un bleu clair, et celle de la gorged’un bleu noirâtre dans le Fou commun ,qui a la partie supérieure des doigts et ledevant du tarse rayés longitudinalement devert clair; les membranes noirâtres et les on-gles blancs ; en général la coloration de laface et des pieds varie suivant les espèces.

Les femelles diffèrent des mâles par unetaille moindre ; mais leur couleur est sem-blable, excepté pourtant chez le S. daetyla-tra , dont la femelle est grise.

Ces oiseaux, improprement accusés destupidité , parce que , incapables de fuir, ilsse laissent approcher par l’homme et tuersans opposer de résistance, et que les Fréga-tes , d’un caractère audacieux , les forcentpar violence à dégorger le poisson qu’ils ontpris, ne doivent ces qualités inoffensivesqu’à l’impuissance dans laquelle ils sont, unefois à terre, de se soustraire à la mort parune fuite rapide, la brièveté de leurs jambesles tenant, pour ainsi dire, cloués au sol, etla longueur de leurs ailes ne leur permettantpas de s’élancer d’un seul bond dans les airs,où pourtant ils planent avec la plus admira-ble légèreté, le cou tendu, la queue épanouieet les ailes presque immobiles. A terre , ilsont une attitude presque verticale, et s’ap-puient , comme les Cormorans, sur lesbaguettes longues et élastiques de leurqueue.

On ne les voit que très rarement nager,et jamais ils ne plongent; ils volent conti-nuellement au-dessus des vagues, et enlè-vent avec une dextérité étonnante , sans àpeine effleurer l’onde , les Poissons impru-dents qui viennent à sa surface. D’autresfois, perchés sur un rocher ou même sur unarbre, dans un état complet d’immobilité,ils épient le poisson qui leur sert de nourri-ture , et qui consiste principalement en ha-rengs et en sardines.

Malgré le volume de leur proie, ils l’ava-lent avec facilité , par suite de l’extrême di-latabilité de la peau de leur gorge , qui estcomposée d’un tissu lâche.

Le cri de ces oiseaux tient de celui deFOie et du Corbeau.

On ne les voit jamais s’éloigner autantde la terre que les Frégates , et l’on pensequ’ils pêchent le jour et se retirent le soir

FOU

dans les îles qui leur servent de retraitepour y passer la nuit.

Les Fous nichent en grandes bandes surles rochers et les falaises baignées par la mer,au milieu des broussailles les plus épaisses.Leurs nids , construits assez négligemment,sont si rapprochés les uns des autres que lescouveuses se touchent. Elles y déposent deun à trois œufs, également pointus des deuxbouts, à surface rude et d’un blanc pur.

Les petits, assez longtemps couverts deduvet, ne prennent qu’à trois ans leur plu-mage d’adultes, et les variations de livréequ’ils présentent avant cette époque sontassez grandes pour avoir compliqué la syn°-nymie, de noms d’espèces fondées sur les dif-férences d’âge.

On trouve ces oiseaux sur tous les pointsdu globe ; et, quoiqu’ils préfèrent pour leu rsûreté les contrées tropicales, les Fous com-muns sont très abondants aux Hébrides »en Écosse , en Norwége et jusqu’ au Kamt'schatka; mais quand le froid approche, &partent vers le sud avec leurs petits. Ils sontde passage en Angleterre et en Hollande» ° uils ne se trouvent que dans les hivers l eSplus rigoureux.

On n’en connaît que trois espèces : 1°Fou blanc ou de Bassan , Sula bdssanus , l aseule espèce que nous possédions en Europe Le nom de Bassan lui vient d’une petite d edu golfe d’Édimbourg , où il multiplie beau-coup, quoiqu’il ne ponde qu’un seul oeuf P arcouvée. 2° Le S. ddctyldtrd , vulgairementMdnche de velours des navigateurs , com-mun dans l’île de l’Ascension. 3° Le F° Lbrun, S.fuscd(Pelecanus suldL ., Cordonni erde Commerson ), de l’Amérique méridio-nale.

La place des Fous est entre les Anhing aSet les Cormorans. ( &-)

FOUDI. ois. — Nom d’une espèce dug. Moineau, Fringilld Mdddgdscdfiensis•

(G.)

FOUDRE. Fulmen ( fulgere, briller )•météor. — Nom donné à la masse de matière électrique lumineuse qui s’éehapP ed’un nuage orageux pour aller en frapP efun autre ou un point de la surface du globe»ou qui s’élève de la surface du sol pour a ^ erse décharger contre un nuage.

Sous le point de vue de son apparïti° n >la Foudre peut être considérée comme