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pidement et dans la même proportion. Enfin,lorsque la charge périphérique est épuisée ,ou lorsque le nuage soutirant est saturé dela même électricité, le phénomène lumineuxs’arrête; et il n’est reproduit que lorsquela tension périphérique s’est reconstituée audétriment des charges partielles intérieuresde la nue orageuse, ou bien encore, lorsquela surcharge du nuage voisin et soutirant atrouvé un moyen d’écoulement.
Pour que la deuxième espèce de Foudre aitlieu, il faut d’abord que le nuage ou le corpsvoisin soutirant soit suffisamment conduc-teur, pour donner un écoulement instantanéà toute la décharge. Si la propagation dusillon de feu se fait à travers une atmosphèrehumide, sa trajectoire est droite ou très peuondulée ; les obstacles , affaiblis par les va-peurs, ont été facilement vaincus. Mais si lemilieu aérien est loin de la saturation , latrajectoire, au lieu d’être droite, se propageen zig-zag. Et en effet, ce résultat peut êtreprévu. La résistance de l’air sec à la con-duction électrique , croissant avec sa den-sité , et cette densité croissant par la pro-jection rapide du sillon, composé de matièrepondérable, armée d’une prodigieuse ten-sion électrique, puisqu’il n’y a pas et nepeut y avoir de transport d’électricité sansmatière pondérable qui la coerce , la résis-tance de conduction s’étant accrue danscette direction, et non dans les directionsvoisines, le sillon quitte la voie où se trouvela résistance pour une voie plus facile, etil suit cette nouvelle voie jusqu’à ce qu’ayantproduit le même effet de résistance par lacondensation aérienne, il change de nou-veau sa direction. Le nombre des déviationsangulaires du sillon indique le degré desécheresse du milieu parcouru. Nous avonsdit plus haut comment se produisaient lesbifurcations ; nous ajouterons seulementque les Foudres ascendantes sont toujourspositives et jamais négatives.
Pour bien faire comprendre la nature etla formation des Foudres de la troisième es-pèce, il faudrait que nous pussions faireusage de développements que les limites quinous sont imposées ne nous permettent pasd’aborder : nous ne pouvons que renvoyerà nos publications sur la météorologie et aumémoire intitulé : Coordination des causesqui précèdent , produisent et accompagnent
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les phénomènes électriques , que l’on trouveradans les Mémoires de l’Académie de Bruxellespour 1844. Dans toutes nos publicationsnous insistons sur Y individualité de chaqueatome, de chaque molécule, de chaque par-ticule et de chacun des groupements pl uSou moins complexes; individualité qui existemême dans les corps les plus rigides, maisd’une évidence incontestable dans les brouil-lards et dans les nuages ; c’est un fait fon-damental dont la méconnaissance conduitaux erreurs les plus communes dans les in-terprétations météorologiques.
C’est en concevant bien celte individuaUl eparticulière et parcellaire des corps que Foflcomprendra la succession des décharges nom-breuses qui ont lieu dans un orage limité ,la durée du roulement et le renflement dutonnerre. Rappelons sans cesse que, partoutoù il y a un phénomène électrique, il y aun noyau pondérable au centre de chaquesphère d’électricité coercée.
Lorsque la substance coercitive est sim 'plement de la vapeur d’eau , la Foudre q ulprovient de sa surcharge électrique ne peutjamais être que de l’une des deux premièresespèces. Mais si des matières inconductrieessont mêlées à la vapeur d’eau; si des parti-cules minérales enlevées au sol, si des mo-lécules de gaz nitreux, de gaz sulfureux, etc.»entrent pour une grande part dans la quan-tité de matière pondérable coercitive de I’éIectricité, la décharge de la masse éleciriqo 6qui entoure le mamelon, et qui en forme I asphère extérieure , n’entraîne pas celle del’électricité coercée autour des particules m-térieures : la puissante tension de chacune deces parcelles isolantes et isolées ne peut sedécharger qu’à mesure qu’elles font partie aleur tour de la périphérie, après la neutralisétion des premières couches : aussi voit-on cesglobes de feu, chargés d’une si prodigieuse
tension électrique, s’agiter constamment sur
les corps qu’ils ont atteints, et les fuir lors-que , par leur insuffisance conductrice, 1possèdent la même électricité que ces globes.On voit aussi ces derniers diminuer de volume à mesure que leur contact et leurtation a produit un écoulement à leurp ulSsanté électricité. Cet écoulement électriqo®se manifeste souvent par des effets dynaimques bien connus ; tels sont ceux de lasion de l’étain des glaces, des chéneaux, e