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Tome cinquième.
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FOU

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fils métalliques ; telle est la volatilisation del’humidité des plantes , qu’elle dessèche etqu’elle brise en filaments longitudinaux.

Nous pourrions citer un grand nombred’exemples de ces foudres en boules , qui sesont successivement éteintes en perdant deleur masse ; mais les limites très restreintesqui nous sont imposées pour les articles dePhysique ne nous permettront que de citerle fait suivant qui est démonstratif, et dontnous avons constaté l’exactitude sur les lieuxet en présence de témoins oculaires. Nousrenvoyons ceux qui voudront connaître unplus grand nombre de faits , à notre Traitédes trombes , et à nos Mémoires, ou aux col-lections académiques et scientifiques , etpour l’économie du temps, à l’intéressantarticle Tonnerre de M. Arago, inséré dansl 'Annuaire de 1838, où il a réuni un grandnombre de ces faits qu’on ne trouve qu’a-vec peine dans les divers recueils scientifi-ques.

Le 28 août 1839, au milieu d’un violent°rage, dont les nues noires et surbaisséestouchaient presque aux sommets des bâti-ments, la Foudre tomba au milieu de laSourdu bureau central de l’octroi de la villede Paris , encore inachevé. Cette Foudre avaitla forme d’un gros globe de feu, et elle étaitaccompagnée d’une traînée de vapeur : ellefrappa le sol formé de remblais nouveaux,e He y creusa un enfoncement de 18 cen-timètres de diamètre ; elle s’y agitait vio-frniment en tournant sur elle-même, enlevafrs terres meubles, puis elle rejaillit pour^tomber à 3 mètres plus loin, où elle fitdne nouvelle excavation de 9 centimètres dediamètre, s’agitant toujours violemment. Ce£lobe de feu sauta bientôt de cette excava-tion sur le mur de clôture, dont il suivit le^aperon dans une longueur d’environ 30Cotres. Arrivé à l’angle du mur, en faceJ^êpital Saint-Louis, ce globe, déjà trèsJ 1 l minué de volume, s’élança dans la rue sure Pavé mouillé par la pluie ; il s’y traîna en0ï Jg sillon serpentant, traversa la porte co-j^ère de l’hôpital, et disparut au milieu dea c °nr, en face de l’église. A mesure quee temps s’écoulait et que son contact sePlongeait , on voyait incontestablement sama sse s’amoindrir; lorsqu’elle arriva au^üeu de la cour de l’hôpital Saint-Louis ,€e c’était plus qu’une lanière mince, peut. v.

lumineuse, qui disparut tout-à-coup. Aumoment de la chute de ce globe de feu dansla cour de l’octroi , tous les ouvriers et lesemployés qui s’étaient mis à l’abri sous leshangars ressentirent une vive commotionélectrique, et tous furent impressionnéspar la forte odeur sulfureuse qu’il laissaaprès lui.

On trouve de nombreux exemples de faitspareils dans toutes les collections scientifi-ques; quelquefois ces globes éclatent, c’est-à-dire qu’attirés également par plusieurspoints conducteurs, ils se divisent en plu-sieurs branches dont chacune donne sonéclat de décharge en s’approchant du con-ducteur. La forte odeur d’acide sulfureuxou nitreux de ces globes de feu est encoreun signe caractéristique, car celle qui ac-compagne parfois les décharges instantanéesdes sillons n’est pas comparable, pour l’in-tensité , à celle des Foudres de cette troi-sième espèce , dont la décharge est lente etsuccessive. ‘ (Peltier.)

FOUETTE-QUEUE. rept. — Nom vul-gaire d’une esp. du g. Stellion.

FOUGÈRES . Filices. bot. cr. —Ce groupede végétaux a des caractères et un aspect sitranchés que dans toutes les classifications ilest resté distinct; on y a tout au plus jointquelques genres qui forment actuellementde petites familles voisines des Fougères . Enconsidérant la famille des Fougères , dans lesens le plus étendu de ce mot, on peut ladéfinir ainsi : Capsules.renfermant les sé-minules, se développant à la face inférieuredes feuilles non modifiées, ou plus ou moinscontractées et réduites à leurs nervures prin-cipales.

Mais ce vaste groupe est si remarquablepar sa structure et si important par son rôledurant toutes les périodes géologiques, quenous devons en donner une description dé-taillée.

Organes de la végétation. La tige desFougères forme le plus souvent un rhizomequi rampe sur le sol, les rochers ou lestroncs des arbres, ou même à quelque pro-fondeur dans le sol; les feuilles en naissentou à des distances assez grandes les unes desautres, seulement sur la face supérieure, etse détruisent en se désarticulant à mesureque le rhizome s’allonge et que de nouvellesfeuilles se développent (Polypodium vulgare f

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