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Genre 3. — OEcodoma y Latr.
Corps épineux. Palpes très courts.
Genre 4. — Eciton , Latr.
Palpes très petits. Mandibules très lon-gues et très étroites.
Genre 3. — Myrmica , Latr.
Palpes maxillaires très longs de six arti-cles. Mandibules triangulaires.
Groupe II. — Ponérites.
Premier segment de l’abdomen formantun seul nœud. Femelles pourvues d’un ai-guillon.
Genre 1. — Odontomachus , Latr.
Tête en carré long, très échancrée en ar-rière.
Genre 2. — Vouera , Latr.
Tête triangulaire, à peine échancrée.
Premier segment de l’abdomen formantun seul nœud. Femelles et neutres sans ai-guillon.
Genre 1,— Polyergus , Latr.
Mandibules étroites, arquées, et termi-nées en pointe crochue.
Genre 2.— Formica , Linn.
Mandibules triangulaires très dentées.
Les mœurs des Fourmis ont été déjà l’ob-jet de nombreuses observations. Certes , ilreste encore beaucoup à examiner chez cesinsectes si remarquables ; néanmoins , grâceaux travaux de Réaumur, de Latreille,d’Huber, le fils de celui qui consacra sa vieentière à l’étude des mœurs des Abeilles,nous connaissons les traits principaux de lavie de ces Hyménoptères ; nous en connais-sons l’existence tout entière, pour plusieursd’entre eux. Si les Abeilles, les Guêpes etquelques autres sont regardées comme lesinsectes les plus industrieux, que doit-onpenser des Fourmis? C’est dans chaque ha-bitation tout un peuple agissant comme lesAbeilles avec un ensemble admirable. Lebut de tous ces travaux est toujours, on lesait, le soin de la progéniture , le besoinde perpétuer la race, d’en assurer la durée.Comme chez l’Abeille , il existe parmi lesFourmis trois sortes d’individus : des mâles
qui naissent exclusivement pour féconderles femelles ; des femelles qui ne vivent qu epour perpétuer l’espèce ; et des ouvrières ,c’est-à-dire des individus neutres, qui doi-vent donner leurs soins aux femelles et sur-tout à leurs larves, leur apporter leur nour-riture de chaque jour , leur construire desdemeures pour les préserver de toute es'pèce de danger.
Ceci rappelle à chaque mot l’histoire desAbeilles. En effet, il y a ressemblance sou»le rapport de l’existence d’individus neu-tres ; il y a ressemblance aussi sous le rap'port des soins donnés aux individus nouvel-lement nés. Toutefois, comme nous l’avonsdéjà dit ailleurs, chez les Fourmis il T 3peut - être quelque chose de plus beau*Plusieurs femelles , plusieurs mères viventensemble, habitent la même retraite, c ° n 'fondent leurs produits, et jamais aucun 6mésintelligence n’éclate entre elles ; il n J âpas ici ces combats terribles qui ontparfois dans la ruche de l’Abeille. La soc&des Fourmis peut donc paraître plus P af "faite : seulement, tandis que l’une eonsti tue
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pour l’homme une source de richesses 5autres sont regardées par lui comme u11fléau.
Les Fourmis ne produisent rienl’hommé puisse utiliser. Il y a plus, s ° uvent elles sont fort nuisibles, attaquant efruits, rongeant une foule de substance 5 ’elles s’introduisent quelquefois dans
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maisons, établissent leurs domicile 5 ^des poutres, qu’elles creusent en tous 5eElles sont encore désagréables par F ü ,qu’elles répandent , odeur qui f# rSlSmême sur les objets qu’elles ont touchLa piqûre qu’elles font sentir, oumangeaison occasionnée sur la peau Ple liquide acide éjaculé par lesdépourvues d’aiguillon, les rend aus^supportables; d’autant plus que ces
s’introduisent fréquemment jusque ^ anS {vêtements. Dans les campagnes où ils 5 ^abondants, où leur importunité se f a,t
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tout sentir, chacun les extermine &que possible. Nous pensons néanmoins q uleur attribue plus de mal qu’ils n’en occ 'sionnent. ,
Cependant nombre de voyageurs P* r ^
longuement de leurs ravages et de len^
porlunité dans une grande oartie de
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