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Tome cinquième.
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FOU

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larves les fluides qu’elles ont humés surdivers corps. C’est là un fait bien connu ;mais, chez les Abeilles , on a observé que lanourriture n’était pas la même pour les larvesdes ouvrières et pour celles des reines oufemelles fécondes. La nourriture particu-lière donnée à ces dernières , désignée sousle nom de gelée prolifique , serait suffisante,selon de nombreuses observations, pourdévelopper les organes reproducteurs dusexe femelle, qui restent à l’état rudimen-taire chez les ouvrières, ces dernières n’étantque des femelles avortées. L’espace plusgrand donné aux larves des femelles sembleleur permettre d’acquérir un développementplus considérable.Pour ceci, il en est de mêmechez les Fourmis : les chambres contenantles larves destinées à devenir femelles fé-condes sont beaucoup plus spacieuses quecelles des larves devant donner des indivi-dus neutres ; mais, quant à la nourriture ,nous sommes dans une incertitude complètesur la question de savoir si elle est semblablepour toutes les larves , ou si, au contraire,elle est différente. L’analogie nous porte àcroire qu’elle est différente, d’autant plusque les jeunes larves sortant d’œufs en toutsemblables , on ne comprendrait pas cequi déterminerait le développement desorganes femelles et l’accroissement beau-coup plus considérable du corps de l’animal.Au reste, l’observation, si difficile, nous faitdéfaut, et l’on en est réduit à quelques sup-positions peu concluantes.

Les Fourmis montent et descendent lelong des tiges pour harceler les Pucerons,en les excitant avec leurs antennes et leurspalpes pour les forcer à dégorger le liquidedésiré. Jamais du reste elles ne leur font au-cun mal. On assure seulement que parfoiselles emportent ces Pucerons pour les placersur des plantes dans le voisinage de leurfourmilière , afin de n’avoir pas à aller leschercher au loin. Ce sont leurs véritablesesclaves ; Linné les a appelés les Vaches desFourmis .

Voici à ce sujet une observation curieuserapportée par Huber : « Je découvris un jour,dit-il, un Tithymale qui supportait au mi-lieu de sa tige une petite sphère, à laquelleil servait d’arc: c’était*une case que lesFourmis avaient bâtie avec de la terre. Ellesen sortaient par une ouverture fort étroite,

pratiquée dans le bas, descendaient le longde la branche , et entraient dans une four-milière voisine. Cette retraite renfermaitune nombreuse famille de Pucerons. J’ad-mirai ce trait d’industrie , et je ne tardaipas à le retrouver avec un caractère plus in-téressant encore chez des Fourmis de diffé-rentes espèces.

»Des Fourmis avaient construit autour dupied d’un Chardon un tuyau de terre dedeux pouces et demi de long sur un et demide large. La fourmilière était au bas, etcommuniquait sans intervalle avec le cy-lindre. Je pris la branche avec son entourageet tout ce qu’il renfermait. La portion de letige comprise dans le tuyau était garnie dePucerons. Je vis bientôt sortir, par l’ouver-ture que j’avais faite à la base, les Fourmis *fort étonnées de voir le jour en cet endroit,et je m’aperçus qu’elles y vivaient avec leurslarves : elles les transportèrent en hâte dansla partie la plus élevée du cylindre qui n’a-vait pas été altérée. C’est dans ce réduitqu’elles se tenaient à portée de leurs Puce-rons rassemblés, et qu’elles nourrissaientleurs petits. »

Des voyageurs, nous ayant affirmé quel’ 011ne rencontrait pas de Pucerons dans les ré-gions équatoriales, ont vu les Fourmis fai rele même manège auprès de certains Insectesde l’ordre des Hémiptères homoptères finisécrètent également divers liquides.

Les soins que les Formicides donnent au*

larves ne consistent pas seulement a

leur

procurer une température convenable et lanourriture nécessaire, elles doivent encor®les entretenir dans une extrême propret®*Avec leurs palpes elles les nettoient parfait®'ment, et ne laissent jamais sur leur corps 1®moindre grain de poussière.

Au moment des mues que subissent 1® Slarves, elles sont occupées fréquemment atirailler leur peau, à l’étendre et à la ran*® -lir, pour les aider dans ce moment critifl 116 *

Ces larves ressemblent à de petits ^ TerSprivés de pattes , et d’une forme ramassé® »mais un peu atténuée vers la partie antrieure. Elles ont douze anneaux, et l’on dislingue assez facilement leurs deux petit®mandibules. Leur couleur est d’un bla njaunâtre.

Quand les larves ont pris tout leur aCC ^ lS ->sement, elles se filent, au moins dans la P* u