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Les unes contiennent des œufs, les au-tres des larves ou des nymphes, celles dechaque sorte d’individus étant aussi sépa-rées.
Quand survient tin accident qui détérioreune partie de la fourmilière, le premier soindes ouvrières est de s’occuper à secourir lesindividus qui auraient pu souffrir du dé-sastre. Elles se mettent ensuite à réparerl’habitation , en raccordant aussi bien quepossible le travail nouveau avec les partiesanciennes.
Nous ne connaissons pas encore, à beau-coup près, toutes les constructions des Four-mis : cependant il est certain que plusieursespèces exotiques en font de très remarqua-bles. Quelques uns de ces nids ont été rap-portés par divers voyageurs , mais malheu-reusement presque toujours sans les archi-tectes.
Un nid rapporté d’Amérique au Muséumd’histoire naturelle de Paris , ne présente àla vue qu’une masse immense de petitesbranches de bois enchevêtrées les unes dansles autres. La forme de cette demeure n’estpas moins singulière ; elle est absolumentronde comme un fromage de Hollande.
On connaît une espèce américaine, queM. Lund nomme F. merdicola , qui construitson nid autour des branches en employantcomme matériaux des excréments dessé-chés. La F. fungosa Fab. emploie la matièrecotonneuse des capsules de Bombax , et enforme une substance ayant l’apparence d’a-madou.
Au moment où les Fourmis doivent s’ac-coupler, les mâles et les femelles sortent dela fourmilière; car, bien qu’ils se trouventréunis fréquemment dans l’intérieur du do-micile , selon toute apparence, il n’y a ja-mais rapprochement entre les sexes. Ils sor-tent donc comme le font les Abeilles, lesGuêpes, etc. Ils s’élèvent dans les airs ; bien-tôt après les femelles reviennent à l’habita-tion fécondées, et fécondées pour toute leurvie.
C’est toujours vers le soir, par un tempschaud et calme, que les Fourmis prennentleurs ébats; si, par hasard, au moment oùs’effectue cette sortie, le vent vient à chan-ger , les ouvrières ont soin de retenir lesmâles et les femelles qui sont encore restésà la fourmilière.
Les mâles étant de beaucoup les plus nom-breux , tous ne sont pas destinés à la repro-duction de la race, mais ils meurent touspeu de temps après avoir quitté la fourmi-lière, dans laquelle ils ne doivent jamaisrentrer. Quand les femelles de Fourmis re-viennent à l’habitation, leurs ailes leurssont enlevées par les ouvrières ; quelquefoiselles se les arrachent elles-mêmes. Ces ap-pendices tenant peu, une semblable muti-lation ne paraît pas leur coûter beaucoup*Elles ne doivent plus alors sortir de leurretraite ; elles doivent y passer tout le restede leur vie ; elles doivent y mourir.
Lorsque les mâles et les femelles ont prisensemble leurs ébats, les ouvrières se met-tent en observation pour recueillir les fe-melles qui reviennent après avoir été fécon-dées. Elles s’empressent de les emporterdans les loges les plus profondes de la four-milière, où elles leur prodiguent les soinsles plus assidus, et où elles seront sûrementà l’abri de tout danger.
A peine les œufs sont-ils déposés, queles ouvrières les emportent et prennenttoutes les précautions nécessaires pour favo-riser l’éclosion des jeunes larves. Aussitôtque celles-ci viennent de naître, elles sont ca-sées dans les différentes loges, selon les sexes.
On a beaucoup parlé de la prévoyance dela Fourmi. Gette prévoyance est même de-venue proverbiale; on se rappelle la fabl edu bon La Fontaine : La Cigale etla Fourffl uCependant on paraît l’avoir beaucoupgérée, caries Fourmis s’engourdissent et de-meurent immobiles pendant la saison ri~goureuse. Huber assure néanmoins qu T ell eSne restent sans mouvements que lorsque I efroid est à 2 degrés au-dessous de zéro duthermomètre Réaumur. Quand la tempér 3 'ture est moins basse, elles vont encore r®"chercher les Pucerons vivants dans le v° 1 'sinage, car on sait que ces insectes nemeurent pas tous l’hiver. Les Fourmis P eU 'vent donc encore profiter de cette ressource,et d’ailleurs il paraît qu’elles conserve* 1presque toujours dans la fourmilière desfragments de fruits desséchés ou d’autrsubstances en quantité suffisante pourmettre à l’abri de la disette.
Jusqu’à présent nous ne connaissons Pexactement la durée de la vie des Four©*^Pour les mâles, nous savons qu’ils meure
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