708
FOU
FOU
nomme aussi Amazones et Légionnaires, àcause de leurs habitudes toutes belliqueuses,aller à plusieurs reprises attaquer les Four-mis Noir-cendrées (Formica fusca Lin.), etleur enlever leurs larves et leurs nymphes,ne pouvant le faire souvent qu’après uncombat très acharné. Plus tard, il décou-vrit le nid de ses Fourmis Amazones. DesNoir-cendrées erraient alors autour çà etlà. Il croyait sans doute être le témoind’un nouveau combat; mais il en futbien autrement. Les Noir-cendrées ac-cueillaient parfaitement les Amazones , etemportaient au fond du nid les larves et lesnymphes qu’elles leur apportaient. Danscette habitation, les Fourmis Amazones etNoir-cendrées , également en grand nombre,vivaient en parfaite intelligence. Rien nepouvait paraître plus extraordinaire quecette fourmilière composée de deux espècesbien différentes : aussi Huber les observa-t-il avec le plus grand soin ; et bientôt ildécouvrit l’explication de ce phénomène.Les Fourmis Noir-cendrées savent se con-struire des nids, prendre soin de leurprogéniture, lui apporter la nourriture né-cessaire , et pourvoir à tous les besoins deslarves. Au contraire, les Polyergues rous-sûtres ou Amazones sont incapables de soi-gner les leurs, d’aller chercher leur subsis-tance quotidienne ; elles ne sont pas aptes àconstruire des nids; elles laisseraient infailli-blement périr leurs jeunes, si elles étaientabandonnées à leur propre instinct; mais lanature les en a dédommagées en leur donnantdu courage et des habitudes guerrières. Cen’est que pour se procurer des esclaves, dessortes d’ilotes, qui prendront soin de leurspetits, qu’elles vont attaquer les FourmisNoir-cendrées habitant leur voisinage. On nedoit donc pas s’étonner de les voir s’enprendre toujours aux larves, et surtout auxnymphes plutôt qu’aux Fourmis adultes; carsi les Amazones eussent entraîné les Noir-cendrées dans leur nid , ces dernières l’au-raient bientôt abandonné, pour retourner àleur ancienne habitation ; tandis qu’en em-portant des nymphes, les insectes parfaitsqui en naissent, croyant se trouver dansleur propre demeure, vivent dans cette four-milière , prenant soin également de leurslarves et de celles des Amazones .
Les espèces assez nombreuses qui com-
posent le genre Fourmi ( Formica ) propre-ment dit ne nous offrent rien de parlicu"lier après les faits généraux que noos avonsrelatés. La plupart construisent leur niddans la terre ou au pied des arbres. LaFourmi rousse ( Formica ru fa), l’une desplus communes du genre, est roussâtre, dumoins les femelles et les neutres, car lesmâles sont noirs. Cette Fourmi, très abon-dante dans nos environs, construit son niddans les endroits sablonneux avec toutessortes de débris et de fragments de bois.
La Fourmi sanguine (Formica sanguine&Lat.(, qui est d’un rouge vif, avec le sommetde la tête et l’abdomen noirs, a des habitu-des analogues à celles du Polyergue roussâtre :elle va enlever les larves et les nymphes dela Fourmi mineuse ( Formica cunicularid)pour se faire aider dans ses travaux.
On trouve encore communément en France la Fourmi fuligineuse (Formica fuUginosûLess.), qui vit en société nombreuse dansles vieux arbres, où elle établit des log e 'ments appropriés à ses besoins ;
La Fourmi noire (F. nigra ), qui établi*son nid dans la terre, souvent sous de$pierres dans les jardins ;
La Fourmi rouge-bois (F. hercule^Lin*), qui vit dans les troncs d’arbres, etc*(Em. Blanchard.)
FOURMI BLANCHE, ins.— C’est le non*qu’on donne vulgairement aux Termite 5 *
( Voyez ce mot.) (Bl.)
FOURMILIER. Myrmecophaga.
Les Mammifères auxquels on donne ce non 1appartiennent aux régions les plus ebandc 5de l’Amérique . Ils se rapportent à trois espèces différentes , dont les naturalisétuels font autant de genres. Leur cara ctef0commun le plus remarquable est de n ian 'quer entièrement de dents aux deux autr . jsmâchoires. Leur langue est filiforme ; ^
peuvent la faire sortir longuement de I eU *bouche pour saisir les Fourmis , qui com P 0 ^sent leur nourriture principale. Ces amaux ont des ongles très puissants,constituent leurs principaux moyens defense. Leurs formes pour chaque especefrent quelques différences en rapport ales circonstances au milieu desquellessont appelés à vivre. Ainsi le Tamanoir* ^est terrestre, a quatre doigts aux pi gdevant, et cinq à ceux de derrière; sa q u