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Tome cinquième.
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est longue , non préhensile, et garnie delongs poils disposés en panaches. Le Taman-dua est moins grand, et il diffère essentiel-lement du premier par sa queue préhensile :il grimpe assez souvent aux arbres. Quant auFourmilier didactyle, il est essentiellementarboricole; sa taille est beaucoup plus petiteque celle des précédents ; il n’a que deuxdoigts au lieu de quatre aux pieds de devant,et sa queue est très préhensile. C’est le seuldont nous parlerons ici, les autres devantêtre décrits aux articles tamanoir et taman-dua de ce Dictionnaire. Le Fourmilier di-dactyle, que les auteurs du siècle dernieront surtout indiqué par le nom de Fourmi-lier , a reçu plusieurs dénominations généri-que. M. Is. Geoffroy l’appelle Dionyx ; F.Cu-vier en avait fait le genre Didactyle; Waglerl’a nommé Myrmydon.

C’est un petit animal gros comme unRat, à pelage doux, d’un blond jaunâtrebrillant avec des teintes roussâtres ; uneligne rousse plus prononcée longe le dos decertains individus, et manque dans d’autres.On a quelquefois distingué deux espèces deces Fourmiliers, mais il n’a pas été possiblejusqu’ici de démontrer cette opinion. Lemuseau est moins allongé que celui du Ta-manoir ; sa langue est aussi dans le mêmecas ; ses oreilles sont en partie cachées sousses poils ; son corps est ramassé , court, àpattes assez petites, et pourvues antérieure-ment de deux doigts seulement, dont les on-gles sont très puissants ; les pattes de der-rière ont quatre doigts, et la queue, qui estplus longue que le corps, est forte à sa base,et dénudée en dessous dans une grandepartie de sa portion terminale. (Voyez l’At-las de ce Dict., Mammifères, pl. 16, fig. 1.)

Le Fourmilier didactyle vit principale-ment au Brésil et à la Guiane. Il passe laPlus grande partie de sa vie sur les arbres.Sa démarche est lente et silencieuse ; sonr égime consiste essentiellement en Fourmis ,H y joint aussi d’autres insectes. Sa femellePc fait qu’un seul petit ; elle le dépose dansPu nid, dont le creux d’un arbre et quelquesfeuilles constituent les éléments. Elle aQuatre mamelles.

L’intestin des Fourmiliers didactyles pré-s ente un caractère que nous ne devons pas°ublier. Sa séparation en intestin grêle etgros intestin est marquée par deux petits

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cæcums, analogues aux cæcums pairs desoiseaux. (P. G.)

FOURMILIER. Myiothera. ois. — Genrede l’ordre des Passereaux dentirostres (In-sectivores de Temminck), établi par Uliger,pour des oiseaux qui ont exercé la sagacitédes méthodistes, et se compose, en effet,d’êtres si dissemblables, qu’on ne saittrop lequel choisir pour type du genre.Voici les caractères qui semblent le mieuxconvenir à ce petit groupe : Bec long, pres-que droit, comprimé sur les bords, très lé-gèrement crochu et muni d’une dent faible-ment marquée; mandibule inférieure unpeu renflée en dessous ; narines obliques ;ailes moyennes ; queue courte ou moyenneet étagée ; tarses allongés et grêles ; plumageplutôt sombre que vif et assez souvent gri-velé.

Avant d’entrer dans la discussion descoupes à établir dans ce genre, je ferai con-naître ses mœurs, qui sont aussi variablesque les particularités organiques qui diffé-rencient les individus qui les composent.

Ces oiseaux, qui sont presque tous amé-ricains (une section seule appartient à l’an-cien monde), vivent soit en petites trou-pes , soit par couples, soit solitaires. Lesfemelles diffèrent des mâles par des teintesmoins franches de couleur ; ainsi : celles quisont noires chez les mâles sont brunes chezles femelles, et le blanc y est roux.

Parmi les Fourmiliers, les uns vivent àterre, et d’autres perchent sur les buissons :tous se tiennent dans les forêts vierges ouau milieu des buissons qui succèdent à lacoupe des bois, et qu’on appelle, en portu-gais , capouaires. Quelques espèces, tellesque le M. ferruginea , grimpent autour desbranches à la manière des Anabates. Ils neperchent guère plus haut que six pieds. Ilsse nourrissent de fourmis et autres insectes,tels que des Chenilles, de petits Coléoptè-res, des Sauterelles et des Termites ou deleurs larves.

La brièveté de leurs ailes et le peu derésistance que présente leur plumage ren-dent ces oiseaux impropres à un vol sou-tenu : aussi remarque-t-on que la course estl’allure ordinaire des espèces marcheuses ;les autres sautillent de branche en brancheavec une incroyable agilité.

Us déposent à terre, sur un petit tas de