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FOU
FOU
feuilles sèches, d’autres sur une pierre mous-seuse , au pied d’un tronc d’arbre (on en atrouvé recouverts du coton du Bombax), aumois d’août ou de septembre, de deux àcinq œufs d’un blanc plus ou moins pur ettachetés de roussâtre ou de noir, que couvents alternativement, pendant douze à quinzejours, le mâle et la femelle. Aussitôt aprèsl’éclosion , les petits accompagnent leurmère, et s’en éloignent au bout de huit oudix jours; ils sont, dans leur jeune âge,couverts de duvet, et les jeunes mâles por-tent, pendant leur première année, la livréede la femelle.
Leur mue a lieu vers le mois de novem-bre et paraît simple.
Les Fourmiliers sont sédentaires, autantqu’on peut le croire et que paraît l’annoncerleur structure ; mais on ne sait rien de bienprécis à ce sujet.
Ils varient beaucoup d’espèce à espècepour le chant : ainsi le roi des Fourmiliersa un chant aigu semblable à celui des Tina-mous , et qu’il fait entendre dès le matin ;les M. campanisona et tinniens font retentirles capouaires d’un tioû , tioû, tioû ,tioû, tioûtrès sonore. Les M. fuliginosa, malura, al-biventris n’ont d’autre chant que zri, zri,zri. Celui du M. longirostris ressemble àcelui du Moineau ; celui du M. cristatella nepeut guère être comparé qu’à celui d’unecloche sur laquelle on frappe plusieurs foisde suite. M. Kittlitz dit que le chant duM. chilensis (Troglodytes paradoxus Kitt.)ressemble au coassement d’une Grenouille.Le chant des autres est tantôt un sifflement,tantôt un gazouillement assez harmonieux,ou, comme chez le M. leucophrys, une gammechromatique terminée par un gazouille-ment.
Ces oiseaux, d’un naturel généralementsauvage, ne sont pas très difficiles à appro-cher ; mais la pétulance de leurs mouve-ments met souvent en défaut le chasseur leplus habile, qui est quelquefois même obligéde les tirer au juger, dans la direction d’oùvient le chant. C’est vainement qu’on aessayé de les élever en cage; ils se débat-taient jusqu’à se tuer, contre les barreauxde leur prison.
Leur chair, blanche, tendre et d’un goûtdélicat, est assez recherchée.
Les Fourmiliers ont beaucoup de points
de ressemblance avec les Pies-Grièches et lesMerles ; mais je ne pourrais dire, après avoirbien attentivement étudié les oiseaux de cegroupe, où il commence, où il finit, etquelles sont les espèces qui le composent, ensuivant, dans leur disposition méthodique,l’ordre de la dégradation des caractères. I1Ü'ger, Vieillot, Cuvier, MM. Lichtenstein,Temminck , le prince de Neuwied , Swain-son, Lesson, Lafresnaye, Spix, Bonaparte,Ménétrier, ont disposé systématiquement cesoiseaux ; ce dernier a publié sur ce groupeun travail remarquable, et j’adopterai sesdivisions, qui certes ne sont pas bien tran-chées , mais ont été disposées par un natu-raliste qui a vu et chassé ces oiseaux. Seu-lement je considérerai la famille des Four-miliers ou Myiothères ( Myiothérinées deRichardson, Myiothéridées de Boié) commeun genre divisé en sections ; je pense toutefoisque le g. Myioturdus pourrait être en partieréuni aux Brèves, ou tout au moins rappr°'ché de ce genre.
l re Section. — Myioturdus ( Myrin^co -phaga , Lacép. ; Grallaria ,. Vieill.; Myi°~cincla, Sw. ; Formicicapa , Daud. ; Formica'rius , Bodd.). Bec des Brèves, jambes longueset queue courte. Oiseaux du Brésil et de l flGuiane, les plus grands du genre ; ils riventà terre. Esp.: M. rex , roi des Fourmiliers »M. ochroleucus P. Max., marginatusV . Ma*-’tetema P. Max., ou colma Voigt., wribretWLicht., tinniens , le grand Beffroi; Palifo° uïflineatus , le petit Beffroi.
2 e Section. — Myrmothera (Thamnoplus , Spix.; Formicivora , Sw.). Bec plus grêleet queue plus longue que dar s le g. précédent,même patrie; ils marchent etperchent. Esp-M. nematura Licht., longipes Vieil.,nophiloides Voigt., gularis, axillaris Vieill-ie Grisin de Cayenne, Buff.), unicolor^ e
3 e Section. — Formicivora, Sw. (Timali
Horsf. ; Drymophila , Sw.). Ce sont des Foui
miliers à queue longue et étagée. M. Mène
trier les a divisés en cinq sections ;
niais
leur faciès les rend assez reconnaissablespour qu’une division ne soit pas nécessaire*Ces oiseaux sont de l’Amérique du Sud et deJava : les espèces de l’ancien monde ont leplumage roussâtre des Anabates. Esp. : F.gricollis Sw., Deluzœ Men., pileata , rufima r 'g inata, ferruginea , loricata, strigiUata, m*'culata Sw., malura Sw., rufa, cœrulesc^ nSi