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melanaria Men., alapi , domicilia , atra ,maura Men., ardesiaca , melanura Men.du Brésil , capistrata , melanothorax, pyr-rhogenys , epilepidota, grammiceps , Zettco-phrys, gularis de Java. Ce sont les Brachy-pteryx d’Horsfield.
4 e Section. — Leptorhynchus, Men. Becallongé, droit et mince; doigt interne soudéau médian ; queue très étagée, composée deplumes étroites ; vit en société et perche.Esp.: L. guttatus Men., striolatus Men.
5 e Section. — Oxypyga , Men. ( Tinac-tor , Pr. Max.). Queue à pennes larges et àbaguettes raides. Esp. unique, 0. scansor ,du Brésil .
6 e Section. — Malacorhynchus , Men. Becflexible ; narines recouvertes par une écaille ;plumes courtes, arrondies et soyeuses. Vitpar paires, et se tient souvent à terre. DuBrésil . Esp.: M. cristatellus Men., rhinolo-phus , albiventris Men., speluncœ Men.,chilensis Kitt., indigoticus.
V Section. — Conopophaga , Yieill.( Myiagrus , Boié).Bec déprimé ; queue courte.Patrie, le Brésil . Esp.: C. leucotis Yieill.,dorsalis Men. , vulgaris Men., nigrogenysLess., melanogaster Men., nœvia Yieill.
La place de ce genre, dont il aurait ététrop long de donner ici la synonymie spé-cifique , est aussi incertaine que sa délimi-tation rigoureuse. M. Temminck le metentre les Brèves et les Bataras ; M. Lesson,entre les Myiophages et les Mérulaxes ; auMuséum, ils sont après les Mégalonyx etavant les Brèves. Il serait à désirer qu’unornithologiste pût entreprendre la mono-graphie de ce groupe, qui mérite une étudelongue et minutieuse , non pas tant pourla détermination des espèces, qui sont as-sez mal connues, qu’afin d’y faire entrerles oiseaux qui lui appartiennent et enéliminer ceux qui y ont été introduits àtort. (G.)
FOURMILIÈRE.ins. — Voy. fourmi.
FOURMILION. Myrmeleon ( ^ p fj-vÇ ,, lion), ins.— On désigne ainsi ungenre remarquable de l’ordre des Névrop-tères appartenant à la tribu des Myrmé-ïéoniens et à la famille des Myrméléonides.Les Fourmilions sont des Insectes d’assez§ r ande taille, ayant un corps grêle et trèslong ; des antennes en massue plus courtesflue la tête et le thorax réunis ; des mandi-
bules courtes, mais robustes et unidentéesintérieurement; des yeux très saillants pla-cés sur les parties latérales de la tête, et desailes réticulées, fort développées. Par leuraspect général, ces Névroptères ressemblentun peu aux Libellules ; mais leurs caractèresles en éloignent sensiblement, et leur genrede vie, pendant leur premier état, les endistingue encore davantage.
Les Fourmilions, à leur état d’insecteparfait, volent pendant la plus grande ar-deur du soleil, dans les endroits secs, arideset sablonneux. Us se nourrissent d’autres in-sectes, mais ils ne paraissent pourtant pasavoir la voracité des Libellules. Leur vol estélevé et rapide; souvent ils planent pendantlongtemps.
Ces insectes, étudiés sous le rapport deleur anatomie, ont présenté un canal intes-tinal assez court, ayant un œsophage trèsgrêle, renflé insensiblement en un jabot quise prolonge jusque vers les deux tiers de lalongueur de l’abdomen , en offrant unepanse latérale. A ce jabot succède un petitgésier ovoïde suivi d’un ventricule chyli-fique, granuleux extérieurement, terminépar l’intestin , qui se renfle en un rectum àson extrémité. Les vaisseaux hépatiques in-sérés à l’extrémité du ventricule chylifique,sont au nombre de huit, longs, capillaires,simples, flottant par leur extrémité.
Les larves des Fourmilions, comme cellesde tous les Névroptères que nous ratta-chons à la tribu des Myrméléoniens, sontterrestres. Elles ont une tête et un corseletétroits, fortement aplatis, avec un abdomenlarge, très volumineux proportionnellement.La bouche ne présente ni mâchoires ni pal-pes distincts, mais seulement des mandi-bules plus longues que la tête, grêles et unpeu recourbées, formant une longue pairede pinces propres à saisir fortement uneproie. Ces mandibules, garnies intérieure-ment de dents fortes et acuminées, ont àleur extrémité un petit ostéole absorbant,qui permet à ces larves de humer les par-ties liquides. Le canal intestinal des Four-milions à l’état de larve a environ trois foisla longueur du corps quand il est déployé ;ordinairement il est entouré d’une trèsgrande quantité de tissu graisseux, qui sansdoute sert beaucoup à l’insecte pour sup-porter parfois des abstinences très prolongées.