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Tome cinquième.
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que par wvpoç les Grecs entendaient les cé-réales de toutes sortes. Le fait est que, plustard, ffîTos a été employé par les hommespratiques pour désigner le Froment.

L’incertitude est moins grande pour l’É-peautre. On sait avec assez de certitude queles Grecs appelaient la grande Epeautre olupaet Çîta, et la petite n'?*). C’est évidemment lacéréale la plus anciennement cultivée dansla péninsule italique, ce que prouve le simplenom de Semen , qui lui était donné par lesRomains ; et l’on prétend que c’était ceTriticum que les Égyptiens cultivaient depréférence à tout autre, malgré l’adhérencede sa balle.

Plus tard on trouve le vrai Froment enGrèce et en Italie ; et d’après les auteursanciens, on n’en connaissait alors que 6 à 7variétés. Aujourd’hui le nombre des variétéss’élève à au moins 300 ( nombre bien élevépour être vrai), et l’on a essayé plus d’une foisde les classer pour les rapporter à des types ;mais on ne peut nier que cette disposition mé-thodique ne présente de grandes difficultés.Voici toutefois celle qui paraît la plus ration-nelle. Elle comprend cinq types, auxquels serapportent les principales variétés cultivées.

I rc Section. — STromesifs nus.

I er type.—F roment commun, Triticumvulgare ou sativum (1).

Variétés sans barbes , paille creuse.

Blé commun d’hiver à épi jaunâtre . Épipyramidal, grain rougeâtre oblong et ten-dre. C’est la variété cultivée dans la Beauce,en Brie, et dans le centre et le nord de laFrance. On l’appelle communément Bléd’hiver ou de saison .

Blé de mars blanc sans barbe , sous - va-riété du précédent, presque aussi estimécomme Blé de mars que le précédent commeBlé d’automne.

Blé blanc de Flandre , blanc zée, Blé blazé,à épi blanc, fort et bien nourri, grainblanc et tendre : c’est un des plus beaux etdes plus productifs. Le Blé de Talavera, àépi plus long et à épillets plus distants, enparaît être une simple sous-variété.

Blé blanc de Hongrie, Blé anglais, Blé

(x) On rapporte à cette espèce les Triticum œstivum, hyber -num et turgidum , de quelques auteurs* qui en ont fait desespèces distinctes. Je les ai tous réunis comme de simplesvariétés du T. sativum.

chevalier, remarquable par la bonne qua-lité de son grain.

Touzelle blanche, d’excellente qualité ,mais trop délicate pour les départementsseptentrionaux.

Richelle blanche, mêmes qualités et mêmesinconvénients.

Blé Fellemberg, à grain petit et dur, de-mande à être semé en mars, et a le défaut des’égrener facilement. Le Blé Pictet, qui n'enest qu’une variation, tient mieux dans saballe.

Blé d’Odessa, Richelle de Grignon, Bléd’Alger, Blé Meunier, très estimé, maistrop délicat pour notre pays.

Blé de Saumur , à grain gros, bien plein,à paille très blanche, mais assez délicat.

Blé de Haie, appelé aussi Blé de TunstalhFroment blanc velouté, h épi blanchâtre,grand et gros.

Blé Lammas, Blé rouge anglais , hâtif etsujet à s’égrener; il s’accommode d’un ter-rain médiocre.

Blé de Marianipoli, Blé de mars rouge ,Blé carré de Sicile, Blé rouge velu de Crête .

Variétés hâtives, et réussissant parfaitement

dans les semis du printemps.

Variétés barbues, paille creuse.

Blé barbu d’hiver à épi jaunâtre. Ep 1comprimé, grain rougeâtre. Encore trèscultivé dans l’Ardèche et la Vienne ; maisil cède devant les Blés sans barbe.

Blé de mars barbu ordinaire, plus précoceque la variété sans barbes.

Blé de mars barbu de Toscane , ou Blé deToscane à chapeaux, sous-variété de la p re "cédente, qui fournit, par suite des procèdesemployés dans sa culture, les paillesd’Italie , si renommées pour la fabricationdes chapeaux.

Blé de mars rouge barbu, Blé deTrès convenable pour les semis tardifs acause de sa précocité.

Saissette de Provence, une des variétés deBlé les plus estimées : ce sont des Blés mars , trop délicats peut être semés en automne. Les Saissettes dites d’Arles , d 'Agd#tde Beziers , de Sault, en sont de simplevariations.

Blé du Caucase barbu , variété de marexcellente qualité.

Richelle blanche, Blé barbu de Naples T ' 0I