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qu’elle constitue pour ainsi dire le fond denotre agriculture. Sans entrer dans de longsdéveloppements sur cette matière impor-tante, je ferai connaître les principaux pro-cédés de culture en usage pour avoir debeaux Froments.
Les terres franches, réunissant toutes lesconditions de fertilité, sont celles qui con-viennent le mieux pour la culture des Blés ;mais l’emploi raisonné des engrais et desamendements a permis de l’étendre au-jourd’hui à des sols d’autre nature, etc’est ce qui constitue un progrès notable.L’emploi des engrais exige néanmoins uneattention scrupuleuse; et en thèse géné-rale, ce n’est pas dans les terres les plusfortement fumées qu’on obtient les plusbeaux produits , le développement excessifdu chaume étant contraire à celui du grain ;on réussit mieux en ouvrant la rotation parune culture sarclée fumée abondamment,et le Blé qui y succède sans addition de fu-mier donne toujours des produits abondants.On a également obtenu des résultats avan-tageux par l’emploi des amendements cal-caires ; et dans les localités où l’on a eu re-cours à ce moyen , l’on a remarqué uneamélioration réelle dans la qualité desBlés .
La préparation du sol est d’une hauteimportance ; mais le nombre des laboursdépend de sa nature et de l’état dans lequelil se trouve : ainsi, tandis que trois et quatrefaçons sont quelquefois insuffisantes sur unejachère, une seule suffit au contraire aprèsune récolte de Féverolles binées, une cul-ture de Vesce ou de Sarrasin , ou un Trèflerompu. Il ne faut pas, en général, qu’il ait étérécemment labouré à une grande profon-deur; car le Blé s’accommode mieux d’unterrain dont le fond présente une certaineconsistance , et les laboureurs sont loin deredouter de semer sur un terrain parseméde petites mottes, qui par leur effritementrechaussent d’elles-mêmes le Blé nouvelle-ment germé. On peut semer dans les terreslégères plus tôt après le labour, et un peuplus tard dans les terres fortes.
11 faut procéder avec discernement dansles cultures qui précèdent celle du Blé .Sans entrer dans des détails hors de monsujet sur les assolements pratiqués enFrance , je ferai seulement connaître les
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cultures qui précèdent celle du Fromentavec le plus d’avantage :
1° Le Trèfle, lorsqu’il n’occupe le sol quepeu de temps, est une excellente prépara-tion.
2° Après le Trèfle, la Lupuline est encoreexcellente, mais dans les terres légères.
3° Dans les terres fortes, on peut fairecultiver avant le Froment des Fèves pourles Blés d’automne, des Choux, pour ceu*de printemps.
4° La Betterave produit encore les pl uSheureux résultats ; mais les cultivateurs n’ensont pas encore tous convaincus. On pourraiten dire autant sans doute de toutes les cul'tures sarclées ; car, dans le Nord et le Centre,on sème du Blé après les Carottes, le Tabacou les Choux fumés.
5° Le Colza et la Navette.
En général, on ne fait pas succéder le Btéà la Pomme de terre, parce que cette plantea la réputation de trop effriter le sol ; ma*sdans une terre bien fumée, on peut, sansinconvénient , y faire succéder la culturedu Froment : témoin l’expérience faite aGrignon il y a deux ans, et qui eut H eUdans un terrain qui avait produit des Pomm eSde terre l’année précédente.
Le choix de la semence est très imp° r "tant, et nos cultivateurs préfèrent emploiles Froments nouveaux ; mais des essais uiul'tipliés ont prouvé que des Froments de 2 eu3 ans donnent des récoltes au moins aussisatisfaisantes , quelquefois même plus-
II est d’usage parmi les cultivateursrenouveler leur semence tous les 2 ou 3 ans»et pour cela ceux des différents cantons f OIJdes échanges entre eux. Sur la fin du siècledernier les Belges tiraient des semences deSicile. Les Anglais ont voulu imiter ce ^exemple. Ce Blé a bien réussi ; mais il s eStrouvé trop dur, dit Miller, pour les moulin 5anglais.
Après le choix des semences vient le en^blage , destiné à enlever les graines étrangères , et le chantage , qui détruit les s P° r ^des Urédinées, et empêche ainsi la carie ele charbon. On chaule les Blés par imu 1 ^sion dans une solution de sulfate dede potasse ou d’acide sulfurique êiend’eau; mais le chaulage le plus facile- ^celui de chaux, dont il. faut 50 kilogramu^environ, dissoute dans 240 litres d’eau P°