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Tome cinquième.
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12 hect. 1,2 de Froment. On peut ajouter àl’énergie de ce moyen en mêlant à la chauxdu sel commun.

La quantité de Froment à répandre par hec-tare varie suivant les terrains. Dans les solsfertiles, il en faut moins que dans des terresmaigres et de qualité médiocre, et il fautmoins de semence pour un semis d’automneque pour un de printemps. Terme moyen ,on sème ordinairement 200 litres par hec-tare ; il en faut près de moitié moins pourles semis en ligne, à 25 cent, de distance.

L’époque des semailles présente aussi desvariations. En France , on sème les blés d’au-tomne, depuis septembre jusqu’à la fin dedécembre, et ceux de printemps, aussitôt qnela saison le permet. Pour les Blés d’au-tomne , il résulte d’expériences réitérées quequand on sème de bonne heure, on a plusde paille et moins de grains, tandis que lecontraire a lieu en semant tard. En général,il convient mieux de semer de bonne heure.

On sème de trois manières : 1° à la volée ,sur raies ou à la surface du champ , pourrecouvrir à la herse, ou bien sous raies demanière à ce que le grain soit recouvert parla charrue. On reproche à ce dernier moyen,la lenteur qu’il apporte dans l’opération ;mais, en général, il compense largement parle produit la perte de temps à laquelle ilentraîne, en ce qu’il met le Blé à l’abri dudéchaussement, qu’il est difficile d’éviter,même avec le semis le plus minutieux. Par-mentier pose en axiome que dans les tempshumides il faut beaucoup de charrue etpoint de herse, et dans les temps secs beau-coup de herse et point de charrue.

2° En lignes. Ce mode de semis, préconisépar les uns, et combattu par les autres,présente néanmoins des avantages réels,malgré les objections faites à son emploi,et qui sont : le prix de revient d’une sem-blable machine , ce qui ne permet pas del’introduire dans une petite exploitation ;les retards qu’en entraîne l’emploi, l’aug-mentation de la main-d’œuvre, l’irrégu-larité du travail dans certaines terres , -eteelle du produit.

La première objection est la plus forte ;fiuant aux autres, elles tombent d’elles-mêmes. Ainsi, pour ce qui concerne le prixde revient, il résulte des expériences faitesà Grignon avec le semoir de M. Hugues, que

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îü ares de Seigle ont coûté 18 minutes detemps, 12 litres 60 centil. de semences,1 fr. 71 c. en argent, tandis que la mêmequantité de terrain semé à la volée a coûté53 minutes de temps, 22 litres de semence,et 2 fr. 84 c. en argent. Ce qui fait une dif-férence de 11 fr. 40 c. pour un hectare. Leproduit de l’expérience au semoir a été unexcédant de 19 litres 54 centilitres pour les10 ares, ou près de 2 hectolitres pour uahectare.

J’ajouterai à cet exemple 'celui d’expé-riences comparatives faites à Grignon (1) en1843 sur la production du Blé semé en li-gnes avec plusieurs espèces de semoirs, ousemés à la volée.

Elles eurent lieu sur un terrain de 40ares, divisé en 4 planches, qui avait reçuen 1842 une fumure de 60,000 kilogr. àl’hectare , et avait produit des Pommes deterre.

La première fut ensemencée au semoirHugues , nouveau modèle, en Blé Richellede mars, à raison de 127 litres de Blé parhectare; la distance entre les lignes était de0 m ,18, et le grain était enterré à une pro-fondeur de O®,06.

La deuxième futensemencée avec le mêmesemoir; mais la quantité de grain fut de176 litres.

La troisième fut semée au semoir de Gri-gnon, à raison de 163 litres à l’hectare, et la,distance entre les lignes fut de 0 m ,20.

La quatrième fut ensemencée à la volée,et la quantité de grain répandue fut de 224litres à l’hectare.

Les résultats furent: Pour la premièreplanche, 21 hectolitres 85 litres de grain,et 5,017 kilogr. de paille par hectare.

La deuxième rendit 20 hect. 46 litres degrain , et 4,555 kil. de paille.

La troisième 17 hect. 46 litres de grain,4,535 kil. de paille.

La quatrième 16 hect. 63 litres de grain,et 4,835 kil. de paille.

Ainsi le produit de la planche n° 1 a étéde 17 1/5 pour 1, celle de la planche n° 2est de 11 2/3, celle de la planche n° 3est de 10 2/3, et celle de la planche n° 4de 61/2.

L’économie de semence entre les plan-ches n° 1 et n° 4 a été de 31,20.

(r) Agriculteur pratique, octobre iM4,P*6 et