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Tome huitième.
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cette explication de la rosée. On sait que lesmétaux ne jouissent pas au même degré queles autres corps de la propriété d’émettreleur calorique; c’est en raison de leur grandeconductibilité et de la faiblesse de leurrayonnement que l'or, l’argent, le cuivrese refroidissent peu , et conséquemment nese chargent point de rosée. Les végétaux,au contraire, ont un pouvoir rayonnant trèsfort : aussi la rosée se dépose-t-elle plusabondamment sur les plantes. Ainsi , d’a-près ce qui précède , on est en droit de con-clure que les corps qui se refroidissent da-vantage sont aussi ceux sur lesquels se déposeune plus grande quantité de rosée. Mainte-nant on conçoit facilement que si, après lacondensation de l’humidité en gouttelettes,la température descend jusqu’à 0°, alors larosée se congèle et devient gelée blanche.C’est ce qui a lieu durant les belles nuitsdu printemps et de l’automne , quand leciel est serein , circonstance nécessaire ,comme nous avons vu, au rayonnement versl’espace. Cette ingénieuse théorie expliquecomplètement aussi l’utilité des abris queles jardiniers placent au-dessus ou au-devantdes plantes délicates, et qui , quoique trèslégers, suffisent pour les garantir des geléesblanches en les préservant de la déperditionde leur calorique.

MÉTÉonES électriques. Le premier de ccsMétéores qui s’offre à notre esprit est letonnerre. Ce terrible phénomène, longtempsinexplicable , ne présente plus aujourd’huide mystère. Le tonnerre n’est autre chosequ’une forte décharge d’électricité. Nousrenvoyons le lecteur-désireux d’en connaîtreles causes et les effets à l’article foudke ,traité par le savant physicien M. Peltier ;nous dirons ici seulement quelques mots surl'invention remarquable à laquelle ce phé-nomène a donné lieu , et que l’on doit àFranklin, le paratonnerre.

On sait que ces conducteurs métalliquesconvenablement disposés méritent un degréde confiance qui ne laisse presque aucuneplace à la crainte. Les paratonnerres secomposent d’une tige métallique pointue quis’élève dans les airs et d’un conducteur demême matière qui descend de l’extrémitéinférieure de la tige jusqu’au sol. Les con-ditions nécessaires pour qu’ils puissent pro-duire leur effet sont : t" que la pointe de la

tige soit bien aiguë ; 2° que le conducteurcommunique parfaitement au sol ; 3“ quedepuis la pointe jusqu’à l’extrémité infé-rieure du conducteur il n’y ait aucune so-lution de continuité ; 4° enfin que toutesles parties de l’appareil aient des dimen-sions convenables.

Non seulement la foudre ne peut pastomber sur un paratonnerre, mais elle nepeut pas non plus tomber autour de lui jus-qu’à une certaine distance. Le fluide quisort en abondance par la pointe du para-tonnerre se répand dans l’air environnant,et, emporté par la force d’attraction que lenuage orageux exerce sur lui , il arrive aunuage lui-même et neutralise en partie l’é-lectricité contraire dont il est chargé. Ainsi,dès qu’un nuage orageux se trouve assezprès du paratonnerre pour agir, par in-fluence , sur lui et sur les corps conducteursqui en sont voisins, sa puissance est à l’in-stant diminuée par l’arrivée du fluide con-traire qui sort en plus grande abondance dela tige. A mesure qu’il approche , sa puis-sance décomposante devient plus énergique,mais en même temps il reçoit de la tige uneplus grande quantité d’électricité contraire.Un paratonnerre est donc une arme qui de-vient plus efficace à mesure que le dangerdevient plus pressant. L’expérience a faitqonnaître qu’une tige de 27 pieds protègetout ce qui est autour d’elle dans un cerclede 20 mètres de rayon.

Le Feu, Saint Elme est une flamme debelle couleur violette; il se manifeste parti-culièrement sur mer, pendant les tempêtes,et parcourt, en voltigeant, les différentesextrémités des vergues et des mâts. Ce mé-téore est dû au fluide électrique qui se dé-gage par les pointes. On sait que ces der-nières ont la propriété d’attirer et de dégagerle fluide: on assure que quand ce phéno-mène a lieu , on entend la décrépitation del’étincelle électrique.

Les Trombes sont beaucoup plus fré-quentes sur mer que sur terre. Ce météoreest encore incomplètement expliqué; toutce qu’on sait, c’est qu’il est dû à une co-lonne d’air qui tourbillonne sur elle-mêmeavec une grande rapidité. Il se présente surmer sous la forme d’un nuage qui affectecelle d’un cône dont la base est attachée auxnuages. Une colonne d’eau s’élève dans ce