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Tome huitième.
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rie que De Gandolle adopta et consacra endésignant les Monocotylédons sous le nomd'Endogènes, ou à végétation centrale, etque nous voyons encore aujourd’hui adoptéesans restriction et développée par M. Lind-ley dans son Vegetable lcingdom, et parquelques autres botanistes.

Cependant, s’il est un point bien établimaintenant dans la science, c’est qu’iln’existe point de plantes à végétation cen-trale, en d’autres termes, qu’il n’y a pointd'Endogènes. C’est ce qu’ont surabondam-ment démontré les beaux travaux de MM. Mol-denhawer, Hugo v. Mohl, Meneghini, Un-ger, de Mirbel, Gaudichaud, etc. (1). Voiciun résumé dos principaux résultats consignésdans les ouvrages de ces habiles observateurs,et par suite un exposé des caractères anato-miques des Monocotylédons.

Lorsque, ne se contentant pas d’examinerla tige d’un Palmier sur une section trans-versale, comme le faisait Desfontaines, onla coupe longitudinalement et qu’on suitdans leur marche longitudinale les faisceauxfibro-vasculaires qui la composent, on netarde pas à voir qu’au lieu d’être simple -ment juxtaposés et parallèles, comme onl’avait dit sans fondement, ils se croisentet s’entrecoupent, les uns paraissant monterdirectement, tandis que d’autres suiventune ligne courbe de la circonférence vers lecentre et du centre vers la circonférence.Mais ce n’est encore là qu’une vue incom-plète de la disposition réelle des faisceaux ;c’est tout ce qu’une coupe verticale peutapprendre à cet égard. Chaque faisceau nerestant pas dans un même plan , mais for-mant, au contraire, une courbe à doublecourbure, ou gauche, comme nous le ver-rons plus tard, il faut donc examiner unfaisceau dans toute sa longueur, et pourcela l’isoler par une dissection longue etdifficile, ou en s’aidant de la macération.Voici ce qu’on observe dans ce cas : à partir

(t) Voy, Moldenhawer, Beitraege zur Anat. (1er Bjlanzen,— II. Mohl, De structura Palmarutn, clans les Généra et spe-des Patmarum de M. de Martius; Vermischte Schriften ,p. la,,. — Meneghini , Ricerclie sulla strultura dette caulefietlc piante monocotyl ., Padoue , i83G. — Ungcr, Mémoirer >té plus haut — Mirbel, Mém. sur le Dattier , Compte-rendu, lajttin i8/|3 ; Annal , des sc, nat. % juillet i8i3, t. 20 ;s, *r le Cordyline, Compte-Rendu, 7 octobre iSil; Annalesdes sc nat. y 3 e scr., juin iS45. — Gaudichaud, plusieurs^lémoiics insérés dans les Cornptes-Rendus en 18 - 13 , \'\et 45

de la base de la feuille à laquelle il corres-pond (-1), le faisceau se porte vers le centredo la tige en formant une courbe à convexitésupérieure; arrivé au centre, il descend àpeu près verticalement dans une certainelongueur, après quoi il se reporte vers lacirconférence suivant un arc très ouvert etdans une direction très inclinée; il arriveainsi à la circonférence où l’on voit son ex-trémité se superposer à celles des faisceauxformés avant lui. C’est en formant ces deuxarcs, l’un de la feuille vers le centre, l’autredu centre vers le bas et vers l’extérieur de latige, qu’il croise la direction des autres fais-ceaux , et de là cette sorte d’enchevêtrementsans ordre apparent qu’on remarque aupremier coup d’œil sur une coupe verticale.Ce croisement est naturellement d’autantplus marqué et d’autant plus brusque, quela ligne suivie par le faisceau de la feuillevers le centre de la tige approche plus del’horizontale , ce qui a lieu lorsque lesfeuilles se fixent sur la tige en grand nombreet à de très courts intervalles; de là l’or-ganisation si remarquable du Xanlhorrhœahaslilis , qui a été signalée et figurée parA.-P. De Candolle ( Organog ., pl. 7 et 8)et par M. Gaudichaud (P,echerches sur l’or-ganog. , etc., pl. X), et dans laquelle onvoit les faisceaux, dans cette portion deleur trajet, suivre une ligne presque trans-versale.

Ainsi que l’a fait remarquer M. Mene-ghini, et plus récemment M. Gaudichaud ,les faisceaux, dans leur marche à traversla tige, ne restent pas dans un même planvertical, mais ils se portent peu à peu decôté, de telle sorte qu’ils décrivent par làune courbe gauche, et que leur extrémitéinférieure ne se trouve pas verticalementau-dessous de la supérieure, mais plus oumoins de côté par rapport à elle. C’est pourexpliquer cette sorte de torsion que M. Me-neghini a admis un déplacement relatif dela feuille sur la tige pendant son développe-ment, fait qui a été récemment contreditpar M. Mohl.

Une autre observation importante, c’est

(i) H est clair qu’on prenant ici la feuille pour point dedépart des faisceaux , nous laissons tout-à-fait de coté laquestion de savoir si ccs faisceaux , en se développant, des-cendent de la feuille vers le bas de la tige, ou moment de latige vers la feuille.