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que, en place de subdivisions naturelles, onn’a guère pu y établir que de simples sec-tions basées sur la présence ou l’absencedes piquants, sur la diversité de configura -tion des feuilles, etc., et parmi lesquelles onreconnaît à peine quelques groupes assezbien définis. Aussi ne présenterons-nouspas ici le tableau de ces subdivisions, etdisposerons-nous presque sans ordre la des-cription ou l’histoire du petit nombre d’es-pèces sur lesquelles nous devrons nous ar-rêter. Or, dans le nombre de ces espèces, ilen est qui mériteraient d’être étudiées avecbeaucoup de développement, et sur les-quelles cependant la nature de cet ouvragenous obligera à supprimer des détails intéres-sants, et à glisser légèrement sur des particula-rités qui se rattachent directement à la cultureet à l’économie industrielle ou domestique.
1. Morelle tubéreuse, Solarium tubero-sum Linn., vulgairement tomme de terre ,Parmentière, connue dans nos départementsméridionaux sous les noms impropres dePatate , Truffe. Plante herbacée à racinevivace inerme, à tige rameuse, haute de5-6 décimètres ; à feuilles pinnatiséquéesavec impaire, à segments inégaux, alterna-tivement grands et petits, ovales; à fleursblanches ou violacées, portées sur des pé-dicelles articulés. Le principal caractère decette plante consiste dans les tuberculesqu’elle produit sous terre, et qui en fontune des espèces les plus précieuses à l’espècehumaine. Ce sont des masses de forme gé-néralement arrondie, ovoïde ou oblongue ,bosselées, dont la surface est creusée d’unnombre variable d’enfoncements , au fondde chacun desquels se trouve un bourgeonou un œil. Leur nature véritable n’a été re-connue que depuis quelques années, parsuite des observations de MM. Dunal , Du-trochet et Turpin ( Voy. particulièrementTurpin : Mém. sur l'organis. inter. et exlér.des tubercules du Solanum tuberosum et del'Helianthus tuberosus ; Mém. du mus .,tom. XIX , 1830 , pag. 1-56 , pi. I-V), etavant eux, de Knight et Dupetit-Thouars .Ces observateurs ont reconnu que les tuber-cules de la Pomme de terre sont entièrement>ndépendants des racines, et qu’ils se compo-Se nt uniquement de l’extrémité renflée debranches souterraines ou de bourgeons sou-terrains, dans lesquels le tissu cellulairet. vin.
s’est développé au point de devenir extrê-mement abondant et d’en former la massepresque tout entière. Dans ces cellules lafécule s’est produite en très grande quan-tité, et a fait de ces tubercules une matièrealimentaire des plus importantes. Au reste,même lorsque la formation de ces tuber-cules s’est accomplie , on peut encore y re-trouver, à l’aide du microscope,les diversesparties qui constituent une tige, et recon-naître par suite leur véritable nature ; ainsi,sur leur coupe transversale, on observe:1° un épiderme; 2° une zone celluleuse,analogue à l’écorce ; 3° quelques vaisseauxépars et (rares, assez régulièrement dispo-sés circulairement, qui représentent la zoneligneuse; 4° enfin, une masse cellulaire quiforme la plus grande partie du tubercule ,et qui ne peut être comparée qu’à lamoelle. Une autre circonstance qui achève-rait de lever les doutes, s’il en existait, re-lativement à la nature des'renflements tu-berculeux de la Pomme de terre , consistedans leur propriété de verdir lorsqu’unecirconstance quelconque leur fait perdreleur position souterraine et les expose à lalumière. Au reste, ce ne sont pas seulementles bourgeons souterrains qui peuvent serenfler en tubercules ; ceux qui naissent àl’air, à l’aisselle des feuilles normales, serenflent également en masses féculentes,plus ou moins arrondies, toutes les fois quepar une incision transversale faite vers labase de la tige, ou simplement en la ployantbrusquement sans la casser, on a rendu plusdifficile en elle la marche de la sève. Il n’estpas rare de voir, dans les champs, des tigesde Pommes de terre sur lesquelles on amarché présenter la plupart de leurs bour-geons axillaires renflés en tubercules plusou moins verts , absolument semblablespour la forme à ceux des branches souter-raines, mais terminés au sommet par depetites feuilles normales.
Nous devons dire en passant que la Mo-relle tubéreuse n’est pas la seule espèce dugenre Solanum qui produise des tuberculessouterrains. Ainsi, le Solanum montanumLinn., espèce péruvienne, donne un tuber-cule qui sert aussi comme matière alimen-taire, mais qui est unique, d’où, selonM. Dunal, s’élèvent les tiges et naissentles racines, et que ce botaniste regarde
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