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odeur, à l'état frais, est forte et vireuse. Onemploie en médecine ses tiges à titre de dé-puratif, de sudorifique et d’antiscorbutique,particulièrement dans les maladies de lapeau, dans les affections rhumatismales. Sesfeuilles sont regardées comme anodines etcalmantes. Au reste, les médecins de nosjours font beaucoup moins usage de cetteplante que ceux du siècle dernier, dontcerlains l’ont beaucoup préconisée.
6. Mohelle mélongène , Solarium melon-gena Linn., vulgairement connue sous lesnoms d 'Aubergine , Mélongène , Mélan-~ane, etc. Cette espèce fournit un desaliments le plus habituellement usités dans• eus de nos départements méridionaux quilongent ou avoisinent la Méditerranée. Elleest indiquée comme croissant spontanémentdans les Indes orientales, à Java, à Ceylanet à l’ile de France . Sa tige herbacée, àbase dure persistante, s’élève, à l’état cul-tivé, à 7 et 8 décimètres; ses feuilles sontgrandes, ovales, à base inégale, sinuée-an-guleuse, revêtues, surtout à leur face infé-rieure, de poils abondants, étoilés, blan-châtres; ses fleurs sont grandes, violacées,marquées intérieurement d’une tache jaune,portées sur des pédoncules réfléchis, renflésau sommet; leur calice et leur corolle sontG-9-fides. Le fruit est charnu, d’un volumeconsidérable par reflet de la culture (jus-qu’à 2 décimètres ou plus de long), glabre,luisant, obtus au sommet, entouré à sa basepar le calice accru et aiguillonné; ce fruitrenferme, fixées sur des placentaires char-nus , un grand nombre de graines petites etrornprimées. L’espèce qui nous occupe avaitété divisée en deux par M. Dunal, surtoutd’après la forme et la couleur de son fruit;r c botaniste a donné en effet le nom de So-larium esculentum à la plante habituelle-ment cultivée dans les potagers, dans la-quelle le fruit est volumineux, généralement"blong et violacé, tandis qu’il a nomméSolarium ovigerum celle que l’on ne cultiveSucre que comine plante d’ornement, sous* es noms vulgaires de pondeuse et de plantea œufs, dans laquelle le fruit ressembleParfaitement, pourle volume, la forme et lajj'ancheur, à un oeuf de poule. Comme nousav °ns dit plus haut, la Morelle mélongèneconsomme en quantité considérable dansc midi de la France, où elle est fort esti-
mée, et où on la prépare de beaucoup demanières diverses. L’abondance de scsfruits et leur prix peu élevé à la fin del’été et pendant l’automne en font une es-pèce potagère très utile. Dans le nord de laFrance , sa culture est beaucoup moins ré-pandue ; cependant depuis quelques annéeselle commence à y prendre beaucoup dedéveloppement. On la multiplie de graines.Dans le Midi, on la sème ordinairementaujourd’hui au premier printemps sur coucheou même sous châssis, lorsqu’on se proposede la cultiver en primeur; on repique en-suite le plant en place, et le reste de la cul-ture n’exige guère d’autres soins que celuid’arroser abondamment. Dans nos dépar-tements septentrionaux, les semis se fonttoujours sous châssis, au mois de février;l’on repique généralement en pépinièredeux ou trois fois avant de mettre en placeau mois de mai. Le fruit de la Mélongène doit être mangé bien mûr, et l’on doit tou-jours avoir le soin d’en exprimer le sucautant qu’il est possible avant de le pré-parer.
On cultive dans les jardins, comme plantesd’ornement, quelques espèces de Morelles,telles que la Mokelle de Madagascar , Sola-rium pyracanthum Lam. ; la Morelle deBuenos-Ayres , Solanum bonariense Linn.;la Morelle blanche, Solanum marginalumLinn., etc. Pour ne pas trop prolonger cetarticle, nous nous bornerons à cette simpleindication relativement à ces diversesplantes. (P. Duchartre.)
MORELLE. ois. — Nom vulgaire de laFoulque inacroule.
*MORELOSIA. bot. ph. — Genre de lafamille des Symplocées d’Endlicher, établipar LIavc et Lexarza (Nov. veget. Descript.,I, 1). Arbustes du Mexique . Voy. sysiplo-cées.
*MORELOTIA, Gaudich . (ad Freyc.,416, t. 28). bot. ph. — Synon. de Lampro-carya, B. Br.
MORENIA. bot. pii. — Genre de la fa-mille des Palmiers, tribu des Arécinées, éta-bli par Ruiz et Pavon (Prodr., 150, t. 32).Palmiers croissant sur les montagnes du Pé-rou . Voy. palmiers.
MORESQUE , moi.l. —Nom vulgaire demarchand de l’OIîva maura Lamk., et duFusas morio L.