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MOR
MOR
MORETON. ois. — Nom vulgaire duCanard milouin.
MORETTIA. bot. ni. — Genre de la fa-mille des Crucifères-Anastaticées, établi parDe Candolle {Sysl., Il, 426 ; Prodr., 1,185).Herbes de l’Égypte . Voy. crucifères.
MORFEX. ois. — Nom donné par Ges-ner au Cormoran.
MOI!FIL. mam. —Les dents d’Éléphantsportent dans le commerce la dénominationvulgaire de Morfil. (E. D.)
MORGANIA (nom propre), bot. pii. —Genre de la famille des Scrophularinées-Gra-tiolées, établi par R. Brown {Prodr., 441).Herbes de la Nouvelle-Hollande tropicale.Voy. SCROPIIULARINÉES.
£5 MORGEL1XE. bot. pii. —Nom vulgairede VAlsine media L. Voy. alsine et stellaria.
*MORICA (p-opi'a , folie), ins. — Genrede Coléoptères hétéroinères, famille desMélasomes, tribu des Piméliaires, formépar Dejean {Catalogue, 3 e édit., p. 202), etadopté par Solier ( Ann. de la Soc. enl. deFr., t. V, p. 646 ). L’auteur le classe dansses Collaptérides, et le rattache à sa tribudes Akisites. Quatre espèces font partie dugenre, savoir : le Tenebrio grossus de Linné,1 ' Ahis planala de F., 8 -coslata de Leach, etobtusa de Lat. Les trois premières sont ori-ginaires de l’Afrique septentrionale, et laquatrième se trouve en Espagne ( Anda-lousie ). (C.)
MORICANDIA. bot. pii. — Genre de lafamille des Crucifères-Brassicées, établi parDe Candolle {Syst., II, 626). Herbes d’Eu-rope et d’Afrique . Voy. crucifères.
MORILLE, moll. — Nom vulgaire duMurex hystrix Linn., qui fait partie dugenre Pourpre.
MOUILLE. Morchella. bot. cr. — Dillena formé le nom latin du mot allemand Mor-chel. Suivant Ménage, celui de Morille se-rait dérivé de Morum, Morucula (Mûre), ouplutôt du mot celtique ou bas-breton Mo-riUen. Dans les anciens auteurs, les Morillessont désignées sous les noms de Boletus ;Fungus spongiosus, porosus, rugosus, fa-voginosus, cavernosus ; Merulius niger ,albus; Fungi prœcoces ; Spongiolæ ; Phal-lus, etc.
Quoique Dillen ne connût pas la diffé-rence qui existe entre les organes de lareproduction de ces Champignons et ceux
des Phallus, auxquels Linné les a réunisplus tard, il a créé un très beau genre;mais comme les auteurs ont ajouté plusieursespèces qui n’offrent pas le même caractère,il faut nécessairement le diviser.
Les Morilles appartiennent à la classe desThécasporés et à la famille des Champignonsen forme de mitre ( Milrali). Le réceptacleest charnu, fragile, arrondi, ovoïde ouconique, creux à l’intérieur, parsemé d’al-véoles polygones, et supporté par un pédi-cule distinct, également charnu, creux, plusou moins long, avec lequel il se continueimmédiatement. Les organes de la fructifi-cation recouvrent les cavités et les paroisdes alvéoles; ils consistent dans des thèquesallongées, cylindriques, qui renferment huitspores simples, elliptiques et transparentes ;les paraphyses sont peu nombreuses, fili-formes et continues.
Les autres espèces', comme les Morchellasemilibera DC., Mitra Linn., dont le ré-ceptacle est conique ou campanulé, uni oualvéolé, mais fixé au pédicule à la moitiéde sa hauteur, et dont le bord est libre ,constituent le genre Milrophora {Voyez cemot.) Il résulte de cette séparation un pas-sage naturel aux Verpa, qui ont le chapeauentièrement libre. Micheli avait déjà senticette différence, puisqu’il donnait aux unsle nom de Boletus, et aux autres celui dePhallobolalus.
Avec le printemps nous voyons arriverles Morilles ; elles ne paraissent jamais sousla latitude de Paris avant le mois d’avril ,et le plus souvent dans la seconde quinzaine,à moins que la saison ne soit chaude et hu-mide; rarement on en trouve dans le moisde mai, tandis que dans le midi de la France elles commencent au mois de mars. On lesrencontre dans presque tous les terrains ,mais plus abondamment dans ceux qui sontsiliceux, dans les bois, sur les bords deschemins. On pense assez généralementqu’elles croissent plus particulièrement sousles Ormes; c’est une erreur, on en trouveaussi sous les Chênes, les Frênes, les Châ-taigniers , etc., et quelquefois dans des en-droits insolites. M. de Brondeau, dans sesPlantes cryptogames de l’Agenais ( p. 33,pl. 9), a décrit et figuré le Morchella vapo-raria, que M. Bartayres a trouvé au prin-temps , à Agen , dans des serres chaudes sur