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de la tannée humide;' il n’est pas rare d’envoir dans les cavités des vieux arbres quisont remplies d’humus. Feu le professeurBalbis a trouvé, à Parme, 1 e Morehella hiema-lis sur un mur. Les caractères spécifiquesqui distinguent ces Champignons sont infini-ment légers. Comme ils croissent à la mêmeépoque, et qu’ils sont presque tous comes-tibles, les auteurs les regardent assez géné-ralement comme des variétés d’une mêmeespèce. La couleur paraît à peu près con-stante , et ceux qui en ont récolté pendantplusieurs années dans un même endroit,n’y ont presque jamais vu que des individusde la même couleur, mais dont le volumeet la forme étaient très variables.
Les auteurs distinguent les espèces sui-vantes :
1“ La Morille commune, Morehella escu -lenta Pers. Sa forme est généralement ar-rondie; elle présente plusieurs variétés.
a. La Morille blanche, dont le réceptacleet le pédicule sont blancs. M. Czerniaew avu cette variété atteindre, dans la Russie méridionale, près d’un pied de haut. On larencontre quelquefois à Paris chez les mar-chands de comestibles, oit elle est recher-chée, quoiqu’elle passe pour être d’un goûtfade et aqueux.
b. La Morille blonde, Morehella rolunda.C’est la variété qui, dans nos pays, atteint leplus grand développement : son réceptacleest globuleux, d’une couleur jaune, légè-rement fauve; les alvéoles sont presque ron-des. Elle est très recherchée et d’un bon goût.Cette variété, assez rare dans les environsde Paris , aime les terrains argileux, et sou-vent on la rencontre dans les bois, sur lesplaces où on a fait du charbon.
c. La Morille ordinaire, Morehella vul-garis. C’est, en effet, la plus commune detoutes, et celle qui est le plus généralementconnue par rapport à sa couleur. Le récep-tacle, tantôtrond, tantôtovale, estd’unecou-leur fuligineuse qui la fait reconnaître desuite. Ses alvéoles sont, en raison de sondéveloppement, extrêmement variables, qua-drangulaires, hexagones, avec des cloisonstrès saillantes, obtuses et quelquefois céré-briformes. Elle passe pour la meilleure.
d. La Morille violette, Morehella violaceaDespr. Cette variété a été trouvée et des-sinée par le docteur Despreaux ; le récepla-
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cleest ovale; les alvéoles régulières, hexa-gones, avec les angles arrondis, et d’unecouleur violette; le pédicule blanc, un peuvioleté, et renflé à sa base. Cette descriptiona été faite sur un dessin conservé dans labibliothèque de M. Benj. Delessert. CetteMorille a été trouvée au Mexique .
e. La Morille changeante, Morehella cas-rulescens. Lév., décrite par Sterbeek ( Theat.fung., pag. 94 ; pl. 10, fig. I). Le récep-tacle est presque sphérique et d’une couleurjaune; les alvéoles irrégulières; la chair,quand on la rompt, prend au contact del’air la couleur de l’indigo.
2° La Morille délicieuse , Morehella de-liciosa Fr. Le réceptacle est conique , decouleur jaune, quelquefois un peu livide;les alvéoles sont longues, parallèles, profon-des; le pédicule est assez gros, nu et blanc.
Cette espèce est assez commune en Hon-grie ; il parait, d’après Fries, que Vaillantl’aurait rencontrée dans le parc de Saint-Maur, près de Paris ; mais comme il n’endonne pas les caractères , on peut la regar-der comme douteuse pour la flore de Paris .
3° La Morille conique , Morehella conicaPers. Le professeur Fries regarde cette es-pèce comme une variété de la Morille com-mune. On la reconnaît facilement à sonchapeau généralement assez petit, de formeconique et d’une couleur fuligineuse; lepédicule est creux, blanc et farineux. Per-soon dit qu’elle est rare en France , qu’onla trouve en Alsace , et très communémenten Allemagne ; on l’aperçoit dans le tempsoù le Prunellier, le Pétasite et les Prime-vères commencent à fleurir. Je l’ai rencon-trée assez abondamment dans les Makis dela Corse, et surtout dans les endroits quiavaient été incendiés. Si j’en juge d’aprèsla quantité que j’ai vu sécher au soleil pourla conserver, elle serait également très com-mune et très recherchée en Valachie et enMoldavie .
4" Morille perforée , Morehella fora-minulosa Schweinz. Espèce de l’Amériqueseptentrionale, que Schweinitz fait con-naître ( Syn. fung. amer. Bor. , p. 169),elle ressemble beaucoup au Morehella escu-lenla, avec lequel elle croît. Sa hauteur estde trois pouces ; le réceptacle, plus ovale queconique , présente une ouverture annulaireau sommet.
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