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5° Morille d'hiver , Morchella hiemalisFr. Cette espèce est à peu près du volumede la Morille commune; les alvéoles du ré-ceptacle sont très profondes, et le pédicule estmarqué de stries légères. Ce dernier carac-tère, s’il est constant, peut facilement lafaire distinguer. Le mur sur lequel elle apris naissance a peut-être contribué a mo-difier une espèce déjà connue.
6° La Morille agros pied, Morchella cras-sipes Fr., figurée par Ventenat {Mém. Inst,nat. , I, p. 509, fig. 2) et par Krombhollz( Esbar. uni Verdact. Schivæm , 2 heft.,p. 6, tab. XVI, fig. 1-2), a été trouvéedans le bois de Pont-Chartrain, par Ant.de Jussieu. Elle est remarquable par sahaute taille. Son réceptacle est conique, aiguet brun ; le pédoncule est atténué à sa partiesupérieure, trois à quatre fois plus long quele réceptacle, et très renflé à sa partie infé-rieure.
7° La Morille tremelloïde, Morchellatremelloides Fr., n’est probablement qu’unevariété de la Morille ordinaire, dont elle nediffère que par la brièveté du pédicule et laforme des alvéoles, qui, au lieu d’être an-guleuses , sont contournées, obtuses commeles circonvolutions des Tremelles. Elle a étéégalement trouvée à Pont-Chartrain parAnt. de Jussieu.
Si ces caractères sont exacts, on neconçoit pas comment les auteurs ont purapporter à cette espèce la figure de la Mo-rille comestible que Bulliard a donnéepi. 218, fig. 1, dont les alvéoles paraissentd’une parfaite irrégularité.
8° La Morille élevée , Morchella elataFr. Grande et belle espèce, dont le récep-tacle est obtus et conique; les cloisonsdes alvéoles longitudinales, minces, trèssaillantes, et réunies par d’autres cloi-sons transversales moins prononcées ; elleest d’une couleur grise tirant sur le brun.Le pédicule a deux ou trois pouces de lon-gueur , et quelquefois plus d’un de diamètre.
Il est creux, fragile, avec quelques lacunes,de couleur jaune ou rosée. Sa saveur estfade, aqueuse, et devient très fétide envieillissant. Quelques personnes la regar-dent comme dangereuse. Krombhollz ditqu’on peut la manger sans crainte.
8° La Morille purescente, Morchella pu-bescens Pers. Persoon, dans sa Mycologia
Europœa, regarde cette espèce comme unevariété du Morchella esculenla. Krombhollzet Rabenhorst, au contraire,croient qu’elleen diffère ; en effet, son pédicule grêle etpubescent lui imprime un caractère parti-culier, ainsi que les alvéoles, qui sont beau-coup plus grandes. Krombhollz l’a figurée( Loc. cit., p. 13, lib. XVII, fig. 20). Elleest commune dans la Suisse, le Jura , laBohême, où on l’apporte sur les marchésavec la Morille comestible. Elle croît sur laterre, dans les forêts de Pins.
10“ La Morille de loup ou dü diable ,Morchella pleopus Paul. Cette Morille estfort peu connue; Paulet l’a figurée dansson Traité des Champignons, tab. CXC bis.Il dit qu’on la trouve au printemps dans laforêt de Fontainebleau, dans les friches etparmi les bruyères , et qu’elle a causé desaccidents presque mortels ; elle diffère de laMorille ordinaire par sa forme irrégulière ,par sa tige, qui n’est pas creuse, par unvilain aspect et par son odeur. Cette espècen’a été observée par personne depuis Paulet,et presque tous les auteurs ont oublié d’enparler. Si l’on consulte les figures, on re-marque, en effet, qu’elle a des rapportsavec les Morilles ; mais son réceptacle , aulieu d’alvéoles, présente des ondulations,comme VHelvella esculenla, et le pédiculeest solide au lieu d’être creux. Les accidentsqu’elle a causés, et l’incertitude du genreauquel on doit la rapporter, font vivementdésirer qu’elle soit soumise à un nouvelexamen.
11° Enfin, M. Mérat, dans ses Additionsà la Revue de la flore parisienne (janvier1846, p. 493), a décrit comme Morchelladubia une belle espèce qui a de l’analogieavec la Morchella semilibera que M. Bou-teille a trouvée à Ilalaincour, près de Ma-gny ; mais comme le chapeau est entière-ment libre, qu’il n’adhère que par le sommetà l’extrémité supérieure du pédicule, elleappartient manifestement au genre Verpa;on devra donc dorénavent la désigner sousle nom de Verpa dubia. Voy. vf.rpa.
Il y a des gourmands de Morilles commeil y en a de Truffes ; aussi rencontre-t-onsouvent des personnes qui demandent com-ment on pourrait parvenir à les cultiver. Jene connais aucune expérience sur ce sujet.On dit généralement qu’elles sont capri 1