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Tome huitième.
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très chaud , contribuent puissamment àaugmenter la fertilité des terres.

Quelques points de l’économie rurale , ence qui concerne l’éducation et la conserva-tion des Moutons, se rattachent directementà l’histoire naturelle, et nous allons en direquelques mots, renvoyant, pour plus de dé-tails, aux ouvrages spéciaux des agriculteurset des vétérinaires , et au résumé qui en aété donné par A.-G. Desrnarest dans le Dic-tionnaire des sciences naturelles , article

MOUTON.

Les Brebis sont en état d’engendrer à unan, et les Béliers à dix-huit mois ; mais onne fait produire les premières qu’à deux ans,et l'on ne permet au Bélier de couvrir sesfemelles qu’à trois ans, époques auxquellesils ont acquis tout leur croissance. C’estentre le commencement de novembre et lafin d’avril que les Brebis sont disposées às’accoupler ; néanmoins , une nourritureabondante et un peu échauffante peut lesmettre en état de concevoir dans les autresmois; c’est principalement les mois de sep-icmbre, octobre et novembre que l’on choi-sit pour la monte, afin d’avoir des petits enfévrier, mars et avril, saison où l’herbetendre et abondante, convient le plus à lanourriture de ces jeunes animaux. L’accou-plement se fait très vite; un Bélier bienconstitué peut servir, sans s’épuiser, unetrentaine de Brebis . Ces dernières, unefois couvertes, doivent recevoir de grandssoins: dans nos pays, elles ne font qu’unpetit, et ne produisent qu’une fois par an;mais dans quelques contrées des pays chauds,certaines races ont deux agneaux par portée,et ces portées se renouvellent deux fois paran. Les Brebis conservent leur lait sept ouhuit mois après la naissance des petits,mais on ne laisse ceux-ci téter que deuxou trois mois. Comme le nombre des mâlesqui naissent est aussi considérable que celuides femelles, et qu’il n'est nécessaire defarder qu’un petit nombre de ces mâlespour la reproduction, les autres sont engénéral destinés pour la boucherie, ou con-servés, après la castration, pour en recueil-lir la laine pendant plusieurs années : lesanimaux ainsi castrés portent le nom spécialde Moutons. La chair des Agneaux se mangelorsqu’ils ont de trois semaines à deuxmois au plus tard, L’époque à laquelle on

engraisse les Moutons pour la boucherie esttrès variable: si l’on veut se procurer unechair tendre et de bon goût, il faut les en-graisser entre deux et trois ans ; mais si l’ondésire obtenir tous les produits en lainequ’on peut espérer de ccs animaux, on attendjusqu’à six, sept, et même dix ans, lorsquel’on est dans un paysoù les Moutons peuventvivre jusqu'à cet âge; alors il faut les en-graisser un an ou quinze mois avant letemps où ils commencent à dépérir. Unefois engraissés, il faut se hâter de tuer lesMoutons ; car ils ne vivraient pas longtempsdans cet état. C’est vers le mois de mai quel’on fait la tonte des Moutons; on lave par-fois la laine sur le dos de l’animal ; maisbien plus souvent on la détache telle qu’elleest, remplie d’une sueur grasse qu’on ap-pelle suint, laquelle est un préservatif mer-veilleux pour écarter les insectes destruc-teurs de la laine. Les troupeaux de Moutonssont ordinairement composés de cent àdeux cents bêtes de tous âges. Dans nosclimats on les loge dans des étables quidoivent être bien aérées, et on les conduitchaque jour paître dans la campagne. Lafiente des Moutons étant un engrais trèsactif et que l'on emploie très utilement, ona imaginé, pour perdre le moins possibled’excréments, le parcage des Moutons, dontnous ne croyons pas devoir parler ici. Lesmaladies des bêtes à laine sont nombreuses :les unes, ou les épizootiques, se répandentsur un grand nombre d’animaux sans dis-tinction de pays, et dans tous les temps:tels sont le claveau ou la clavelée, et lagale; d’autres, ou les enzootiques, sont at-tachées à certaines contrées et reviennentchaque année à la même époque : telles sontla falère, la pourriture, etc. ; d’autres en-core, les sporadiques, surviennent sans ré-gularité,partout indistinctement, à quelquesanimaux seulement; tels sont, par exemple,1 e tournis, le piétain , le fourchet, etc. Plu-sieurs de ces maladies sont contagieuses,c’est-à-dire qu’elles peuvent se communi-quer d’un animal à un autre, soit par con-tact immédiat, soit par les intermédiaires,tels que le charbon, le claveau et la gale.Outre ces maladies, on doit dire que lesMoutons sont souvent attaqués parun grandnombre de vers intestinaux des genresTricocéphalc , Stronglc, Douve, Cysticer-