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MUC
1801,49; Prodr., III, 399). bot. pu. —Voy. UMB1LICUS.
MUCOR. bot. eu. — Genre type dugroupe des Mucédinées, et dans lequel laplupart des auteurs anciens avaient réunitoutes les petites espèces de Cryptogamesqui se développent sur les substances endécomposition. Voy. mucédinées à l’article
MUCRONÉ. Mucronatus. bot.— Ce noms’applique, en botanique, à tout organe quise prolonge en une petite pointe raide etdroite. Ex. : les feuilles de YAgalhosmaapiculata, les fruits du Palicourea api-cata, etc.
*MUCR01VEA ( muera , pointe ). bot.ph. — Genre de la famille des Polygonées-Eriogonées, établi par Bentham (in Linn.Transact ., XVII, 419, t. 20). Herbes de laCalifornie . Voy. polygonées.
MUCUNA. bot. ph. — Genre de la fa-mille des Légumineuses-Papilionacées-Éry-thrinées, établi par Adanson (Fam., II, 32S),et caractérisé de la manière suivante : Calicecampanulé, bilabié , à lèvre supérieurelarge, entière ou échancrée ; l’inférieure àtrois lobes, celui du milieu le plus long.Étendard de la corolle cordiforme, à ailesoblongues-linéaires, conniventes, à carènedroite à la base, courbée en faux au som-met , et se terminant en un rostre aigu.Étamines 10, diadelphes ; 5 anthères oblon-gues-linéaires; 3 autres ovales, hirsutées.Ovaire sessile, pluri-ovulé. Style long,mince, barbu à la partie inférieure , gla-bre au sommet; stigmate petit. Le fruitest un légume indéhiscent ou quelque-fois bivalve , linéaire-oblong ou ovale ,mono-oligosperme , bosselé dans les partiesqui renferment les graines, très souventhérissé extérieurement de poils qui, péné-trant dans la peau, excitent de vives dé-mangeaisons. Intérieurement le légume estdivisé en plusieurs loges séparées entre ellespar de petites cloisons transversales.
Les Mucuna habitent principalementl’Asie et l’Amérique . Ce sont des arbrisseauxou des sous-arbrisseaux grimpants,à feuil-les pinnées-trifoliées ; à folioles stipellées ,opposées, avec la terminale éloignée ; àHeurs disposées en grappes axillaires lon-gues ou courtes, ou en forme d’ombelles.
Ce genre renferme 13 à 20 espèces qui
T. VIII.
ont été réparties en 4 sections nommées :loophlhalmum , P. Br. ( Jam ., 290 , t. 31) :légume oblong, à sillons transverses, lamel-leux, à sutures sans sillons ; Stizolobium ,P. Br. ( loc. cit.) : légume à sillons trans-verses nuis, à sutures sans sillons; Pillera ,Endlich. ( Gen. plant. , p. 1293, n° 6663) :légume oblong, à sillons.transverses nuis,à sutures marquées de deux sillons pro-fonds -, Cilla, Lour. (Flor. Cochinch., 337) :légume arrondi ou oblong, mono-trisperme,à sillons lamelleux transverses, à suturesmarquées de deux sillons profonds.
Parmi les curieuses espèces de ce genre ,nous citerons le Mucuna giganlea , dont lesgousses sont d’une énorme dimension ; leMucuna urens,à semences grosses, brunes,bordées d’un cercle noir , à fleurs jaunes ,tachées de pourpre; le Mucuna pruriens,d’une hauteur excessive, et remarquablepar l’aspect de ses fleurs à étendard cou-leur de chair, à ailes pourpres et à carèneverte. Cette dernière espèce porte vulgaire-ment le nom de Poil à gratter. (J.)
MUCUS, zool. — Voy. membranes, peau
et SÉCRÉTIONS.
MUE. Mulalio. zool. — A certaines épo-ques de leur vie, les animaux sont sujets àdeux sortes de changements ; les uns, connussous le nom de Métamorphoses, dans lesquelsil y a transformation, c’est-à-dire où la formenouvelle que revêt l’animal est différente decelle qu’elle remplace ; et les autres, désignéssous la dénomination de Mues, dans lesquelsil n’y a pas transformation, c’est-à-dire où laforme primitive de l’animal est conservée.D’après cela , on voit que l’altération ou lapersistance de la forme primitive de l'animal,est ce qui distingue la Métamorphose de laMue; mais, du reste, il n’y a entre l’une etl’autre aucune différence que celle qui existeentre le plus et le moins: toutes deux sontdes phénomènes de même ordre, des phéno-mènes produits par une même cause, c’est-à-dire par une métastase. Quelles sont les cau-ses de la persistance de la forme primitivedans un cas, et de son altération dans l’au-tre? C’est que, dans le dernier, la métastasese produit à l’égard d’organes d’une hauteimportance, tandis qu’au contraire, dansl’autre, elle a lieu entre des organes d’uneimportance bien secondaire, et qui, le plussouvent, n’appartiennent même qu’au sys-
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