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a pas de meilleur moyen que de les suspen-dre dans de l’alcool ; s’ils perdent leurs cou-leurs, du moins ils conservent leurs formeset leurs caractères. Il faut seulement avoirla précaution de changer l'alcool quand ilvient à se colorer, et ne mettre que desindividus de même espèce dans le mêmebocal, que l’on a soin d’étiqueter et de bou-cher très exactement.
Si les échantillons desséchés ne sont pasaussi agréables à la vue que les précédents,ils ont l’avantage d’occuper moins déplacé,et d’être plus faciles à conserver.
Les moyens que l’on a essayés pour préve-nir les dégâts causés par les Insectes sont as-sez nombreux. Peut-on se fier, comme leprescrit Olislagers, à un mélange de mercureet de mucilage dégommé arabique étendu surdu papier, que l’on coupe par morceaux quandil est sec, et dont on recouvre une plante ouun Champignon? Le procédé du docteurIvittel, qui consiste à enduire avec de la tein-ture d’opium la marge du papier dans lequelsont contenues les plantes, offre-t-il plus degaranties que l’essence de térébenthine con-seillée par le docteur ICoch ? M. Koolter(Bolan. miscell., t. II, p. 159) conseilled’enduire les Champignons et les plantesqu’on veut conserver avec un pinceau im-bibé d’huile essentielle de térébenthine danslaquelle on a introduit un peu de sublimécorrosif, afin de ne pas détruire les cou-leurs. J’ai essayé plusieurs fois la solu-tion aqueuse d’acide arsénieux , et jamaiselle ne m’a réussi; les Champignons se ra-mollissent trop , et se couvrent ensuite deMucédinées qui en dérobent les caractères.Tout le monde sait que les papiers peints ,dans lesquels les fabricants font entrer l’ar-sénite de cuivre ou vert de Sdnveinfurt, sontPromptement altérés, envahis par ces pe-tits végétaux , surtout si les appartementss °nthumides; l’acétate de cuivre ne paraîtPas avoir ces inconvénients. On doit doncrejeter les préparations arsenicales commeMoyens de conservation des Champignons;s ‘ elles sont d’une grande utilité aux zoolo-8'stes, elles ne présentent aucun avantageaux mycologues.
Maerklin emploie unedécoclion assez con-centrée deSitnarouba, àlaquellcon ajoute 30a 60 grammes d’alun sur 5 hectogrammes;
*’ assure que les Lichens, les Champignons
imprégnés de cette liqueur sont à l’abri desattaques des Insectes, et qu’ils ne perdentni leurs formes ni leurs couleurs naturelles.Bulliard se contentait de les laisser pendantquelque temps dans une décoction de tabac àfumer. Quelques personnes mettent du cam-phre, du poivre concassé dans leurs herbiers.Je mets à profil l’avidité que les Insectes ontpour quelques espèces, comme les Polyporusversicolor, sulphureus, suaveolenselfomenla-rius, pour m’en débarrasser. Ces Champi-gnons, coupés par tranches, placés dans desfeuilles particulières et dans différents en-droits faciles à trouver, attirent en quelquesorte les Insectes; je visite de temps entemps, et retire les morceaux qui sont pi-qués. Ce moyen , qui m’a paru offrir quel-ques avantages, produirait un effet opposési on oubliait de visiter ou si l’on égaraitles feuilles qui renferment l’appât.
La formule que M. Gannal a donnée pourla conservation des cadavres destinés auxpréparations anatomiques, et qui se com-pose de sel marin , de sulfate d’alumine etd’azotate de potasse , ne m’a pas réussi. Jen’ai pas essayé le chlorure de zinc, conseillépour le même objet par le docteur Sucquet.
Une solution de 30 à 32 grammes de deu-tochlorure de mercure dans un litre d’alcooldoit être préférée à toutes les préparationsdont je viens de parler. Quand les Champi-gnons sont desséchés, s’ils sont gros, on lesplonge dans le liquide ; s’ils sont petits, onse sert d’un pinceau pour les mouiller. L’al-cool porte ce poison dans leur épaisseur, etdésormais ils ne sont plus la pâture des Insec-tes. Cette préparation les décolore générale-ment : c’est un inconvénient auquel il estimpossiblede remédier.L’alcool dissout aussila résine qui forme le vernis du Polyporuslucidus , et par conséquent lui enlève sabelle couleur; on évite cette altération enversant petit à petit la solution sur la sur-face recouverte de pores, on cesse quand onle pense suffisamment imbibé, et on le metdans sa position naturelle pour qu’il nepénètre pas la face supérieure.
DISPOSITION D’UN HERBIER.
Un herbier, étant destiné à être consultésans cesse, doit être disposé de la manière laplus favorable. Les Champignons placéscomme les autres plantes dans des feuilles