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commence à dévier du type des deux racesprécédentes vers les types africains. Cettedirection des caractères physiques coïncide,comme l’observe, avec raison, M. Prichard,avec les tendances intellectuelles et moralesqui ont entraîné les croyances et le culteégyptien vers l’adoration des animaux etdes plantes, fétichisme arrivé à son dernierterme chez les nègres, tandis que les nationssémitiques et indo-européennes ont con-servé , jusque dans leurs égarements reli-gieux , le spiritualisme , ou tout au moinsl’idéalisme.
Nations du type caucasique étrangères auxraces précédentes.
Avant de quitter les peuples qui nousoffrent, à différents degrés et sous diversmodes , le type de variété morphologiqueauquel on a donné le nom de type cau-casien, nous devons rappeler encore deuxpetits groupes nationaux qui, par leurslangues, se refusent, semble-t-il, à en-trer dans l’une des trois grandes races dontnous venons de nous 'occuper, tandis quepar leurs caractères physiognomoniques,ils se rangeraient au nombre des beauxexemplaires de la grande famille indo-euro-péenne. Ces groupes sont aujourd’hui relé-gués dans les étroites limites de quelquescantons montagneux du Caucase et des Py-rénées .
Nous avons déjà mentionné ceux du Cau-case , et notamment les Tcherkesses ouCircassiens qui en occupent la région nord-ouest, et les Géorgiens établis sur le versantméridional. Pallas, Klaproth , M. Dubois deMontperreux ont donné au type circassiendes éloges qui s’accordent avec la réputationde ce type dans tout l’Orient. Une figured’un ovale allongé, un nez droit et mince;une bouche petite, de grands yeux noirs ,une taille bien prise, une tournure mar-tiale , beaucoup de force dans les bras , lepied petit, des cheveux bruns, quelquefoisun peu nuancés de rouge, une peau trèsblanche, distinguent la plupart des Tscher-kesses. A côté d’eux les Abases, qui parais-sent appartenir à la même souche , tribusvivant de leurs troupeaux et de leur bri-gandage , offrent une tête étroite, un nezsaillant, un bas de visage très court, en un
mot un ensemble de traits qui n’a rien del’élégance du précédent.
Les Géorgiens ont au moins autant deréputation que les Circassiens. Reineggs as-sure même que leurs femmes sont plus bel-les que les Circassiennes , sauf par leurteint, qui reçoit d’un ciel plus chaud unenuance un peu rembrunie. La langue géor-gienne paraîtrait moins éloignée que cellesdes montagnards de l’autre versant, du ca-ractère des langues indo-européennes , etnous indique, semble-t-il, la possibilité deramener le peuple qui la parle à la raceariane. Quant aux Circassiens, il est remar-quable que les seuls peuples auxquels lesrattache leur idiome sont des peuples sibé-riens, qui revêtent plus ou moins les carac-tères du type mongol. Cette petite nationet plusieurs de ses voisines semblent attesterl’antique existence de nations plus considé-rables, dont les débris, échappés à la ruineou au joug étranger, se seraient dispersés àde grandes distances les unes des autres.
Dans les Pyrénées , les Basques français et les Biscayens Espagnols sont les restesd’une race nombreuse, qui posséda jadis ,sous le nom d’Ibères, le midi de la France et une grande partie de l’Espagne , ainsique les îles voisines , probablement mêmeplusieurs portions de l’Italie . A juger cetterace par nos Basques, elle présente à un de-gré éminent, et sans préjudice de son ori-ginalité propre , tous les traits des nationsindo-européennes ; mais sa langue ne larattache jusqu’ici à aucune des trois racesde type caucasien.
II. TYPE MONGOL.
A l’est du Gange , au nord de l’Hiraa-laya et de l’Iran , c’est-à-dire sur la plusgrande partie du continent asiatique , letype caucasien fait place à celui que Blu-menbach et Cuvier ont proposé de désignersous le nom de Type mongol. Les nom-breuses populations qu’il caractérise repré-sentent, selon la plupart des auteurs, unegrande race; et Cuvier fait descendre celle-ci des hauteurs de la chaîne altaïque , commeles hommes de type caucasien descendaient,à son avis, du Caucase : ce sont là de sim-ples suppositions, que rien ne justifie. Pournous, les Mongols de Cuvier sont un en-semble de nations chez lesquelles nous re-