Band 
Tome treizième.
Seite
32
JPEG-Download
 

leurs cheveux passent aux nuances blondesef rutilantes , leur iris est généralementbleu ; mais nous devons remarquer que cesdernières modifications se retrouvent chezdes tribus nomades de même race, chez lesOstiaks, entre autres.

Groupe boréal.

Nous venons de voir dans la famille oura-lienne le type mongol subissant directe-ment et indirectement, par le ciel et par lesol, l’influence des hautes latitudes de laLaponie. L’Asie boréale nous offre de nou-veaux exemples de cette action sur plusieursnations de même type, mais appartenant àd’autres origines. Les plus célèbres de cespeuples hyperboréens , sont les Samoyèdeset les Esquimaux. Les Samoyèdes errent surles bords de la mer Glaciale, et sont répandus plus particulièrement des deux côtésdu grand promontoire Sibérien qui se ter-mine par le cap Nord ; mais on rencontrequelques unes de leurs nombreuses tribusassez loin à l’ouest, à l’est et au sud decette région . Pallas, qui a vu les Samoyèdesdes rives de l’Oby, les sépare nettement desOstiaks leurs voisins , comme nous l’avonsdéjà rappelé, et voici quelques traits du por-trait qu’il en trace. Ces peuples ont, commeles Tongonses, « le visage plat, rond et large,de larges lèvres retroussées, le nez large etouvert, peu de barbe, les cheveux noirs etrudes. La plupart sont plutôt petits que detaille moyenne, bien proportionnés, plustrapus et plus gros que les Ostiaks. Ils sontplus sauvages et plus remuants que ceux-ci. «

Les Samoyèdes sont originaires des con-trées voisines de l’Altaï oriental; leurs tra-ditions et leur langue les rattachent à l’Asiecentrale et mongole. Il reste vers le hautpays, ou côté du Sayan , des peuplades demême langue , qu’il serait intéressant depouvoir comparer avec leurs colonies no-mades et ichthyophages des côtes septentrio-nales.

Quant aux Esquimaux, leurs principaleset leurs plus nombreuses tribus appartien-nent au continent américain ; mais commeelles se distinguent des autres peuples de cecontinent et se rattachent très directementà des tribus de l’Asie boréale et orientale,c’est ici et à propos du type mongol quenous devons en faire mention. La tête os-

seuse prend, chez les Esquimaux , une formepyramidale plus prononcée que chez lesMongols de la haute Asie, ce qui dépenddu rétrécissement latéral du crâne, l’écartdes pommettes demeurant considérableC’est là un signe de dégradation en rapportavec la grande infériorité morale et socialede ces misérables nomades. Les yeux sontnoirs, petits, dépourvus de vivacité, oud’une expression sauvage. Crantz nous ditque les Esquimaux du Groenland ont le nezpeu saillant, la bouche petite, avec la lèvreinférieure plus épaisse que la supérieure.Chez les Esquimaux du continent, Charle-voix signale une barbe épaisse , couvrantpresque toute la face. Les cheveux sont or-dinairement noirs, mais quelquefois blondset toujours longs, grossiers, en désordre; leteint est clair. Il y a ici, à l’inverse de ceque nous avons vu chez les Samoyèdes etles Lapons , des formes trapues, une certainedisposition à l’obésité. La taille atteint àpeine 5 pieds.

Tout indique chez les Esquimaux despeuples d’origine asiatique , plus dégradésque leurs ancêtres. Nous trouvons sur lacôte nord-est de la Sibérie et dans les îlesAleutiennes, des tribus moins sauvages etmieux douées que les précédentes, qui par-lent des dialectes de la langue des Esqui-maux . Parmi elles sont les Namollos, petits,comme ces derniers, offrant des traits ana-logues, mais s’en distinguant par des mœursdouces. A côté des Namollos, les Tschuk-tschis offrent tous les caractères des vraisEsquimaux, en partagent les mœurs, lessuperstitions , le dialecte ; mais s’en distin-guent par une taille plus élevée.

Je ne mentionnerai ici que pour mémoireles Kamschadales, peuple de type mongol,de mœurs grossières, et qui a plus d’un traitde ressemblance avec ses voisins du Nord.Plus au sud , dans les Kuriles et sur le con-tinent voisin, une autre nation très diffé-rente des précédentes réclame de nous unemention particulière. C’est le peuple desAinos. Leur taille est petite, mais leurvisage offre des traits assez réguliers auxyeux d’un Européen , leur système pileuxest extraordinairement développé ; la barbetombe sur la poitrine; le cou , les bras, ledos sont couverts de poils. C’est là un ca-ractère tout exceptionnel, surtout chez les