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Tome treizième.
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peuples de type mongol. Ce qu’il y a deremarquable encore , c’est que la languedes Ainos a des rapports frappants aveccelle des Samoyèdes, et avec celles de quel-ques peuplades du Caucase.

Groupe sud-oriental.

En descendant du plateau central et desrégions septentrionales de l’Asie vers l’estet vers le sud, jusqu’à l’Océan , et passantjusqu’aux Iles voisines, nous rencontronsd’heureuses et fertiles contrées, arrosées parde grands fleuves, et dont le sol, le climat,la découpure littorale, favorisent les établis -sements fixes, l’agriculture, la civilisation,les échanges, autant que la nature et le cli-mat du haut pays, et des plaines du nordse montrent contraires aux progrès de l’étatsocial. Aussi, la Chine, l’Indo-Chine et leJapon sont-ils couverts d’une populationnombreuse, en jouissance, depuis un grandnombre de siècles, de tout ce qui fait laprospérité matérielle des sociétés civilisées.Les arts industriels, l’agriculture, le com-merce, la navigation, quelques arts de luxe,les lettres fleurissent dans ces contrées d’ail-leurs régulièrement gouvernées et admi-nistrées. Il y a là comme un monde à part,nn monde qui s’est isolé, autant qu’il l’apu, de nos civilisations occidentales, et quisemble s’être immobilisé depuis longtempsdans une prospérité que n’anime aucunprincipe de vie supérieur. 11 semble que legénie du continent asiatique et des racesqui ont reçu son empreinte matérielle fasselà son effort suprême.

Les peuples du groupe sud-oriental sontempreints d’un type mongol parfaitementcaractérisé, mais qui s’est adouci à tous égardssous l’action d’un beau ciel, d’un sol prodi-gue de ses biens et d’une condition socialetrès supérieure à celle des peuples nomades.L’est là ce que nous offrent à divers degrésles Coréens, les Chinois, les Japonais et lesPeuples du sud, jusqu’aux bouches du Brah-ttïapoure etdu Gange . Les Coréens tiennentencore aux races nomades par leur langue,tandis qu’ils sont Chinois par leur physiono-m, e, c’est-à-dire par les nombreux exemplesqu’on rencontre chez eux de figures qui seApprochent davantage du type caucasique.L obliquité et le peu d’ouverture de la fentepalpébrale, l’évasement du nez à sa racine,T. XIlï.

l’aplatissement du front et de la région sous-orbitaire, la saillie des pommettes, la grosseurdes lèvres, la roideur des cheveux, la rareté dela barbe, la teinte jaunâtre de la peau, sontencore chez tous ces peuples le fait général;mais on voit souvent des profils européens ,des pommettes effacées, des yeux ouverts ethorizontaux, de beaux cheveux, un teintrosé. Dans la Corée , ces déviations du typemongol sont assez communes pour avoirdonné à Siebold l’idée d’admettre dans cettepresqu’île deux races distinctes, suppositionque la distribution des deux types dans lesmêmes familles contredit évidemment. Dureste, Pallas avait déjà signalé, vers le nordde la Chine , des femmes dont les traits, lescheveux, le teint se rapprocheraient de ce quenous voyons en Europe , et le même fait estsignalé par Abel de Rémusat dans les pro-vinces du centre. Au Japon , il paraît aussique le type mongol , bien caractérisé dansl’intérieur des îles, chez les agriculteurs, semodifie beaucoup chez les pêcheurs et lesmarins des côtes. Ceux-ci sont des hommespetits, vigoureux, agiles, aux mâchoiressaillantes, aux grosses lèvres, avec un nezpetit, déprimé à sa racine, mais à profil ar-qué; enfin , leur chevelure a quefque dis-position à devenir crépue, déviation inversede celle que nous signalions tout à l’heure.

Les peuples de la péninsule indo-chinoisefourmillent aussi d’exceptions au type ré-gnant, et les traits de ce type se rencontrentmême assez rarement tous chez le mêmeindividu. On signale, chez ces peuples, lepeu de développement et surtout d’énergiedes muscles, en même'temps que leurs dis-positions à l’oisiveté. Une taille carrée, desmembres gros, une main assez forte, distinguent les Indo-Chinois des Indous leurs voi-sins. Leur bassin est très large. Les cheveuxconservent la rudesse qu’ils offrent dansl’ensemble du type mongol. On remarque,dans tout ce groupe de nations plus d’adresseque de force, une grande aptitude pour lesouvrages d’une exécution délicate.

III. TYPE AFRICAIN.

Le troisième des grands types de la va-riété humaine appartient au continent del’Afrique .

Cette terre brûlante , couverte en partie1 de sables arides, médiocrement arrosée, et