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Tome treizième.
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race hotteotote. Ses caractères se partagententre le type africain et le type asiatique oumongol .Jadis nation nomade très nombreuse,riche en troupeaux, aujourd'hui peuple mi -sérable, refoulé par ses vainqueurs, les Ca-fres et les Européens, dans les forêts et lesdéserts des environs du Cap, les Hottentotssont des hommes de petite taille, teintsd’une nuance jaune enfumée, Africains parle prognathisme de la face, l’étroitesse de latête, la forme du nez et des lèvres, l’aspectlaineux de la chevelure, Mongols par leurspommettes saillantes et leurs petits yeuxrelevés et bridés à l’angle externe. Les fem-mes prennent avec l’âge un ventre protubé-rant et une masse de graisse considérablesur les muscles fessiers. Les petites lèvres sedéveloppent, chez elles, jusqu’à pendre assezbas au-dessous du pubis.

On voit, par ce qui précède, que chacundes grands types de la diversité humaine va-rie lui-même considérablement sous l’actiondes divers modificateurs qu’il rencontre, etqu'il en résulte des tendances et des transi-tions très nuancées d’un type vers les autres,au point qu’il est bien difficile de diviser legenre homme en groupes parfaitement sé-parés. Contentons-nous en ce moment deprendre note de ce fait de tendance qui in -cline tour à tour la variété centrale versl’une ou l’autre des variétés extrêmes, et quinous montre, en outre, dans les populationsde chacun des trois types, des réapparitionsen quelque sorte accidentelles et locales desautres variétés. Avant de pousser plus loinnos conclusions, il nous reste à parcourirencore les principaux types que nous ren-controns en dehors des trois continents del’ancien monde, c’est-à-dire dans l’Océanieet dans les deux Amériques.

IV. TYPES OCÉANIENS.

A l’Asie indo-chinoise se rattache de lamanière la plus directe une population nom-breuse qui, de la presqu’île de Malaca ,s ’est répandue dans toutes les grandes etpetites îles de la mer des Indes jusqu’à larégion polynésienne et au voisinage de l’Aus-tralie, occupant le vaste district maritimeÇui a reçu de M. Lesson le nom de Malai-stc > et quelques archipels voisins, notam-m ent celui des Carolines. Les Malais ne5 °nt pas les seuls ni même, semble-t-il, les

plus anciens habitants de ce district; ils pa-raissent l’avoir conquis sur des races refou-lées aujourd’hui dans les montagnes et quenous retrouvons ailleurs.

1. Malais. Le type malais dérive évidem-ment du type chinois ou du moins en repro-duit les traits principaux. C’est ce qu’on voitd’abord pour les crânes, qui ont la largeur,l’aplatissement antérieur des crânes mongols,leurs os malaires écartés, etc., mais avec unprognathisme plus ou moins sensible. L’obli-quité de la fente palpébrale se retrouve ici;le nez est plus ou moins large, les lèvresgrosses et saillantes; on remarque, en géné-ral, l’élévation et même souvent la directionavancée du front. Les Malais sont de petitetaille, mais bien faits, robustes, avec desmembres qui rappellent plus les formes desIndous que celles des Chinois. Ils ont le teintd’un jaune plus ou moins bruni, chez lespersonnes exposées aux intempéries, et quipâlit jusqu'au blanc européen, chez les fem-mes qui passent leur vie à l’abri du soleil.Les cheveux ont la raideur et les teintesnoires qu’ils offrent dans les races de lahaute Asie ; rarement sont-ils d’une autrecouleur que le noir. L’industrie des Malais,leur activité commerciale les a fait nom-mer les Phéniciens de l'Océanie.

2. Polynésiens. Les habitants des nom-breuses îles de la Polynésie parlent des lan-gues de la même famille que celles de laMalaisie , et cependant nous ne retrouvonsplus chez eux les caractères physiques desMalais proprement dits. Il y a même entreles Polynésiens une assez grande variétésous ce rapport, et il parait difficile d’indi-quer un type polynésien . Cependant M. Les-son nous donne les Taïtiens comme les re-présentants de ce qu’il y a de plus généraldans la caractéristique de ces peuples frères.Soit qu’on considère les crânes , soit qu’onait égard à la tête revêtue des parties molles,nous trouvons ici de beaux traits, un beaudéveloppement du front, en un mot, ce quidistingue le type européen ; si ce n’est quela face serait proportionnellement un peuforte, le nez un peu large, la mâchoire su-périeure et les lèvres sensiblement saillantes,comparés aux beaux exemplaires de la variétécaucasique.

Les insulaires des Marquises , avec les Taï-tiens, sont les mieux partagés pour' tout