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Sternberg sous le nom de Knorria Sellowii.
On doit donc, dans ces tiges à tissus in-complètement conservés, bien distinguerles diverses zones de tissu d’une même tige,et leurs surfaces externe et interne qui pro-duisent autant d’apparences différentes.
Ce que je viens de dire des tiges s’ap-plique également aux fruits dont l’épaisseurdu péricarpe donne souvent lieu à deuxformes très différentes, et dont les cavités,dans d’autres cas , ne sont pas les cavitésréelles, mais, au contraire, les espaces oc-cupés par un tissu différent détruit et mêmequelquefois par toutes les parties solides.
Les Végétaux carbonisés ou passés à l’étatde lignites donnent lieu à moins d’obser-vations; cependant il faut remarquer quedans cette altération leurs tissus ont sou-vent éprouvé des modifications qui en ren-dent la juste appréciation difficile. Enfin,assez fréquemment une portion des organesdes Végétaux passés à l’état de lignite s’esttransformée en pyrite, ou bien des pyritessous forme globuleuse se sont formés aumilieu de ces tissus et pourraient, au pre -mier aspect , être pris pour un caractèred’organisation. La coupe de certains boisdicotylédons fossiles ressemble alors souventà celle d’une tige monocotylédone.
La pétrification donne plus souvent lieudans les tissus à des changements apparentsdont il faut bien reconnaître l’origine.
1° Dans certains cas, tous les tissus ne sesont pas également conservés pendant lapétrification, et c’est surtout dans les boissilicifiés qu’on en voit des exemples fré-quents. Le plus souvent les tissus mous,plus altérables, se sont détruits comme pen-dant une macération , tandis que la tigeétait placée dans les circonstances propres àla silicification, et les tissus plus résistantsont seuls conservé leur caractère en se si-licifiant. Souvent alors le tissu cellulaire estremplacé par de la calcédoine amorphe, etles tissus ligneux et vasculaires se sont seulspétrifiés en conservant les formes qui lescaractérisent ; quelquefois, quoique plusrarement, c’est l’inverse qui a lieu: le tissucellulaire s’est silicifié en conservant sonorganisation, et les tissus plus denses ontdisparu pendant la pétrification en laissantalors des cavités à leur place, soit que cestissus n’aient jamais été silicifiés, soit que,
transformés en une matière plus altérable,ils se soient détruits plus tard. Ainsi j’aivu plusieurs exemples de bois de palmierssilicifiés dans lesquels la place des faisceauxfibreux était, en grande partie du moins,représentée par des cavités vides, le reste dutissu étant silicifié.
2° Quelquefois des tissus de même naturesont diversement conservés dans les di-verses parties d’un même échantillon. Dansquelques cas, c’est comme une sorte de ma-cération partielle qui a détruit la structuredans certaines parties , tandis qu’elle estbien conservée dans des points voisins;mais il est d’autres cas où d’une manièrenette, brusque et régulière, le tissu estpétrifié sur un point et détruit à côté:c’est ce que montre surtout un bois fossileremarquable décrit par M. Witham sous lenom (VAnabathra pulcherrima , et ce quej’ai revu dans quelques autres échantillons.La pétrification siliceuse paraît avoir eu lieud’abord sur certaines zones très nettementlimitées et le plus souvent sous forme desphères isolées. Dans toutes ces parties letissu est parfaitement conservé; mais autourde lui, dans les espaces intermédiaires, cetissu s’est entièrement détruit et a été rem-placé par de la silice amorphe. Au premierabord, et sur une coupe transversale, lesparties silicifiées sembleraient autantdefais-ceaux ligneux distincts, et donneraient à cestiges une structure très anomale ; mais unexamen attentif montre que les rayons mé-dullaires et les zones ligneuses sont continusd’une partie à l’autre, et qu’on peut rétablir,pour ainsi dire, le tissu partout. En outre,on voit que ces sortes de faisceaux ne secontinuent pas dans la longueur : ce sontdes sphères isolées, résultats d’une pétrifica-tion partielle , enveloppés dans une massesiliceuse amorphe.
3° Enfin il arrive très souvent que pen-dant la silicification le végétal a été com-primé, brisé et déformé, des fissures rem-plies par de la silice cristallisée ou amorphele traversent, les tissus ne se continuentplus régulièrement ; mais il est presquetoujours facile d’apprécier ces altérations etd’en annuler l’effet.
On voit qu’avant de chercher à comparerun végétal fossile aux Végétaux vivants, ilfaut : 1° reconstruire aussi complètement