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Tome treizième.
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que possible, d’après les parties conservéeset les données générales de l’anatomie et del’organographie végétale, les portions deplante qu’on a sous les yeux.

2° Chercher quels pouvaient être les rap-ports de ces portions de plante avec lesautres organes de la même plante en re-cherchant surtout leurs points d’attache ,leurs formes et leurs rapports vasculaires ;tâcher en général de se diriger surtout d’a-près les traces de structure plutôt que d’a-près les formes extérieures.

3° S’efforcer de recompléter un végétalen voyant si, parmi les fossiles du mêmeterrain et surtout des mêmes couches et dela même localité, il n’y en aurait pas quipourraient appartenir à la même plante.Tant qu’on n’a pas reconnu d’une manièrepositive la connexité de ces divers organes ,on ne doit cependant considérer leur réunionpour former une même plante que commeune simple probabilité, que des faits posi-tifs peuvent infirmer ou confirmer.

Cette connexion des diverses parties d’unemême plante est l’un des problèmes les plusimportants à résoudre de la paléontologievégétale et c’est aux savants, qui peuvents’en occuper sur les lieux mêmes où ces fos-siles se rencontrent, qu’on doit surtout lerecommander.

Je passe maintenant à l’énumération mé-thodique par famille des divers genres deplantes fossiles observés dans l’ensembledes terrains qui composent l’écorce du globe;je n’entrerai dans quelques détails sur lesespèces que lorsqu’elles offrent quelquechose de remarquable, ou lorsqu’elles doi-vent donner lieu à des remarques critiques,nécessaires pour fixer les limites de certainsgenres où Fou a, je crois, confondu des plan-tes très diverses.

Je donnerai ensuite une énumération ,Par terrain, de ces mêmes genres, avec^indication approximative du nombre desespèces, et un résumé du caractère particu-lier que leur réunion imprime à la végéta-tl °n de chaque époque.

PREMIÈRE PARTIE.

ÉNUMÉRATION MÉTHODIQUE DES FAMILLES

ET DES GENRES DE VÉGÉTAUX FOSSILES.

PREMIER EMBRANCHEMENT.

Végétaux cryptogamesampliigènes.

(Cryptogames cellulaires .)

Classe I re . — FUNGINÉES.

Famille des Mncédinées.

On a signalé, dans ces derniers temps ,l’existence de ces petits Cryptogames , oupeut-être, dans quelques cas, de Mycéliumde plus grandes espèces dans des bois fos-siles de l’époque tertiaire. M. Unger en afiguré dans le Chloris protogea deux es-pèces, qu’il rapporte au genre Nyctomycesétabli par Hartig pour des Mucédinées quise développent dans les bois pourris. Onn’en a pas encore indiqué dans les bois desterrains plus anciens. Dans le succin,M. Gœppert a observé une moisissure dé-veloppée sur un Insecte mort, et Fa décritesous le nom de Sporotrichiles heterospermus .

Famille des Hypoxylées.

Des Champignons parasites sur des feuillesfossiles de divers terrains se rapportent àcette famille, dont l’étude attentive des im-pressions de feuilles, surtout des terrainstertiaires , augmentera probablement lenombre. Sous le nom d ' Excipulites Neesii ,M. Gœppert en a décrit une espèce obser-vée sur des feuilles de Fougères du terrainhouiller de Silésie .

M. Unger indique dans les terrains ter-tiaires un Hysterites labyrinthiformis et unXylomites. Une autre espèce de ce derniergenre est signalée par Gœppert sur des feuil-les de Z amia du lias. Il indique aussi unRhizomorpha fossile sous des écorces de boisfossiles des lignites tertiaires.

Enfin, j’ai observé sur des feuilles de gra-minées de Ménat une espèce de Sphœria.

Ces faits nous montrent qu’anciennè-ment, comme aujourd’hui, les plantesétaient le siège de végétations cryptogami-ques parasites.

Famille des Champignons.

MM. Lindley et Hutton, dans leur Fossil