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Tome treizième.
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face de l’eau, mais plutôt y avoir été plon-gées ou appartenir à des plantes émergéesou terrestres. Rien n’indique que ce soientdes rameaux de végétaux ligneux ; les échan-tillons ont toujours peu d’étendue, et nes’insèrent pas sur des tiges fortes et d’ap-parence ligneuse. Tout annonce une planteherbacée ou frutescente. Doit-elle se rappro-cher des Marsiléacées et des Équisétacées ,réunissant les folioles des Marsilea à la dis-position verticillaire des feuilles des Equise-tum , ou, au contraire, serait-elle, ainsi quelesautres Astérophyllitées, unePhanérogamegymnosperme à feuilles verticiliées commecelles de certains Conifères (mais dans les-quelles les feuilles ne dépassent jamais troispar verticille), et se rapprochant par leurforme de celles du Gingko büoba? C’est cequ’on ne pourra décider que lorsque lesfructifications de ces plantes singulières se-ront étudiées plus complètement.

Le genre Trizygia de Royle, fondé surune seule espèce ( Trizygia speciosa) ob-servée par ce savant dans les mines dehouille de l’Inde ( Illust. of botany , vol. I,p. 29, t. 2, fig. 8), me paraît seulementune espèce remarquable du genre Spheno -phyllum.

Toutes ces plantes sont, sans exception ,propres au terrain houiller; car l’échantil-lon de la collection du comte de Münster,cité par Presl comme provenant du lias deBayreuth , est évidemment le résulat d’uneerreur d’étiquette.

Quant au genre Verlebraria , décrit parRoyle dans l’ouvrage déjà cité, et dont il afiguré deux espèces des mines de l’Inde , sesrapports avec les Sphenophyllum sont trèsdouteux.

Annularia.

Ces plantes forment un genre parfaite-ment caractérisé, du moins dans les espècesqu’on peut considérer comme en étant letype, telles que les Ânnularia longifolia etbrevifolia. Quelques autres espèces semblentse lier, d’une manière presque insensible,aux Astérophyllites par leur forme générale.

Les Annularia paraissent des plantes her-bacées. On n’a jamais vu leurs rameaux enrapport avec des tiges plus volumineusesqu’on puisse considérer comme des tigesarborescentes ; ces rameaux se divisent très

régulièrement, et généralement deux ra-meaux secondaires seulement naissentopposés des deux côtés de la tige prin-cipale en s’étalant dans un même plan.Dans les divers verticilles qui se succèdent,les rameaux du troisième ordre sont aussidirigés dans le même plan ; enfin lesfeuilles verticiliées en grand nombre, à cha-que articulation de la tige et des rameaux ,sont aussi étalées dans le même plan. Etcette disposition qui donne à ces plantes, etsurtout à VAnnularia brevifolia , une régu-larité et une élégance remarquables, ne pa-raît pas un résultat dû à l’aplatissementde la plante entre les feuillets des schistesqui la renferment; car 1° la même chosen’a jamais lieu pour les Astérophyllites dontles feuilles restent, pour chaque verticille ,dans un plan perpendiculaire au rameauqui les porte , ou se redressent régulière-ment tout autour de lui; 2° cette disposi-tion des feuilles et des rameaux des Annu-laria s’observe même dans les roches nonschisteuses, telles que les nodules de fer car-bonaté qui en renferment souvent; 3° enfinles diverses feuilles d’un même verticille nesont pas symétriques, quant à leur lon-gueur, dans tout le verticille, mais beaucoupplus longues d’un côté , et se dégradent in-sensiblement de manière à être plus courtesdu côté opposé , et à présenter, dans unmême rameau, toujours le côté le plus longdirigé dans le même sens.

Tous ces caractères semblent indiquerune plante dont les rameaux et les feuillesflotteraient à la surface des eaux à la ma'nière des Callilriche , mais s’éloignant, pard’autres caractères, de toutes les plantesconnues. Ainsi les verticilles sont composésde 24 à 30 feuilles linéaires, lancéolées ouoblongues et spathulées, généralement oh-tuses, uninerviées et paraissant assez rigi"des. Ces feuilles sont réunies à leur base demanière à former une sorte d’anneau q siIentoure la tige, mais dont la surface estentmême étalée, et ne forme pas une gainecomme dans les Équisétacées.

On n’a vu jusqu’à ce jour aucun indicede fruits ou d’autres organes de reproductionen rapport avec ces tiges, Se rapprochentelles, sous ce rapport, des Astérophyllites etdes Sphenophyllum , avec lesquelles elles ontbeaucoup d’analogie par la disposition «éne*