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ment paraissent rares dans les carrières degrès bigarré de Sultz-les-Bains, près Stras-bourg .
Famille des Sigillarlées.
Le genre Sigillaria , si nombreux dans leterrain houiller, offre une structure si par-ticulière , tant extérieurement qu’intérieu-rement, qu’on doit, sans aucun doute, leconsidérer comme le type d’une famille spé-ciale autour duquel viennent se grouperquelques autres genres encore moins bienconnus ; mais ici, comme dans d’autres cas,je crois qu’il n’y a pas d’avantage, dans l’é-tat imparfait de nos connaissances sur ces vé-gétaux, à en multiplier les subdivisions. Aussiréunirai-je, sous le nom de Signifiées , lesSigillariées, les Diploxylées et les Sligmariéesde Corda.
Le caractère essentiel de ces plantes, c’estde présenter, dans l’intérieur de leur tige,un cylindre ligneux entièrement composéde vaisseaux rayés ou réticulés disposés enséries rayonnantes , séparés en général pardes rayons médullaires ou par les faisceauxvasculaires qui, de l’étui médullaire, seportent vers les feuilles. Cette organisationest presque identique avec celle des Cyca -dées ; mais outre la différence des formesextérieures, les principaux genres de cettefamille , ceux qui appartiennent sans au-cun doute à de vraies tiges, présentent, endedans du cylindre ligneux dont je viensde parler, un cylindre intérieur, sorte d’é-tui médullaire, continu et sans rayons mé-dullaires dans 1 eDiploxylon, divisé en fais-ceaux correspondant aux faisceaux princi-paux du cylindre ligneux dans le Sigillaria;enfin composés de nombreux petits faisceauxarrondis, non appliqués contre le cercleligneux dans le Myelopithys. En outre, dansce dernier genre, la moelle est moins vo-lumineuse, et il y a plusieurs couches detissu ligneux, ce qui annoncerait une struc-ture très différente. Mais ce genre est siimparfaitement connu qu’il ne peut êtreclassé qu’avec beaucoup de doute.
Quant aux Stigmaria, ils diffèrent des pré-cédents par l’absence de ce cylindre vascu-laire médullaire, et ce caractère serait sansdoute fort important, s’il ne me paraissaità peu près certain maintenant que ces fos-siles sont plutôt des racines, et les racines
des Sigillaires, qu’un genre spécial. Les ob-servations directes faites en Angleterre surdes Stigmaria, formant le prolongement dela base de grosses tiges de Sigillaria , sem-blent l’établir d’une manière positive, etconfirmer ainsi la présomption que j’avaiseue d’après la structure anatomique de cesdeux genres de tiges. C’est ce que M. Binneyde Manchester avait annoncé d’après lesobservations qu’il avait faites sur des tigesmises àdécouvertdans lestravauxdu cheminde fer de Bolton, et l’examen qui en a étéfait plus récemment par M. J. Hooker sem-ble mettre hors de doute ce fait important.
Quant à leur forme externe, on voit queles tiges des Sigillaires, cylindriques, simplesoudichotomes au sommet, sans branches la-térales,souvent très longues (10 à 15 mètres),offrent un diamètre très considérable relati-vement à celui de l’axe ligneux qui les tra-verse; leur écorce superficielle, qui paraîtavoir été dure et résistante, était souventcannelée longitudinalement et portait descicatrices laissées par les feuilles, cicatricesd’une forme remarquable , arrondies enhaut et en bas, et anguleuses sur les côtés,souvent oblongues dans le sens de la lon-gueur de la tige , et montrant trois cica-tricules vasculaires, une petite centrale, etdeux latérales plus grandes et lunulées.Cette forme des cicatrices m’avait fait com-parer ces plantes aux Fougères , dont lesbases des pétioles ont souvent cette formeet cette organisation. Mais la structure in-terne de ces tiges s’oppose à tout rappro-chement avec ces plantes. Je dois ajouterqu’un grand échantillon de vraie Sigillaire acôtes longitudinales nombreuses et très pro-noncées , voisine du Sigillaria scutellata, etprovenant des mines de Saarbruck , m’ aprésenté des feuilles naissant en grandnombre de ces insertions, et ce sont desfeuilles linéaires carénées, ressembla^beaucoup à celles que j’avais déjà figuréesdans le Sigillaria lepidodendrifolia.
M. Corda compare ces plantes auxphorbes charnues, telles que les Euphorbemamillaris , hystrix , etc. Il y a certain^ment quelques points d’organisation com'muns, mais l’ensemble des caractèresparaît très différent. L’homogénéité du tissdligneux , la nature des vaisseaux rayés ° uréticulés, si constante dans toutes ces pl an