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Tome treizième.
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tes, me paraissent plutôt annoncer les rap-ports de cette famille détruite avec la classedes Gymnospermes, dont c’est un caractèrepresque constant, qu’avec quelques Dicoty-lédones angiospermes , parmi lesquelles cen’est qu’un caractère exceptionnel et acci-dentel. Toutes les plantes rapportées à cettefamille appartiennent, sans exception, àl’époque houillère ou de transition; avec lesLépidodendrées , elles forment le caractèrele plus remarquable de cette végétation pri-mitive.

Les genres de cette famille sont :

Sigillaria, Brong. (Aspidiaria , favularia ,Rhytidolepis , Sternb .)

Leurs tiges sont tantôt cannelées, tantôtà surface unie ou réticulée et mamelonnée,avec des cicatrices foliaires discoïdes dontle diamètre vertical est presque toujoursplus grand que le diamètre transversal. Lastructure interne de ces tiges est celle indi-quée plus haut. Mais elle n’a été observéejusqu’à ce jour que sur une seule espèce, leSigillaria elegans (voy . Brong., Àrch . Mus.,LI, p. 405, pl.25-28). Les espèces de cegenres ont fort nombreuses: on en compte plusde 50.

Stigmaria , Brong.

Ce genre est, au contraire, l’un des plusComplètement étudiés. MM. Lindley etHut-l °n ont commencé à le faire connaître dansPlusieurs des points les plus intéressants des °n organisation ; j’ai ajouté quelques figu-*es anatomiques aux leurs, plus récem-ment M. Corda en a publié une anatomietf ès complète, et M. Jos. Hooker vient de* a ire connaître plusieurs détails intéres-Sa ots sur leur structure. Cependant les°P»nions diffèrent encore sur la nature dec es Végétaux .

MM. Lindley et Hutton les ont décritsCor ume des Végétaux à tiges rampantes ,dichotomes, naissant en rayonnant d’unem as se centrale qu’ils ont nommée un dôme.

es liges rampantes porteraient des feuillesc yiindriques , charnues, simples ou bifur-Çüées, légèrement contractées à leur base,n ayant qu'une seule nervure. M. Cordaar aît adopter sur ces singuliers Végétauxne opinion analogue. Il a donné de bonnesu Pes de leurs feuilles qui montrent qu’elles

T. XIII*

étaient cylindriques, avec leur nervure oufaisceau vasculaire central, et que leur épi-derme, formé de cellules très régulières,n’avait pas de stomates.

Ces caractères me paraissent s’expliquerbien plus facilement en admettant, commeles observations faites par M. Binney sur leBolton-raïlway , et confirmées par M. Jos.Hooker, le prouvent, que le prétendu dôme estla base élargie et conique rompue d’une tigede Sigillaria , bases de tiges qui, à cause decette forme conique, ont reçu des mineurs lenom de cloches; que de cette base partent,en effet, horizontalement et en rayonnant,comme MM. Lindley et Hutton l’ont figuré,des racines rampantes, dichotomes, assezcharnues et faciles à déformer, couvertesde radicelles rayonnant dans tous les sens,spongieuses, molles et n’ayant, comme celas’observe dans les radicelles, qu’un seul fais-ceau vasculaire central. Le seul fait qui soitcontraire à cette manière de voir , c’est queles radicelles ne sont pas disposées en sérieslongitudinales limitées, mais en quinconces.

J’ajouterai que j’ai vu un échantillonqui offre la terminaison d’une tige ou ra-cine de Stigmaria , et que l’absence de touteapparence d’un bourgeon terminal , sonextrémité arrondie et un peu plissée avec unesorte de mamelon central qui représentel’extrémité de l’axe, avec la disparitiongraduelle des cicatrices arrondies des or-ganes appendiculaires, s’accordent difficile-ment avec l’idée de branches garnies defeuilles. Ce mode de terminaison est toutdifférent de celui des branches des Lepido -dendron , et rappelle celui d’une grosse racinecharnue.

Tous ces faits ne me paraissent plus per-mettre de douter que les Stigmaria sont lesracines des Sigillaria , opinion parfaite-ment développée , et appuyée de preuvesnombreuses dans le Mémoire cité ci-dessusde M. le docteur Joseph Hooker .

Quant à la moelle qui occupe le centrede l’axe ligneux, je rappellerai qu’elle existedans plusieurs racines, et particulièrementdans les racines des Zamia que j’ai étudiées.

Je me suis étendu davantage sur ce quiconcerne ce genre, parce que c’est undes plus répandus dans tous les terrainshouillers, parce qu’il y occupe une positionpresque toujours particulière sous les cou-14