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Tome treizième.
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À leur suite» mais qui me paraîtrait plutôtdevoir se placer parmi les Lycopodiacées etles Lépidodendrées, près du Knorria, si j’enjuge par la description et la figure citée ci-dessus , qui laisse à désirer à plusieurségards. Cette tige, d’un décimètre de dia-mètre, est couverte de tubercules saillantsdressés, disposés régulièrement en quin-conce, ressemblant assez aux tubercules oufeuilles courtes et charnues du Knorria ,non contigus, et bilobés ou émarginésau sommet d’une manière qui paraît con-stante et régulière, et qui caractérise cegenre. M. Gœppert considère ces mamelonsou tubercules comme des feuilles courtes etcharnues ; mais, d’après sa figure , l’écorcecharbonneuse paraît manquer, et, dans cecas, on ne peut pas savoir si Ton a sous lesyeux la forme réelle de la surface externe dela tige couverte de ses organes appendicu-laires rudimentaires, ou si ces tubercules necorrespondent pas à des mamelons d’inser-tion des feuilles dont les cicatrices seraienteffacées.

Dans le centre de la tige se trouve unaxe cylindrique dont le moule seul paraîtexister, qui, d’après M. Gœppert, présentedes cicatrices vasculaires géminées et linéai-res dirigées parallèlement à l’axe, et dispo-sées en quinconce. C’est ici que sa figuretrop vague ne laisse pas bien apprécier ladisposition indiquée dans sa description, etferait croire plutôt à un axe finement striédans sa longueur, comme celui des Lepiâo -Phloios et autres Lépidodendrées.

Famille des Cycadées.

La famille des Cycadées est une des plusremarquables du monde actuel par les ca-utères de tous ses organes ; elle réunit, àUn port analogue à celui des Palmiers , la[rectification des Conifères et une structure,Q terne analogue à celle de cette famille.Le s tiges des végétaux qui la composent sonts,rïi PÏes ou rarement bifurquées, en général^ u oe faible hauteur, et souvent réduites àUne sorte de bulbe sphéroïdal. A l’intérieure He$ présentent une large moelle entouréePar un cylindre ligneux , formé d’une oue plusieurs couches ligneuses suivant l’âge€ ces tiges , quoique ces couches ne soientv, demment pas annuelles. Ces couchesS ° nt divisées en lames rayonnantes par des

rayons médullaires celluleux , et chacunede ces lames ou faisceaux est entièrementcomposée de fibres ou vaisseaux identiques,poreux ou réticulés suivant les espèces qu’onétudie , et disposés en séries rayonnantes,parallèles entre elles. En dehors de ce cy-lindre ligneux, généralement peu épais com-parativement au diamètre de la tige , setrouve une large couche corticale celluleuseque traversent de nombreux faisceaux vas-culaires qui se portent dans les feuilles. Lesfeuilles ne sont jamais complètement am-plexicaules comme dans les Palmiers , maisleur base, ordinairement rhomboïdale, estplus ou moins dilatée en une expansion mem-braneuse qui entoure une partie de la tige :c’est ce que l’on voit surtout dans les vraisZamia et dans plusieurs individus jeunesdes autres genres. Sur les tiges plus volu-mineuses , les écailles souvent persistantes,formées par les bases des pétioles , sont plu -tôt contractées vers leur base et fortementserrées les unes contre les autres. Souvent,entre ces bases de pétioles, il y a des écaillesformées par des feuilles avortées.

Les feuilles sont toujours pinnées, à fo-lioles tantôt articulées et se désarticulantlorsque la feuille se dessèche , tantôt conti-nues et persistantes, mais jamais confluentespar la base, même dans les feuilles jeunes,qui se distinguent par le nombre moinsconsidérable des folioles et souvent par leurforme assez différente. La disposition desnervures et le mode d’insertion de ces fo-lioles sont les caractères principaux des or-ganes de la végétation, caractères en généralconstants dans un même genre.

Les organes reproducteurs mâles sonttoujours de gros chatons ou épis formés d’é-cailles dilatées au sommet ou prolongées enune lame membraneuse, portant à leur faceinférieure , et souvent groupées en deuxpaquets latéraux distincts , des anthèresovoïdes ou globuleuses bivalves. Les organesfemelles se montrent sous deux formes trèsdifférentes : ceux des Cycas composés defeuilles avortées distinctes, portant versleur base plusieurs graines dressées obli-quement; ceux des Zamia et genres analo-gues, formant des cônes ou chatons femelles,composés d’écailles ou feuilles avortées ,dilatées au sommet et portant sous ce dis-que terminal deux graines réfléchies.