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Tous ces végétaux appartiennent aux ré-gions chaudes du globe, mais ils s'étendentet sont même plus fréquents au delà destropiques dans l’Afrique australe , et jusquevers le 35° de lat. australe , à la Nouvelle-Hollande , et vers le 32° de lat. nord, enAmérique et au Japon que dans la régionéquatoriale.
A l'état fossile on a reconnu maintenantde nombreux débris de ces végétaux, sur-tout dans les terrains compris entre le grèsbigarré et la craie, L’existence de vraies Cy-cadées dans les terrains de houille me paraîtdouteuse, et les plantes de cette famillequ’on a citées dans ce terrain , ou doiventcertainement en être distraites, ou bien n’ensont rapprochées qu’avec doute, et devrontpeut-être rentrer dans d’autres groupes :tels sont particulièrement les genres Medul-losa et Colpoxylon.
Dans l’impossibilité où nous sommes deréunir avec certitude les tiges, les feuilles,et les fructifications de cette famille toujoursou presque toujours observées séparément,nous suivrons la marche adoptée déjà parles auteurs qui nous ont précédé, en faisantdes genres distincts de ces divers organesjusqu’à ce que leurs relations soient mieuxétablies.
Cycadoidea, Buckl. ( Mantellia , Br.).
Ce nom a été donné par M. Buckland àdes tiges pétrifiées , presque sphéroïdales ,couvertes par la base des pétioles et qui ontla forme extérieure et les principaux carac-tères internes des tiges bulbiformes des Cy-cadées, surtout de celles du genre Encepha-larlos de l’Afrique australe .
Les deux espèces décrites parM. Bucklandse trouvent assez abondamment dans lecalcaire jurassique supérieur de l’tle de Port-land ; une troisième, provenant du lias, estfigurée dans le Fossil Flora de MM. Lindleyet Hutton. Quelques espèces non décrites etfort différentes ont été trouvées en France :telles sont le Cycadoidea cylindrica , dumu-schelkalk des environs de Lunéville , et deuxbelles espèces également cylindroïdes et fortvoisines l’une de l’autre, trouvées hors place,mais provenant probablement de terrains del’époque crétacée inférieure ou jurassiquesupérieure, près du Mans et près de Sarlat
(Dordogne ). Ce qui formerait en tout sixespèces distinctes de ce genre de tiges deCycadées, essentiellement caractérisées parla persistance des bases des pétioles qui pa-raissent même souvent être accrescentes surles fossiles comme sur les tiges vivantesdes Encephalartos de l’Afrique australe.
Quant au Çycacoidea Cordai , Ung., ouZ amites Cordai , Sternb. , c’est le Lomato-phloios crassicaule , Corda, que nous avonsrapporté au Lepidophloios ; et le Cycadoideacolumnaris , Ung. ( Cycadites columnaris ,Sternb. , Fl. dcr Vorw ., 2, t. 47) me pa-raît aussi appartenir au même genre. Ainsiles deux espèces du terrain houiller, rap-portées à ce genre , doivent rentrer dans latribu des Lépidodendrées.
Raumeria, Gœppert.
Genre seulement signalé par M. Gœppertet cité par M. Unger ( Synopsis , p. 163) quile définit ainsi: Troncs arborescents, recou-verts de cicatrices pétiolaires rhomboïdales,larges, séparées par une écorce fibreuse.Cet espacement des bases des feuilles, opposéà la contiguïté des bases des feuilles de tou-tes les Cycadées connues, serait le caractèredistinctif; mais est-ce bien une Cycadée ?Nous espérons que M. Gœppert fera connaî-tre plus amplement les plantes de ce genre.Il en cite deux espèces : une trouvée dansles terrains de transport en Silésie , l’autredans l’argile salifère de Wieliczka, eu Po-logne .
Medullosa, Cotta.
Sous ce nom, M. Cotta a indiqué troisespèces de tiges silicifiées de l’époque bouil-1ère trouvées dans les grès rouges des envi-rons de Chemnitz, en Saxe , qui sont encorefort imparfaitement connues, et qui, sansaucun doute , constitueront deux et peut-être trois genres distincts.
Le Medullosa elegans que j’étais disposé aconsidérer comme le type du genre de Cotta,mais auquel il serait difficile de laisser 1®nom générique adjectif donné par ce savant,me paraît ou identique ou du moins trèsvoisin de tiges fossiles dont je possède main-tenant d’assez nombreux échantillons trou-vés aux environs d’Autun et qui n’ont riende commun avec les Cycadées. La disposi-tion générale des tissus est plutôt analog u€