110
V£G
VEG
sées. Quatre espèces cependant paraissentbien se rapporter à ce genre : ce sont le C.pectinalus , Berg., du lias deGoburg; lesC. Brongnartii, Rœm., C. Morrisianus ,Dunk., du terrain wealdien d’Obernkirchen ,et le C, Nilsonianus , Brong., du grès vertde la craie de Scanie.
Les autres espèces, citées dans ce genreparünger, doivent, je crois, en être exclues.Les C. giganteus , Hising., et C. zamiœfo-liuSy Sternb., de Hoer en Scanie, sont pro-bablement une même espèce de Zamitesvoisine du Z, distans . Le Cycad . linearisde la même localité, me paraît un échan-tillon imparfait du Nilsonia elongata. LeCycadites palmatus n’est certainement pasune feuille pinnée, mais paraîtrait un fais-ceau de pétioles ou de tiges indétermina-bles. Enfin le Ç. cyprinopholis , Guill., estune tige probablement du genre Lepido-phloios .
Otozamites, Fr. Braun. ( Otopteris ,
L. et H.)
Sous ce nom, je crois qu’on doit formerun genre défini à peu près comme les Oto -pleris de Lindley et Hutton, et caractérisépar ses folioles ordinairement contiguës ouimbriquées, insérées obliquement sur lerachis, auriculées surtout à leur bord su-périeur, contractées et légèrement cordifor-mes à leur base , et à nervures divergentesde ce point d’attache, et se dirigeant verstous les points du bord de la foliole. Ce der-nier caractère les distingue surtout des Za-mites, % Podozamiles , dans lesquelles lesnervures, légèrement divergentes à la base,mais parallèles aux bords des folioles , con-vergent vers le sommet de ces folioles. Aussine comprendrai-je pas dans ce genre lesZamites falcatuset Schmidelii , Sternb. , queM. Fr. Braun rapporte à ses Otozamites; nile Zamites Whitbiensis, qui n’est sans doutequ’une jeune feuille du Zamites gigas; ni leZamites undutatus , Sternb. , qui me paraîtétabli sur une fronde à folioles incomplèteset coupées obliquement d’une espèce voisinedu Z. lanceolatus . Le type de ce genre est,au contraire, YOlozamites Bucldandii , bienfiguré par M. de la Bêche ( Trans . Soc . geol,Lond ., vol. I, tab. 7, fig. 2), et publié denouveau dans le Fossil Flora de MM. Lin-dley et Hutton, sous le nom de Otopteris
oblusa. Viennent ensuite les Otozamites be-chii , Brong., acuminata (L. et H., Foss.Flor. , pl. 132 et 208 ), et les espèces desterrains oolithiques de la côte du York-shire, désignées dans mon Prodrome sousles noms de Z amia acuta , lœvis , Youngii,Goldiœi , elegans .
Quelques espèces nouvelles devront es-core s’ajouter à celle-ci, et particulière-ment une du calcaire jurassique de France ,voisine de l’O, Bucklandii , que j’appelleraiOtozamites microphylla.
Une seconde section doit comprendre lesespèces à nervures divergentes et aboutis-sant au bord des folioles, mais dont les fo-lioles ne sont pas auriculées à la base ; onpourrait la nommer Sphenozamites, et peut-être devra-t-elle un jour être élevée au rangde genre. Le fiyclopteris Beanii , L. et H.,rapporté plus tard par ces auteurs augenre Otopteris , en serait le type. Le Pic-rophyl ht m oblongifolium , Kurr, Fl. der jura-form., .. 1, f. 5 , et le Zamites undulatus ,Sternb. , si ce n’est pas un échantillon im-parfait, devraient aussi y être placés.
Zamites ( Zamites et Zamia, Brong.).
Ce genre, très voisin des Zamia actuels,et surtout des Enceplialartos , des Macroza-mia t des Dion etdesCeratozamia,est carac-térisé par ses folioles parfaitement entières,non tronquées au sommet, mais aiguësou arrondies , non rétrécies ou légèrementcontractées à la base; à nervures parallèle*entre elles et au bord de la foliole , et pa fconséquent convergentes vers le sommet;fines et égales entre elles, très rarement bi*furquées lorsque la foliole est élargie dan*sa partie moyenne.
En caractérisant ainsi ce genre, on enexclut toutes les espèces à folioles dilatée*à la base, auriculées ou cordiformes, don 1les nervures divergentes se dirigent vers I ebord des folioles : ce sont les Otopteri $tLindI, et Hutt., ou Otozamites , Fr. Braun*C’était à ces deux groupes réunis qu’étaien 1appliqués généralement les noms de ZaM ia ’de Zamites , de Palœozamia (Endl. ), Ptü°'phyllum (Morris), qui comprenaient ainsi l aplus grande partie des feuilles de Cycadée 3fossiles.
M. Fr. Braun distingue encore génériQ ue 'ment un groupe des Podozamiles, qui re(1