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les Araucaria . Pour le port et l’aspect gé-néral, ces plantes fossiles ont plus que toutesles autres l’apparence des Araucaria , dugroupe des A. excelsa et Cunninghami.
Outre les plantes-types citées ci-dessus, ondoit rapporter à ce genre le Caulerpites hyp -noides des schistes de Lodève , et la plupartdes Caulerpites des schistes cuivreux duZechstein, du pays de Mansfeld, qui ne meparaissent que des rameaux de ces plantestrès comprimés, déformés et en partie effa-cés. Le vrai Caulerpites selaginoides, à feuil-les obtuses et irrégulièrement étalées, feraitpeut-être seul exception. On doit remarquerque dans ces plantes comme dans beaucoupde conifères vivantes , et dans les Voltzia ,les feuilles diffèrent souvent très notable-ment sur les diverses parties des brancheset des rameaux.
Il est probable que les bois fossiles de cesterrains anciens dont la structure se rap-procherait de celle des Araucaria , et dontM. Endlicher a formé le genre Dadoxylon ,se rapportent à ces plantes.
MM. Unger et Endlicher placent, près deces Conifères abiétinées, un genre établi parM.Pzesl, sous le nom de Steinhaüera, pourdivers fruits des terrains tertiaires ; maissi j’en juge d’après une espèce, le St. subglo -bosa , dont j’ai vu un échantillon venant deBohême, et qui est fréquente dans les grèstertiaires des environs du Mans , ce genreserait tout à fait étranger à la famille desConifères.
Le St. subglobosa est certainement unfruit de plantes dicotylédones angiospermes.C’est un capitule formé d’ovaires soudés ,surmontés chacun par un rebord calycinalpentagone , correspondant à deux loges in-fères, contenant chacune un ovule suspendu,organisation , qui me paraît très analogueà celle des Morinda de la famille des Ru-biacées.
Les St. oblonga et minuta sont peut-êtredifférents génériquement des précédents ,mais ils ne me paraissent pas davantageanalogues à des fruits de Conifères ; peut-être se rapprochent-ils des Artocarpées.
Les Cüpressinées , caractérisées par la di-rection de leurs ovules et de leurs graines,qui sont dressées et non suspendues comme
dans les Abiétinées, ont, pour la plupart,en outre, un caractère de végétation qui lesdistingue immédiatement des autres Coni -fères. La plupart d’entre elles ont les feuillesopposées ou verticillées par trois, ce sontles vraies Cüpressinées ; d’autres, en moindrenombre, ont les feuilles alternes commecelles des Abiétinées. Cette division, trèsnaturelle , est en outre favorable à l’étudedes espèces fossiles.
* Cüpressinées à feuilles opposées ouverticillées.
Jüniperites, Brong.
Les Juniperus , quant à leurs organes devégétation , ne diffèrent pas génériquementdes Cupressus , et je crois devoir réunir ,sous le nom commun de Jüniperites , les ra-meaux fossiles de ces deux genres, tant quedes organes reproducteurs n’auront pas per-mis de les attribuer à l’un ou à l’autre deces genres.
M. Gœppert a observé, dans Iesuccin,de$chatons mâles, qui ont les caractères essen-tiels des Juniperus , et il les a désignés sousle nom de Jüniperites hartmannianus. LesJüniperites brevifolius et acutifolius ont desfeuilles alternes et courtes comme dans I eTaxodium europœum , et doivent, d’aprèsle caractère et la structure de leur fruit >rentrer comme cette espèce dans le genreGlyptrostrobites.
Cupressites , Gœpp.
Deux plantes sont décrites sous ce nomgénérique ; l’une a été reconnue à ses cbû'tons mâles isolés, trouvés dans le succin >c’est le C . Linkianus , Gœpp. ; l’autre, ob*servée dans un état très complet dans l eSlignites de IaWettéravie, est caractérisée P afses rameaux, ses fleurs et ses fruits , c’e stle C. Brongniarln , Gœpp.
Thuites, Brong.
Les Thuia se distinguent des deux genr^précédents non seulement par leurs frui ts >mais par leurs rameaux distiques apl atlS *ils paraissent avoir de nombreux représ®* 1 "tants à l’état fossile, tant dans les terrain*tertiaires auxquels appartiennent la plnp afdes vrais Cüpressinées , que dans les terrainplus anciens. Dans les terrains tertiair®* 'on en a trouvé cinq à six espèces distim