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Quant aux Poacites , les espèces qui ontJusqu'à présent reçu ce nom sont non seu-lement étrangères aux Graminées , maisa ussi aux vrais Monocotylédones. Toutessont du terrain houiller et paraissent desfeuilles du genre Pychnophyllum {Flabella -r ia borassifolia) oü des folioles des Nœg-Qerathia , tous deux de la famille des Nœg -Qerathiées. Aucune ne présente des nervuresPlus fines et plus fortes, entremêlées commedans les Graminées et la plupart des Mo-Uocotylédones, et rien n’indique l’existencede ces plantes dans ces terrains anciens.
Ces Végétaux, si abondants dans les lieuxbiarécageux r sont bien moins fréquentsdans les terrains tertiaires d’eau douce qu’onu’aurait dû s’y attendre. M. Unger en citeUï, e espèce sous le nom de Cypentes tertia-rt Us du terrain de Parschlug .
Quant au Cyperites bicarinatus , Lindl. etHutt. , c’est probablement un Lepidophyllum,v °isin du lineare , appartenant comme luiau * Lycopodiacées du terrain houiller.
Quelques rhizomes et tubercules des ter-fa ins tertiaires se rapportent aussi proba-blement à cette famille.
grand nombre semblerait appartenir à desespèces marines. On peut les classer dansles genres suivants.
ZoSTERITES.
Ce sont des feuilles linéaires où oblon-gues, à nervures fines, égales et parallèles,ayant l’apparence de celles des Zostera , Cy-modocea , Halophila , et autres genres deZostéracées.
Plusieurs espèces appartiennent aux li-gnites inférieurs à la craie de l’îled’Aix,près la Rochelle, et d’Hœganes en Suède ,et celles-ci semblent plutôt se rapprocherdes feuilles des Cymodocea et Thalassia , quedes vrais Zostera; d’autres sont propres auxcalcaires marins tertiaires , tels que lesmarnes de Monte-Bolca, près Vérone , et lecalcaire grossier près de Paris , où plusieursespèces encore mal définies ont été obser-vées. Une de ces espèces tertiaires , trouvéeà Radoboj, en Croatie , avec ses tiges et sesfeuilles, est désignée par M. Unger sous lenom de Zosieriles marina ,, et ne parait pasdifférer sensiblement du Zostera marina denos mers.
Caulinites.
Famille des Restiacées.
Paleoxyris.
J’ai désigné sous ce nom des impressions^inflorescences en épis formées d’écailles
boitement imbriquées , qui ressemblent! in peu à celles de certains Xyris . L’espèceSUr laquelle le genre est fondé a été trouvée^ns le grès bigarré de Sultz-les-Bains; lesl feces de filaments qui s’échappent du som-de l’épi ressemblent assez aux filets desar nines et aux pétales flétris qui sortentélément du sommet des épis des Xyris.^Pendant tant qu’on n’aura pas pu en étu-ler des échantillons plus nombreux et plusParfaits, cette analogie sera très vague etres douteuse.
de Sternberg en a fait connaître unec °nde espèce du keuper de Bamberg .Famille de» Ttfajadées.
bi^ etle dont toutes fes espèces ha-
e nt les eaux douces ou salées, est, par6 de ce genre de station, assez fréquente^tat fossile tant dans les terrains marinse dans les terrains lacustres ; mais le plus
J’ai donné ce nom à des tiges qui , parleur forme et le mode d’insertion des feuilles,semblent analogues à celles des Zostera ,Posidonia{Caulinia, Bec.), etc. Ce serait donc,dans la plupart des cas, les tiges des mêmesplantes auxquelles appartiennent les feuil-les précédentes. La plus remarquable estcelle observée dans le calcaire grossier, etd’abord décrite comme un Polypier sous lenom d'Amphitoites parisiensis. Elle a beau-coup d’analogie, comme je l’ai déjà indiqué,avec les tiges couvertes de feuilles en partiedétruites du Posidonia oceanica . Des tigesencore plus analogues à celles de celleplante vivante ont été recueillies dans uncalcaire tertiaire près d’Alger .
M. Unger en a fait connaître une espècede Croatie,qui offre des tiges et dès feuillesfort analogues aussi à celles du Posidonia.
Le même savant rapporte aussi à cegenre nos Culmiles nodosus et ambiguus.Nous sommes porté à admettre ce rap-prochement, quoique l’identité des formessoit bien moins complète que pour l’espèceprécédente.